De l'absurdité des étiquettes
J'en sais rien Ooamélie-sens a écrit :ou l'aux anges aux mots? (pourquoi elle est losange?lol)dans la boite losange homo....
surement parce que j'ai dit carré pour hétéro, et que le losange est une carré, et que de ce fait il représente bien la similitude entre homo et hétéro mais avec les différences aussi
Et je pense qu'il ne faut pas s'enfermer dans une étiquette (je parle de boite, question pratique pour le rangement, une étiquette sans boite ca reste le bordel lol). Je suis assez d'accord avec naelend et mizc là-dessus.
A l'instant t on peut avoir l'étiquette 1 et après passer sur la n°2 etc etc.
Actuellement, j'avoue que j'apprécie particulièrement me sentir lesbienne et que j'aimerais me coller cette étiquette, probablement, parce que pour une fois je me sens moi dans cette définition.
Les étiquettes me font penser à une notion qui à tendance à m'agacer qui est le communautarisme. On commence par étiqueter les gens en fonction de critères la plupart du temps subjectif pour ensuite les conditionner à un seul postulat comme si c'est les gens n'étaient que gay, ou que maghrébin, ou que catho ou je ne sais-je encore. L'individualité des personnes dépassent le compartiment improvisé. L'identité sexuelle n'est qu'une perception d'un individualisme qui dépasse le concept d'étiquette. Je ne suis gay que par accident, je suis également un homme faisant partie de la communauté humaine, je suis brun étiqueté membre de la confrérie des bruns. Tout cela peut se décliner à l'infini.
Merci beaucoup à l'auteur de ce sujet qui a posé la question qui me perturbe depuis un moment !
En effet, en pleine remise en question de moi même ces temps-ci, je me suis demandée pourquoi j'avais tant de mal à m'accepter (à part le fait que le jour où ça se saura je risque fortement de devenir le mouton noir de la famille). Et à force de réfléchir, j'ai fini par comprendre que c'est cette étiquette qui fout la trouille. Rien qu'à prononcer "je suis lesbienne" ça fait froid dans le dos parce que j'ai l'impression qu'une fois que se serait dit, je ne serais plus définie que par ça. D'ailleurs, je l'entends souvent dans mon entourage quand des amis hétéros parlent de leurs ami(e)s homo. Ils ne peuvent s'empêcher de préciser que l'individu en question l'est, même si ça n'apporte rien à la conversation.
Vécu il y a pas longtemps : "Je peux pas venir demain soir, j'héberge un pote qui est de passage. Il est homo". Euh oui ok mais bon, je m'en fiche en fait...
Du coup, très franchement, ça me bloque. J'en ai marre d'avoir l'impression de mentir aux gens qui me sont proches en ne leur disant pas que "non bordel, j'ai toujours pas de copain mais y a bien cette fille là..." et en même temps, je ne veux pas qu'on ne me voit plus qu'à travers cette vilaine étiquette "Lesbienne" qu'ont me collerait sur le front.
Faudra que j'essaye la prochaine fois que je discute avec des gens de glisser des "il/elle est hétéro" quand je parle de quelqu'un. Ca pourrait être marrant
En effet, en pleine remise en question de moi même ces temps-ci, je me suis demandée pourquoi j'avais tant de mal à m'accepter (à part le fait que le jour où ça se saura je risque fortement de devenir le mouton noir de la famille). Et à force de réfléchir, j'ai fini par comprendre que c'est cette étiquette qui fout la trouille. Rien qu'à prononcer "je suis lesbienne" ça fait froid dans le dos parce que j'ai l'impression qu'une fois que se serait dit, je ne serais plus définie que par ça. D'ailleurs, je l'entends souvent dans mon entourage quand des amis hétéros parlent de leurs ami(e)s homo. Ils ne peuvent s'empêcher de préciser que l'individu en question l'est, même si ça n'apporte rien à la conversation.
Vécu il y a pas longtemps : "Je peux pas venir demain soir, j'héberge un pote qui est de passage. Il est homo". Euh oui ok mais bon, je m'en fiche en fait...
