-Ben- a écrit :je suis absolument pas sur que l'on signe un engagement ou un truc dans le genre...?! (ça fait longtemps que j'ai pas donné, j'me souviens plu...)
La liste de cases à cocher n'inclus que les contre-indications familiales, et l'historique médicamenteux + hospitalisation.
La partie "relations sexuelles entre hommes" est un point à "soulever avec le médecin", qui pose de toute manière la question.
Certains médecins, au sortir de l'entretien, acceptent le don s'ils estiment qu'il ne présente aucun risque. (voir témoignages au début de ce topic)
Aucune case ni "expression libre" n'est réservée pour cette case dans le dossier en ligne, tout comme ils ne notent pas si tu as pris du doliprane dans les deux jours, ce qui est tout de même un facteur de refus de don.
Contrairement à Eosyn, je sais que les gens
vont crever sans notre sang (ou plaquettes, dans mon cas, je donne beaucoup plus souvent), donc malgré quelques refus essuyés (pour blessures ou prise médicamenteuse) je continue à me pointer encore et encore.
PS:
Kenny a écrit :Cette position vient du sommet, c'est purement politique, ils ont peur que des gens ne veuille plus être transfusé. Moi ça me dérange pas que les homophobes ne soient plus transfusé, je préfèrerais donner mon sang à ceux qui ne sont pas homophobes.
Bravo pour le respect.
Pour faire avancer le débat sur l' "interdiction de donner" , je vous reposte un communiquer de l'EFS qui est en page...4 ou 5 de ce topic, je ne sais plus:
EFS a écrit :A ce jour, les données de l'Institut de Veille Sanitaire pour 2003 indiquent que le risque de contamination par le VIH est 28 fois plus important chez les hommes ayant des pratiques homosexuelles que chez des hommes ayant des pratiques hétérosexuelles.
Par ailleurs, l'histoire naturelle des maladies sexuellement transmissibles montre que des personnes ayant des relations homosexuelles masculines ont été exposées en premier, et souvent massivement, aux pathologies nouvelles, au moment de leur émergence. Le risque qu'une nouvelle pathologie sexuellement transmissible connaisse une épidémiologie semblable lors de son apparition est donc grand. Le principe de précaution appliqué à la prévention des pathologies encore inconnues ou émergentes impose, là encore, d'exclure du don du sang toute conduite individuelle à risque pouvant notamment être liée à la pratique homosexuelle masculine.
Il est également important de rappeler que le don de sang, à travers les concepts qui lui sont liés de générosité et de solidarité, est un acte d'aide et d'assistance plutôt qu'un droit, qui serait "fondamental et inaliénable". Cet acte d'assistance implique nécessairement le respect des impératifs de sécurité des receveurs. De plus, le concept de générosité ne doit pas faire négliger les principes de responsabilité pour autrui et de protection de l'autre. La solidarité peut s'exprimer autant dans le fait de donner son sang que dans le fait d'en être exclu pour protéger les receveurs.
C'est en ce sens que s'est exprimé le Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE) dans son avis du 24 janvier 2002 suite à une sollicitation de l'EFS sur la question.
Le CCNE a en outre indiqué qu'une telle mesure ne revêtait pas de caractère homophobe, ni contraire à l'éthique.
Il s'agit là de l'application du principe de précaution, élément essentiel de la sécurité transfusionnelle. Il va de soi qu'il ne traduit aucun jugement d'ordre moral ou personnel sur les pratiques individuelles des candidats au don.
Je rappelle que sont exclues du don du sang les personnes ayant séjourné en Angleterre à la période de la vache folle, les personnes tatouées, les personnes ayant déjà bénéficié d'une transfusion sanguine, et de nombreuses autres.
Ceci non pas pour dire que je trouve juste le refus du don par certains médecins aux homosexuels, mais qu'il ne faut pas non plus divaguer sur le caractère fondamentalement homophobe de cette mesure.
Ceci dit, ça leur ferait du bien de prendre en compte les nouveaux chiffres du VIH qui ont bien changé depuis 2003; et de prendre en compte que les tests de dépistages n'ont plus la latence de "trois mois" pour déceler le virus. Mener aussi un entretien plus poussé (protection, fidélité, conscience) auprès de tout public donneur.