Aimer... ?

Débats Gay et Lesbien
Zeish
Messages : 2070
Inscription : dim. févr. 04, 2007 8:14 pm

Message par Zeish »

C'est un sens de la vie comme un autre;
mais d'autant plus pratique qu'il convient à toutes les personnalités.

Donner du sens à sa vie en atteignant la complétude, pour certains;
Donner du sens en faisant des gosses avec l'être aimé, pour d'autres;
Donner du sens en donnant du bonheur, Mere Theresa-style;
Donner du sens en s'oubliant au profit d'un autre et ne vivant que pour autrui...

Les possibilités sont infinies.


Et puis, une fois qu'on a épuisé la joie dans la compétition; la distraction; l'adrénaline; le plaisir charnel, aussi bien dans les bras de quelqu'un d'autre que par la nourriture ou le confort; il reste quoi, sinon?


Il y a quelques années encore, j'aurais déclaré que je ne tomberais jamais amoureuse, que vivre pour et par moi meme me suffirait.
Mais soi-même, parfois, on en a vite fait le tour.
anonymeB

Message par anonymeB »

MecheRebeL a écrit :Hey hey quelqu'un qui n'aime pas une autre personne ou qui refuse d'aimer...je me demandes s'il ne refoule pas quelque chose...mais bon je ne vais pas faire de mon cas une généralité ....
Le problème, c'est que tu pars sur le fait que quelqu'un qui n'a jamais été amoureux ou qui s'en contrefout le fait de façon plus ou moins volontaire, comme si c'était une chose obligatoire que d'être amoureux.

Or, je crois que ce n'est pas le cas. C'est comme pour tout, aimer la musique, l'art, l'informatique, ou quoi que ce soit.

Il y a encore quelques temps, je t'aurais dit "Je refuse de tomber amoureux, je m'en empêcherai!", mais la maturité venant, j'ai finalement fini par accepter cette possibilité, voire même l'attendre, pas parce que j'ai trop hâte d'être casé (mais alors, vraiment pas, je suis assez heureux en célibataire en fait) mais parce que moi aussi, j'ai envie d'explorer toutes les possibilités que peuvent m'offrir la vie. Homme, femme, chien, si cela m'arrivait je pense que je m'en accommoderai et l'accepterai.

Seulement, tu vois, j'en suis venu rapidement à penser comme toi, que maintenant que je n'allais plus refouler cette facette de moi, les choses allaient changer. Comme ce qui a du t'arriver.

Mais ça n'est pas encore arrivé à ce jour, malgré mes 24 ans de célibat et pucelage. Et pourtant, je peux assurer: j'en vois des gens. Je sors assez souvent, j'ai beaucoup de potes qui ont des potes, etc. Statistiquement parlant, j'aurai déjà du l'être, c'est sûr.

Alors oui, moi je pense que certains ne sont jamais amoureux, ne le seront jamais, n'en éprouvent pas le besoin. Pas des misanthropes ou des vilains, parce que ça va peut-être faire rire, mais c'est une question qui m'est resté dans l'esprit un petit moment, à savoir "Mais si j'en suis incapable, suis-je alors quelqu'un de profondément malsain, vil, un futur tueur incapable de s'attacher à quelqu'un?". Mais c'est juste que certains ont besoin d'une présence dans leur vie intime, d'autres non.

C'est une acceptation qui demande probablement un petit temps, après tout, actuellement dans notre société les gens font vraiment l'apologie de l'amour, la complicité, les enfants, etc, alors quelque part on se dit qu'on va passer à côté de quelque chose. Mais bon, de la même manière, je passe probablement à côté de quelque chose de formidable en ne m'intéressant pas du tout à la peinture, mais bon, ça ne m'intéresse pas: rien n'y fait, je m'en contrefous. L'amour, c'est pareil.

D'ailleurs, pendant un moment, c'est vrai qu'il y avait une certaine frustration claire et nette à cause de cela, je ne supportais pas l'étalage du bonheur amoureux des autres, de la niaiserie, du sentimentalisme, ou que ça soit, probablement frustré de ne pouvoir moi-même accéder à cela. Mai s finalement, j'ai fini par accepter, et bien que je ne suis pas sûr de pouvoir un jour laisser entrer tout ça (sentimentalisme mièvre et compagnie) dans ma vie à moi, j'arrive en revanche à l'accepter parfaitement chez les autres. J'ai juste fini par accepter cette facette de moi comme faisant partie intégrante de ma personnalité, comme certains acceptent d'être homosexuels au milieu d'une société en majorité hétérosexuelle.

