Nous pousser à le renier non. Mais à ne pas en faire tout un fromage comme on le fait oui, et à grandement relativiser son importance, comme un paramètre, un domaine parmi tant d'autres. Parce que, désolé Lolo, mais la "lumière qui nous éclaire, petits papillons" et "LE truc qui fait qu'on est en vie", faut pas pousser le bouchon quand même.Wilhelm a écrit :Sinon, pour tout le blabla sur l'amour, j'pense que c'est accessoirement bien de le vivre, plutôt que commencer à partir à droite à gauche, sur les dimensions culturelles, biologiques.
Y a pas de réponse tout faîte, et quand bien même ça serait le cas, en quoi faudrait il se priver? Le fait que quelque chose trouve son origine dans le biologique devrait nous pousser à le renier?
Cela dit, je comprends le questionnement, pour me l'être moi-même posé (et j'ai conscience de combien il est destructeur, d'où ma mise en garde !). Honnêtement, Imaginary, ça tient de l'excroissance de la pensée avec son lot d'effets pervers, et m'est avis que ce genre de réflexion ne te mènera nulle part. Sinon à te faire du mal, puisque tu ne seras pas fichue de trouver la réponse "unique" qui puisse te satisfaire...et en regard de tes propos, "The Answer", c'est clairement ce que tu cherches. Désolé, il n'y en a pas.
Pour le reste, je rejoins les propos de Lolo.
Je partage absolument pas cette vision. Si le nombre de couples qui tient sur la durée est effectivement gonflé de manière artificielle (peur de rompre après tant d'années passées ensemble, routine), je ne vois pas en quoi l'on peut se permettre de généraliser. Pour le reste, chacun agît à sa guise, aucune philosophie de vie ne doit prévaloir sur une autre. Si certains aiment "s'enfermer" pour reprendre tes termes, pourquoi leur en tenir rigueur? On pourrait tout aussi bien te rétorquer que la liberté que tu souhaites trouver dans une relation n'est qu'une fuite. Et ça serait à peu près aussi stupide/pas crédible/limité comme remarque.Et que dans le cas où il faut survivre à la mort de son conjoint, la vie n'a plus grand intérêt. Mais pour autant je pense qu'on ne peut pas aimer une personne toute sa vie, que ça n'existe pas, que les 50 ans de mariage viennent de l'habitude d'avant car nos vieux ne pouvaient pas divorcer aussi facilement qu'aujourd'hui et s'accomodaient simplement de la présence de l'autre. Je pense aussi que le couple fusion et la dépendance affective est mauvaise et que c'est comme un leurre qu'il faut combattre. Je pense aussi que la fidélité sexuelle pendant des dizaines d'année à quelqu'un, ça ressemble à une prison, et que le meilleur compromis si on se rencontre jeune, c'est le couple libre avec cependant beaucoup de règles sur ce qu'on a le droit ou pas. Suis-je la seule dans ce cas?
Sinon, je partage un peu la vision d'Imaginary sur un point : c'est que ce sentiment fait faire n'importe quelles conneries aux gens. Et que, certes, il rend souvent heureux, mais il rend également heureux parce qu'il manquait avant. De la même manière qu'une clope rendra le fumeur heureux (sur le moment), tout en créant le manque le reste du temps. Mais si on est non-fumeur ou qu'on a appris à s'en passer complètement, de la clope, on évitera alors le manque (mais on profitera moins ou pas du bonheur de fumer).
Et je le répète encore une fois, puisque Lolo, en rétorquant à Imaginary qu'elle pensait cela parce qu'elle avait souffert, m'a également inclus dans le lot, pour moi ça n'est pas le cas. J'ai eu des amours non-réciproques et j'en ai souffert comme tout un chacun, mais ce n'est pas parce que j'ai souffert et que je veux me protéger que je pense ça. C'est parce que je vois à quel point ça fait perdre le contrôle, que ça peut faire dérailler.
Et dans mon cas perso, c'est pas pour moi aussi parce que je suis très individualiste, et que faire en fonction de quelqu'un d'autre, faire des compromis...constamment c'est pas mon truc (et OUI ce sera le cas au boulot, je sais, raison de plus pour pas en rajouter quand je sors du taff). J'aime par dessus tout, tout faire comme je veux, quand je veux, à ma manière. Quand j'ai été en couple, heureusement que l'autre mec avait autant d'égo que moi à sa manière, certes ça a mené à un conflit d'egos, mais dans le cas contraire je crois que je l'aurais complètement écrasé (sans même forcément m'en rendre compte). Bref, pour moi me mettre en couple ce serait me compliquer la vie (sans parler même de vie à deux).