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Il reprend la conception universaliste de la nation héritée de la Révolution française, même s'il a été entaillé depuis (avec l'aberrante loi sur la parité par la gauche ; ou par la droite, avec le discours de Grenoble, ainsi que les élucubrations nauséabondes sur la laïcité positive : en même temps, on savait à quoi s'attendre avec Sarko).
Pour ma part, je ne me sens absolument pas français. Si je vis en France, j'en suis donc totalement détaché : même le fameux 21 avril m'a laissé complètement de marbre. Il y a des pages de l'histoire que j'admire, tout comme j'en admire dans d'autres pays. L'histoire de France n'est pas vraiment mon histoire, mais plutôt celle du pays où je suis né et où je vis : le baptême de Clovis m'indiffère tout autant que la fête de la Fédération. Le nationalisme ou le patriotisme (fussent-ils de mouvements de libération nationale) provoquent en moi une attitude qui va de l'indifférence amusée (le régionalisme occitan) à la répugnance : j'admire beaucoup plus les adversaires de l'union sacrée que ceux qui s'y sont ralliés.
Je me sens francophone plutôt que Français.