Après, je pense aussi que le déroulement de la vie aura une conséquence non négligeable sur ce genre de trucs. Par exemple, quelqu'un qui aura eu une vie bien pourrie et triste aura peut-être plus tendance à tomber amoureux, recherchant une certaine compagnie.
Iks
Messages : 58
Inscription : dim. févr. 22, 2009 9:27 am

Message par Iks »

j'suis assez d'accord avec mecherebel...

selon moi, ce n'est pas le sentiment amoureux le plus important, mais la possibilité qu'il nous offre de partager des choses avec quelqu'un...
mais pour moi, en un sens, l'amitié est aussi importante que l'amour...
MecheRebeL
Messages : 906
Inscription : dim. oct. 19, 2008 9:47 pm

Message par MecheRebeL »

Brutaldeath a écrit :
MecheRebeL a écrit :Hey hey quelqu'un qui n'aime pas une autre personne ou qui refuse d'aimer...je me demandes s'il ne refoule pas quelque chose...mais bon je ne vais pas faire de mon cas une généralité ....
Le problème, c'est que tu pars sur le fait que quelqu'un qui n'a jamais été amoureux ou qui s'en contrefout le fait de façon plus ou moins volontaire, comme si c'était une chose obligatoire que d'être amoureux.

Or, je crois que ce n'est pas le cas. C'est comme pour tout, aimer la musique, l'art, l'informatique, ou quoi que ce soit.

Il y a encore quelques temps, je t'aurais dit "Je refuse de tomber amoureux, je m'en empêcherai!", mais la maturité venant, j'ai finalement fini par accepter cette possibilité, voire même l'attendre, pas parce que j'ai trop hâte d'être casé (mais alors, vraiment pas, je suis assez heureux en célibataire en fait) mais parce que moi aussi, j'ai envie d'explorer toutes les possibilités que peuvent m'offrir la vie. Homme, femme, chien, si cela m'arrivait je pense que je m'en accommoderai et l'accepterai.

Seulement, tu vois, j'en suis venu rapidement à penser comme toi, que maintenant que je n'allais plus refouler cette facette de moi, les choses allaient changer. Comme ce qui a du t'arriver.

Mais ça n'est pas encore arrivé à ce jour, malgré mes 24 ans de célibat et pucelage. Et pourtant, je peux assurer: j'en vois des gens. Je sors assez souvent, j'ai beaucoup de potes qui ont des potes, etc. Statistiquement parlant, j'aurai déjà du l'être, c'est sûr.

Alors oui, moi je pense que certains ne sont jamais amoureux, ne le seront jamais, n'en éprouvent pas le besoin. Pas des misanthropes ou des vilains, parce que ça va peut-être faire rire, mais c'est une question qui m'est resté dans l'esprit un petit moment, à savoir "Mais si j'en suis incapable, suis-je alors quelqu'un de profondément malsain, vil, un futur tueur incapable de s'attacher à quelqu'un?". Mais c'est juste que certains ont besoin d'une présence dans leur vie intime, d'autres non.

C'est une acceptation qui demande probablement un petit temps, après tout, actuellement dans notre société les gens font vraiment l'apologie de l'amour, la complicité, les enfants, etc, alors quelque part on se dit qu'on va passer à côté de quelque chose. Mais bon, de la même manière, je passe probablement à côté de quelque chose de formidable en ne m'intéressant pas du tout à la peinture, mais bon, ça ne m'intéresse pas: rien n'y fait, je m'en contrefous. L'amour, c'est pareil.

D'ailleurs, pendant un moment, c'est vrai qu'il y avait une certaine frustration claire et nette à cause de cela, je ne supportais pas l'étalage du bonheur amoureux des autres, de la niaiserie, du sentimentalisme, ou que ça soit, probablement frustré de ne pouvoir moi-même accéder à cela. Mai s finalement, j'ai fini par accepter, et bien que je ne suis pas sûr de pouvoir un jour laisser entrer tout ça (sentimentalisme mièvre et compagnie) dans ma vie à moi, j'arrive en revanche à l'accepter parfaitement chez les autres. J'ai juste fini par accepter cette facette de moi comme faisant partie intégrante de ma personnalité, comme certains acceptent d'être homosexuels au milieu d'une société en majorité hétérosexuelle.

