Le reste du temps, le plus ce sera rapide, le plus ce sera court, le plus ce sera efficace à me nourrir sainement, c'est tout ce qui m'importe tellement c'est une corvée. Si je pouvais manger en même temps que travailler ou dormir, ce serait le pied...
Depuis tout petit, j'ai un soucis avec la nourriture, j'ai même fait un "stage" à l'hôpital avec la DDASS qui accusait mes parents de sous-nutrition envers leur fils...
Aujourd'hui, j'essaye de respecter un équilibre entre les 3 composantes nutritionnelles et le taux de fibres, c'est tout ce qui m'importe pour avoir un taux de HDL/LDL (cholestérol) correct et basta. Je privilégie les glucides aux lipides quand je suis en randonnées montagne et c'est tout. Je bannis les produits préparés qui contiennent des additifs, des sels ajoutés, des sucres ajoutés, des conservateurs, des émulsifiants, des colorants azoïques, des colorants, des exhausteurs de goût, des matières grasses ajoutées etc...
Enfin, j'aimerais corriger une ou deux erreurs lues sur ce topic. Il y a encore 10 ans, je pense il était exact d'écrire que la bouffe industrielle "bon marché" participait à l'obésité des couches socio-professionnelles "vulnérables" de notre société. Aujourd'hui, c'est totalement inexact, et c'est une supercherie malsaine que de l'affirmer haut et fort comme j'ai pu le lire ici.
Comme l'ont très bien écrit popy et Norma, nous sommes une espèce bipède vouée au nomadisme et non à la sédentarisation. Le problème n'est pas de manger, le problème, c'est de dépenser par l'effort physique ce que l'on mange. Tant que l'on ne comprendra pas ça, toute forme de régime est vouée à l'échec car l'organisme a horreur des privations, c'est inscrit dans notre instinct de survie. Nous avons même un gouvernement qui a pris conscience de cette donnée biologique essentielle avec son "Programme Nutrition Santé". Il faut manger, ET bouger, ce n'est pas plus compliqué que cela !
Les couches socio-professionnelles "vulnérables" sont sujettes à l'obésité, non pas par rapport à la qualité de ce qu'elles mangent, mais par rapport à la quantité, la fréquence, et le moment qu'elles mangent... c'est là la nuance à ne pas perdre de vue...
En revanche, encore une fois, attention aux acides gras saturés et au sel... Les entreprises en prennent de plus en plus conscience. On voit apparaître des produits avec une diminution nette du taux de sel et des acides gras trans et/ou saturés. L'impulsion initiale a été lancée, il faut maintenant que cela s'inscrive dans une logique pérenne, et que cela se répande à la majorité des produits industriels.
Et pour finir, il y a quelque chose qui m'agace foncièrement, c'est la cécité sélective à laquelle sont soumis les consommateurs. Je suis frappé de constater le gouffre qui sépare l'acte d'achat de la prise de conscience du client. Aujourd'hui, le français "normal" (le "moyen", celui qui appartient à la Norme dans le sens statistique du terme) achète avant tout du prix, avant d'acheter le produit. Pour s'en convaincre, il suffit de réaliser l'explosion du nombre d'enseignes hard-discount sur notre territoire. Mais les consommateurs doivent savoir qu'à chaque fois qu'ils passent la porte d'une telle enseigne, ou qu'ils achètent un produit "eco/premier prix" alimentaire, ils creusent leur propre tombe... S'ils acceptaient de dépenser un peu plus, ils auraient des produits plus sains, avec moins d'acides gras saturés, moins de colorants, moins d'arômes artificiels, moins d'additifs, moins d'exhausteurs de goût, moins de conservateurs etc...
Je ne vais pas ouvrir un autre débat sur le pouvoir d'achat qui n'a pas lieu d'être ici. Je rebondis seulement sur ce qu'ont écrit Tempérance et Norma. Quand on veut limiter son budget alimentaire, il faut toujours privilégier des produits basiques à préparer chez soi, plutôt que d'acheter des produits déjà préparés. Ou alors, achetez des produits préparés non hard discount, non premiers prix si vous privilégiez votre santé.
Attention, j'apporte pour finir une grille de lecture à ce que je viens d'écrire. Je fais la différence dans mon discours entre le fait qu'il faut dépenser physiquement ce que l'on mange, que cela soit gras ou non. Et le fait qu'il vaut mieux faire à manger soi-même que d'acheter du déjà tout préparé économique/bas prix. On ne peut pas avoir le beurre, et l'argent du beurre... Ne pas perdre de vue les deux ennemis numéro un de l'alimentaire, les acides gras saturés et le sel.