En fait ce n'est même pas de manière personnelle que je m'y intéresse, mais plus de manière général. Toutes ces personnes -et même parfois des animaux !- pourquoi se mutilent-elles ? D'où peut nous nous venir à la base ce besoin saugrenue ?Kefka a écrit :J'sais pas si le forum est à même de t'apporter des éléments de réponse sur ce sujet. De toute manière, je suppose que ça voudrait dire pour toi de déballer des choses très personnelles dans un endroit public. Et puis, on peut poser de bonnes questions certes, mais il n'est pas dit que l'on arrive à trouver les réponses ou à faire accoucher les gens de leur propre réponse. On va croire que je suis un lobbyiste de l'amicale des psychologues en infiltration parmi vous, mais je vais avoir tendance à penser, en toute logique avec moi-même, que ce que tu demandes relève du boulot des psys, avec en prime la sécurité du secret professionnel. Néanmoins, si tu te poses réellement cette question, si elle a un réel intérêt pour toi et que tu penses qu'avoir des réponses à ce sujet représenterait une victoire personnelle, alors je suis de tout cœur avec toi et j'espère qu'au bout du compte, tu auras ce que tu recherches (et pour généraliser mon propos : en consultation, il n'y a que les questions qui ont du sens pour vous qui ont le droit de cité. Le reste est à bannir sans vergogne, car l'on ne va voir un psy que pour soi, et non pour les autres).Yume a écrit :Mais ça c'est vraiment quelque chose auquel j'aimerais avoir une réponse. je ne peux définitivement pas comprendre ce qui m'a pousser à le faire pour la première fois. Je comprend parfaitement ce qui me pousse à le faire maintenant, ce que je ressens dans ces moments, mais je ne peux pas comprendre pourquoi j'ai fait ça la première fois alors que je ne savais pas du tout ce que ça allait me faire, ni n'avait eu aucun exemple que ce soit réelle ou à la télé d'AM.
Si quelqu'un pouvait m'aider à trouver les réponses.
Oui un psy pourrait m'aider à trouver mes réponses personnelle. Mais ce serait malsain pour moi je pense. Je me complairait trop la dedans. Je préfère éviter de donner une place trop importante à l'AM dans ma vie, alors en faire un sujet central chez un psy je ne pense pas que ce soit une bonne idée. A voir à un autre moment de ma vie.
Surtout qu'en fait c'est une question que je me pose de manière tellement général que je ne pense pas pouvoir y trouver une réponse par un psy.
je pense que c'es vrai à des moments, parfois sans raison je me met à faire une fixette sur mon AM passée, et c'est vrai que dans ces moments je peux facilement céder car persuadé à la base que c'est le seul moyen. Et effectivement là je pense que l'AM ne serait pas la seule solution mais que je préfère y céder par "facilité".Ça se ressent d’ailleurs dans ton dernier message : quand tu étais en crise, ton bouillonnement interne ne pouvait s’arrêter qu’avec une mutilation parce que justement, il me semble que tu avais intégré l’idée que seule la mutilation pouvait stopper la crise. C’est une sorte de prophétie auto-réalisatrice, nan ?
Mais pour les crises que j'ai évoqué, qui me venait surtout avec mon ex, c'était souvent au cours de très longue période sans AM que ces crises survenait, et je ne ressentais pas du tout le besoin de m'AM avant que ça n'arrive. En fait c'était vraiment un schéma qui se mettait en place sans qu'il n'y ai aucune réflexion derrière. Je ne sentais même souvent pas venir l'envie avant que je ne le fasse. Alors est-ce que de manière inconsciente je me disait qu'il n'y avait que ça... peut-être en fait.
Mais bon dans tous les cas je ne vois pas qu'elle réponse j'aurais pu/je pourrais y apporter. Ce que je ressens dans ces moments là est d'une telle violence que je ne vois qu'une réponse violente à donner.
En fait c'est lorsque je ne peux pas exprimer ce que je ressens ou pense que j'explose. me mutiler est un moyen d'expression. Et c'est après avoir eu recoure à tous les autres moyens inimaginables sans succès que je craque. Alors je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus en fait...
Si si ça me touche, car je ne me considère pas sortie de l'AM, même si c'est devenue très ponctuel. Je me suis effectivement éloigné de "l'environnement toxique" (mon ex), mais mon problème est toujours là (si je ne peux pas m'exprimer je ressens le besoin de me mutiler (pour résumer hein)), donc si je m'interroge sur d'autres moyens, mais comme je l'ai dis plus haut, je n'en voit pas d'autres. Enfin si, la fuite. Pour y voir plus clair après. Mais lorsque la fuite est impossible, pas de solutions.Kefka a écrit :Mais au fur et à mesure, on s’aperçoit qu’on a, en fait, effectivement d’autres moyens à sa disposition (mon propos te touchera peut-être un peu moins, vu que tu dis ne plus avoir recours à la mutilation et t’être éloignée de l’environnement toxique entraînant les crises, je reste donc général pour essayer de toucher au passage un maximum de monde).