Hu!Nomade a écrit : Je serais peut-être encore plus distant avec mes parents, n'ayant rien à leur cacher, mais rien non plus à leur montrer.
Eh bien (très bonne question Lestump, et beaucoup de réactions en plus, preuves de l'intelligence de la chose ^^) ceci résume pour ma part ce qui ce passe ..
Etre homo, c'est un acte finalement très revendicateur de mon moi profond. ça ne plait pas trop quand je dis ça d'ailleurs, mais disons que pour Exister aux yeux de mon monde, être homo c'était finalement la meilleure façon.
Si j'avais choisi d'ignorer cela, je serais rester la jeune fille bien sous tout rapport, j'aurais peu à peu gommé mes revendications sociétales, je serais devenu ce que je devais devenir. En gros, j'aurais laissé un Autre décider pour moi. L'autre étant Dieu, ou le père ...
Je me serais, au choix, casé avec un scout, ou faite bonne soeur. Si si. C'est pas des blagues.
Hum. Le fait d'assumer d'être homo m'a permis d'assumer ce que je Suis. D'être. Comme une sorte de tremplin.
Je suis homo donc c'est :
légitime que je bosse dans le social,
légitime d'avoir laissé tomber les bondieuseries,
légitime d'être de gauche... etc etc
(légitime aux yeux des gens, des proches, mais aussi à mes yeux. J'ai besoin .. d'une sorte d'explication de pourquoi je sors des sentiers battus)
C'est tordu comme raisonnement, j'en ai conscience. Mais ma vie a pris le bon tournant ce soir du 3 juillet 2003, et je n'ose plus imaginer ce qu'elle aurait été sans tournant.