Après, je pense aussi que le déroulement de la vie aura une conséquence non négligeable sur ce genre de trucs. Par exemple, quelqu'un qui aura eu une vie bien pourrie et triste aura peut-être plus tendance à tomber amoureux, recherchant une certaine compagnie.
brutal ! je suis une anti niaise profonde qui à ce moment ou je te parles est en train de changer. Je vois très bien ce que tu veux dire. Alors je vais donner quelques conseils bidon et psychologie à deux balles...

Tout d'abord... tu es beaucoup trop idealiste à mon avis. Car si tu n'etais pas un grand niais qui croit en l'amour parfait... abh tu serai plus puceau. Et d'une certaine manière je penses que quelqu'un qui reste vierge ne peut pas tomber amoureux. Il faut savoir ce qu'est ne pas etre amoureux pour le devenir avec une autre.. oui je sais c'est très mal ce que je dis. Mais je vais pas démorde qu'il faut quelques mauvaises experiences ou des experiences insignifiantes pour enfin voir qui est "la bonne (ou le bon".

Donc au fond je penses que tu es bien plus niais que moi ou les gens qui ne sont plus zéro dans le club des niais. Car tu as une vision tellement pure de l'amour que tu as abandonné l'idée de le trouver. Alors fonce, detruit tes experances à coup d'exoeriences et ensuite tu pourras devenir niais. Bah ouais etre niais c'est ne plus etre idéaliste.... Etre niais c'est avoir un sourire béa même devant les défauts de la personne avec qui l'on est!!
anonymeB

Message par anonymeB »

Pourtant, je connais des gens qui sont toujours avec la même personne depuis des années, et c'est la personne avec qui ils ont tout ressenti et fait pour la première fois de leur vie. Ils n'ont pas eu besoin d'avoir de sales expériences pour cela.

Non, non, je pense vraiment que certains n'ont pas le besoin d'être amoureux, c'est tout. Sans refouler quoi que ce soit. Ils n'en n'ont pas besoin comme je n'ai pas besoin non plus d'aller au musée d'art contemporain de Stras' tout les jours, alors que je connais certains qui vivent pour ça.

Après, bien évidemment, les choses évoluent, hein.

Mais apparemment, c'est dur à concevoir pour beaucoup de monde. Je n'ai jamais trop comprit pourquoi en fait. On accepte facilement un homo, un asexué, mais quand quelqu'un n'a jamais été amoureux et ne ressent pas vraiment le besoin de l'être, il est un refoulé, un connard fini ou encore quelqu'un de très immature.

Eh oui, 'faut se faire une raison: je suis puceau, célibataire, je n'ai jamais eu un traître sentiment amoureux pour qui que ce soit et malgré ça, je ne suis pas un misanthrope frustré et triste.

Et par dessus tout, j'ai probablement une vie plus passionnante et remplie que beaucoup de mes congénères en couple :mrgreen:
puck
Messages : 921
Inscription : jeu. janv. 10, 2008 5:31 pm

Message par puck »

Brutaldeath a écrit : Ils n'ont pas eu besoin d'avoir de sales expériences pour cela.
:shock: Wth?
Sales expériences ? Le fond fait niais. Aucun côté péjoratif. Mais ça fait aussi... Pas de saiks en dehors, au hasard, "du mariage", ou de "la Bonne*/le Bon", sinon... C'est sale !

Qu'y a-t-il de sale dans une expérience autre qu'une personne avec qui on pourrait passer sa vie ?



*: "la Bonne", et non pas la bonne. Merci. Beaucoup de gens ont fait l'erreur semble-t-il.
anonymeB

Message par anonymeB »

Quand je disais "sales expériences", j'entendais "mauvaises expériences" en fait!
La.Z
Messages : 26
Inscription : dim. juil. 22, 2007 8:56 am

Message par La.Z »

je pense exactement comme toi Brutaldeath, mais personne ne veut entendre ce point de vue. Je pense en effet que c'est notre société, qui, comme elle est 'hétéronormée' est également 'vie-à-2-normée'. Et comme tout ce qui sort de la norme, ca parait anormal d'etre bien, et seul.
Comme toi je pense que les gens ont tout simplement peur de la solitude, peur de s'ennuyer. Apres pourquoi certains ont cette peur et d'autres pas, ca j'en sais rien mais j'en suis persuadée.
Et je parle en ayant eu des histoires, courtes, longues, et ca ne m'a pas fait changé mon point de vue pour autant.
Ge94
Messages : 150
Inscription : sam. mars 07, 2009 9:34 pm

Re: L'amour (potentiellement conjugal) inassouvi.(+suite 1)

Message par Ge94 »

Ge94 a écrit :L'amour (potentiellement conjugal) inassouvi car non réciproque ou non consciemment réciproque.