Du coup, très franchement, ça me bloque. J'en ai marre d'avoir l'impression de mentir aux gens qui me sont proches en ne leur disant pas que "non bordel, j'ai toujours pas de copain mais y a bien cette fille là..." et en même temps, je ne veux pas qu'on ne me voit plus qu'à travers cette vilaine étiquette "Lesbienne" qu'ont me collerait sur le front.
Faudra que j'essaye la prochaine fois que je discute avec des gens de glisser des "il/elle est hétéro" quand je parle de quelqu'un. Ca pourrait être marrant
-
SaltNPeppa
- Messages : 391
- Inscription : mar. août 11, 2009 8:02 pm
Ca m'a fait pensé à ce comic strip qui résume aussi bien les choses.Pepps a écrit : D'ailleurs, je l'entends souvent dans mon entourage quand des amis hétéros parlent de leurs ami(e)s homo. Ils ne peuvent s'empêcher de préciser que l'individu en question l'est, même si ça n'apporte rien à la conversation.
Et malheureusement ça n'a pas l'air d'être prêt à changer.
Pepps a écrit : Faudra que j'essaye la prochaine fois que je discute avec des gens de glisser des "il/elle est hétéro" quand je parle de quelqu'un. Ca pourrait être marrant![]()
-
amélie-sens
- Messages : 3378
- Inscription : mer. août 26, 2009 10:29 am
la bande dessinée là géniale!
et l'idée aussi de dire "il est hétéro" mdr...
Je me pose de nombreuses questions sur les étiquettes moi aussi, ça a commencé avec celle de prof : lourde ds la population "lambda" où on veut toujours t'identifier à ses profs à soi, grrr; et à mme je-sais-tout! (alors je ne le dis plus, ce que je fais comme métier)(sauf ici car vous êtes respectueux de ça, forcément, pour la plupart encore en études ).
Celle d'homo, ben dsl mais je n'aime pas ce mot, mais lesbienne me plaît (car lesbos/poésie, tout ça)...cependant je ferais bien de faire attention ds les oreilles de qui ça tombe! (pour l'instant j'suis plutôt fière d'assumer cette tendance, sans être parvenue toutefois à la vivre)...
c'est comme l'étiquette "mère célibataire" (ben oui j'accumule, faut dire!): qd je dis ça ,je pense en moi-même avoir été assez forte pour assumer la charge d'un enfant, mais celui qui le reçoit en face pense "pauvre petite" ou "fille dévoyée"
voilà je vais essayer de dire ça un jour ds un slam...
et l'idée aussi de dire "il est hétéro" mdr...
Je me pose de nombreuses questions sur les étiquettes moi aussi, ça a commencé avec celle de prof : lourde ds la population "lambda" où on veut toujours t'identifier à ses profs à soi, grrr; et à mme je-sais-tout! (alors je ne le dis plus, ce que je fais comme métier)(sauf ici car vous êtes respectueux de ça, forcément, pour la plupart encore en études ).
Celle d'homo, ben dsl mais je n'aime pas ce mot, mais lesbienne me plaît (car lesbos/poésie, tout ça)...cependant je ferais bien de faire attention ds les oreilles de qui ça tombe! (pour l'instant j'suis plutôt fière d'assumer cette tendance, sans être parvenue toutefois à la vivre)...
c'est comme l'étiquette "mère célibataire" (ben oui j'accumule, faut dire!): qd je dis ça ,je pense en moi-même avoir été assez forte pour assumer la charge d'un enfant, mais celui qui le reçoit en face pense "pauvre petite" ou "fille dévoyée"
voilà je vais essayer de dire ça un jour ds un slam...
Re: De l'absurdité des étiquettes
Bon c'pas méga cool de ressortir un vieux sujet, surtout quand on a pas posté depuis 15 ans, mais là, c'est la crise des étiquettes chez moi.
