Ah oui je crois que je suis assez bien placé pour en parler... Ma boite essaye de me sortir par à peu près toutes les techniques de harcèlement possibles depuis des années, et malgré ça j'ai quand même réussi à monter dans la boutique par la visibilité de mon travail aux Etats Unis et en Inde. Mais je suis du coup devenu LA cible, avec en prime l'intérêt de pouvoir récupérer mon poste pour certains. Et les moyens utilisés depuis plus d'un an sont allés extrêmement loin. Je ne rentrerai pas plus dans les détails mais ça relève désormais du pénal.lestump a écrit :Ne me dites pas que vous connaissez pas la mention "nbb" que donne certaines entreprises aux boites interims... des exemples je dois en avoir une centaines, et pour la discrimation homosexuelle elle se fait rarement a l'embauche mais elle peut devenir une source d'ennuis a l'intérieur, par exemple si dans l'entreprise une mauvaise ambiance, des insultes, de la part des collégues, c'est pour ça que dans certaines entreprises publiques, des sindycats homo ont été crée...
Alors pour ce qui est de la discrimination à l'embauche pour les LGBT, il y a toujours moyen de glisser son orientation sexuelle lors de l'éternelle question "vous êtes mariés?", en se voulant rassurant, en précisant que ça n'a jamais été un problème professionnel, mais juste une situation personnelle. Mais bien sûr il faut le faire avec assurance, et un caractère léger et rassurant. Tout le monde ne peut pas forcément le faire selon son degré d'acceptation.
De mon expérience il ne sert à rien de rentrer dans une boite, même avec un bon poste et un bon salaire, pour se rendre compte une fois installé que l'environnement est ultra homophobe (pour ne pas dire d'extrême droite pseudo catho dans mon cas), parfois ça peut prendre du temps pour s'en rendre compte car ce n'est pas toujours dit explicitement. Le problème se pose alors quand le déluge du harcèlement s'abat, on est jamais vraiment préparé à ça, et il devient extrêmement dur de s'en sortir sans y perdre beaucoup une fois qu'on est pris dedans. Et quand en plus la spécialisation professionnelle n'offre pas beaucoup de postes intéressants, on se dit qu'on aurait peut-être mieux fait de bosser pour la boite Y que pour la boite X et ne pas y perdre une partie de sa vie, parce qu'évidemment ces problèmes de boulot ne disparaissent pas toujours en fermant la porte de son bureau.