Du vécu, l'amour pour l'autre, de ce type, existe aussi.

Un complexe d'infériorité(la peur de déplaire) et/ou le contentement de vivre ainsi en fantasme est encore répandu chez les homosexuels dans certains milieux ou certains pays, ou simplement les gens atteints dans leur amour-propre quant à leur capacité séductrice.

Vivre avec l'amour en fantasme, c'est pour moi survivre ou parfois vivoter en se placant directement du point de vue de cet amour. Heureusement, il n'y a pas que cet amour dans ma vie. C'est ma façon de vivre.

D'autres part, il y a quelques compensations, j'aime en y repensant, plus d'une quarantaine de mecs, sans jamais pratiquer, ni en faire part, je ne me limite pas(il est même possible que cela ait pu être réciproque à certains moments avec certains mecs, mais ce n'est pas grave). Aucun problème de couple évidemment.

Enfin, du point de vue physiologique, je fais ce qu'il faut en solitaire.

Je ne suis pas puceau pour autant : j'ai fais l'amour avec des mecs rencontrés par Chat SMS. Mais jamais des mecs dont j'étais amoureux.

Des années avec un mec en étant amant par pur raison physiologique, des passages à vide de plusieurs années, puis un mec par SMS, une journée, de nouveau le passage à vide pendant plusieurs années, voilà. :|
Je vais me reciter, moi : étant un cas parmi tout ceux évoqués. J'ai généralisé sur certaines parties(pour élargir le débat en sous-catégorie, ayant bien cru lire que certain(e)(s) m'ont repris), je vais maintenant préciser mon cas particulier.

Je suis un peu complexé physiquement, mais suffisamment(par perfectionnisme peut-être), pour ne pas "faire subir" à la personne et aux personnes que j'aime(d'un amour conjugal) : ma présence. Les personnes que j'aime(principalement des mecs) : je veux qu'elles soient heureuses en dehors de ma présence.

C'est peut-être aussi malsain : on pourrait considérer un amour conjugal platonique qui dévierait en amour parental, si ce n'est que les personnes que j'aime ont à peu près mon âge et que j'ai de réels fantasmes sexuels de ces personnes avec moi. Mais bien sûre, ce n'est pas assouvi : étant incapable de leur dire.

Quant à savoir si j'idéalise les personnes que j'aime : oui peut-être. Maintenant à ne rien faire : je me suis toujours à peu près persuadé que si je vivais avec elle, je serais décevant, et plus décevant qu'à essayer une relation avec elles.

C'est un peu égoïste : si l'une de ces personnes m'a aimé ou m'aime encore : elle ne saura jamais si je suis conjugalement valable. Mais peu de gens ont le même problême que moi. Ces personnes m'auront certainement oublié et vécu avec quelqu'un d'autre.

De plus, j'ai précisé que j'ai bien aimé(et continue d'aimer pour certains) une quarantaine de mecs à la fois, ce qui n'exclut pas un amour conjugal VERITABLE même si probabalement pas réciproque.
Ge94
Messages : 150
Inscription : sam. mars 07, 2009 9:34 pm

Asexué et asexuel.

Message par Ge94 »

Brutaldeath a écrit :Pourtant, je connais des gens qui...


Mais apparemment, c'est dur à concevoir pour beaucoup de monde. Je n'ai jamais trop comprit pourquoi en fait. On accepte facilement un homo, un asexué
Toutes mes excuses, mais je ne suis pas d'accord avec le terme asexué, je préfèrerais le terme asexuel(même si c'est éventuellement un néologisme, ou pour ce mot, même s'il existe : aurait un sens identique dans le dictionnaire). Car pour moi :

_asexué : sans sexe(sauf anomalie physique génétique(peut-être) cela n'existe pas chez l'être humain)

_asexuel : sans sexualité(certainement beaucoup plus probable qu'asexué, anomalie ou singularité uniquement mentale ou physiologiquement-mentale). Et encore il faudrait préciser si le fait de ne pas avoir pratiquer en couple classe l'individu ainsi qualifié dans cette catégorie.

Et j'espère qu'on est d'accord pour différencier sexe et sexualité.
Répondre