Ça fait un bon moment que je me définis comme "gay" (allez savoir, je préfère dire gay que lesbienne, mais bon, on va pas s'embourber dans les détails hein, c'est déjà assez compliqué comme ça). Bon en ce moment je suis surtout gay non pratiquante, depuis pas mal de temps, parce que j'ai eu des coups de coeur que pour des hétéros, c'était pas de bol.
Alors, peut-être que c'est parce que j'ai pas pratiqué depuis longtemps, peut-être que c'est parce que l'homophobie quotidienne et pas méchante mais quand même me gonfle et que j'en ai marre que ça me touche, peut-être que c'est parce que j'en ai marre de tomber sur des chouettes filles hétéros et sur des lesbiennes lourdingues, peut-être que c'est parce que la seule relation que j'ai eu avec une fille c'était carrément pas byzance...
Où veut-elle en venir êtes-vous sans doutes en train de vous demander ...
Eh bien j'en viens à que depuis quelque mois j'ai une question qui me vrille la cervelle : "qu'est ce qu'il se passerait si un garçon me plaisait ?"
...
Après tout, on sait jamais. Ça peut arriver. Et à force de réfléchir, je me suis rendue compte que ce qui ne me plaisait pas chez les garçons, c'était pas tellement le fait que ce soit un garçon, mais plutôt une image qu'on a à la télé et tout de la relation hétéro dans laquelle je ne me reconnais pas *du tout* (En même temps, si vous prenez The L Word, je m'y reconnais pas du tout non plus hein ...).
Alors, en soit, physiquement, je suis plus encline à regarder les demoiselles, et une fille me retourne plus facilement la cervelle qu'un garçon. Mais au delà de ça, j'ai l'impression d'avoir surtout des barrières liées à des complexes ou des idées pas forcément vraies qu'une vraie... impossibilité totale.
...
En bref, c'est à nouveau le bazar dans ma tête alors que je pensais avoir réglé cette question il y a plusieurs années. Et franchement, ça me fait chier (mais ça fait du bien d'en parler).
Ça fait un bon moment que je me définis comme "gay" (allez savoir, je préfère dire gay que lesbienne, mais bon, on va pas s'embourber dans les détails hein, c'est déjà assez compliqué comme ça). Bon en ce moment je suis surtout gay non pratiquante, depuis pas mal de temps, parce que j'ai eu des coups de coeur que pour des hétéros, c'était pas de bol.
Alors, peut-être que c'est parce que j'ai pas pratiqué depuis longtemps, peut-être que c'est parce que l'homophobie quotidienne et pas méchante mais quand même me gonfle et que j'en ai marre que ça me touche, peut-être que c'est parce que j'en ai marre de tomber sur des chouettes filles hétéros et sur des lesbiennes lourdingues, peut-être que c'est parce que la seule relation que j'ai eu avec une fille c'était carrément pas byzance...
Où veut-elle en venir êtes-vous sans doutes en train de vous demander ...
Eh bien j'en viens à que depuis quelque mois j'ai une question qui me vrille la cervelle : "qu'est ce qu'il se passerait si un garçon me plaisait ?"
...
Après tout, on sait jamais. Ça peut arriver. Et à force de réfléchir, je me suis rendue compte que ce qui ne me plaisait pas chez les garçons, c'était pas tellement le fait que ce soit un garçon, mais plutôt une image qu'on a à la télé et tout de la relation hétéro dans laquelle je ne me reconnais pas *du tout* (En même temps, si vous prenez The L Word, je m'y reconnais pas du tout non plus hein ...).
Alors, en soit, physiquement, je suis plus encline à regarder les demoiselles, et une fille me retourne plus facilement la cervelle qu'un garçon. Mais au delà de ça, j'ai l'impression d'avoir surtout des barrières liées à des complexes ou des idées pas forcément vraies qu'une vraie... impossibilité totale.
...
En bref, c'est à nouveau le bazar dans ma tête alors que je pensais avoir réglé cette question il y a plusieurs années. Et franchement, ça me fait chier (mais ça fait du bien d'en parler).