Aaah tiens, j'ai commencé à lire celui-ci, trouvé dans une brocante :
Elena Gianini Belotti (Du côté des petites filles, 1973)
il y a un mois environ mais j'ai été stoppée dans ma lecture par cette phrase : "Aucune femme, excepté celles que l'on appelle "les déviantes" ne voudrait sérieusement être un mâle et posséder un pénis (...)" p104
Je sais que le livre a plus de 30 ans et que par conséquent l'évolution des mentalités n'était pas encore celle d'aujourd'hui, mais, pour une auteure qui se revendiquait du MLF, j'ai été hyper choquée.
Du coup, j'ai stoppé là ma lecture. J'y reviendrai par la suite.
Cependant, en ce qui concerne les 100 premières pages que j'ai donc lues avec attention, je dois dire que j'ai trouvé ça un peu caricatural. Peut être est-ce que parce qu'étant les prémices des idées qui sont maintenant établies, j'ai l'impression de lire des évidences et des tâtonnements assez ... "lourds" .
En outre vouloir calquer l'éducation des petites filles sur celle des petits garçons m'a semblé simpliste et irrespectueux. Pourquoi vouloir adapter une éducation selon un genre extérieur au lieu de faire table rase des deux et d'éduquer les enfants dans la simple autonomie, indépendance et épanouissement personnel plus que "par rapport à".
Finalement on ne s'extraie pas d'une domination, on la déplace simplement. Pousser des petites filles à faire "comme des petits garçons" c'est leur donner conscience que leur genre de base est moins bien et qu'elles doivent adapter leur comportement semlon un genre autre qui les aidera à se trouver mieux, à être plus libres. Quant aux garçons ils stagnent dans les erreurs de leur éducation primaire.
Encore une fois, le texte a plus de 30 ans et heureusement on a un peu dépassé ça. Les crèches ouvrent à tous les enfants les jeux sans souci de genre, la sensibilité des garçons tend a ne plus être montrée du doigt tandis qu'on ne confine plus les fillettes dans des shémas de caractéristiques hystériques et de faiblesse...
Je dis bien qu'on a presque dépassé. Rien n'est encore parfait, et de loin, bien entendu, mais, j'ai quand même l'impression que le schéma grossier et à peine défriché évoqué dans "Du côté des petites filles" a été dépassé et affiné.