Et dans le droit civil?Elthaniel a écrit :D'autant que c'est du pénal et que les textes sont donc d'interprétation stricte.
Code Pénal 441-1 a écrit :Constitue un faux toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice et accomplie par quelque moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support d'expression de la pensée qui a pour objet ou qui peut avoir pour effet d'établir la preuve d'un droit ou d'un fait ayant des conséquences juridiques.
Les homos et le don du sang
Ils parlent que de la falsification d'actes authentiques ou d'Etat Civil.Eosyn a écrit :Et dans le droit civil?Elthaniel a écrit :D'autant que c'est du pénal et que les textes sont donc d'interprétation stricte.
Code Pénal 441-1 a écrit :Constitue un faux toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice et accomplie par quelque moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support d'expression de la pensée qui a pour objet ou qui peut avoir pour effet d'établir la preuve d'un droit ou d'un fait ayant des conséquences juridiques.
Pour les Mekeskidi je précise que le contraire d'un acte authentique n'est pas un faux, mais un acte sous seing privé.
Acte authentique : Signé en présence et conservé par un notaire. Un tel acte bénéficie d'une présomption forte d'authenticité (c'est à dire : on considère qu'il a force probante dans tous les cas, la seule façon de s'y opposer est la procédure pénale prévu pour l'usage de faux, ou pour être exact : la mise en accusation et elle ne fait que suspendre son exécution).
Acte sous seing privé : le contraire, il a une force probante moindre, et peut donc être écarter plus facilement... (en apportant un autre document par exemple, en faisant une étude graphologique etc...). De plus il n'est pas opposable aux tiers (c'est à dire les personnes qui n'en sont pas signataires).
Merci Ish, tu m'ôtes les mots de la bouche.Zeish a écrit :Ceci non pas pour dire que je trouve juste le refus du don par certains médecins aux homosexuels, mais qu'il ne faut pas non plus divaguer sur le caractère fondamentalement homophobe de cette mesure.
Ceci dit, ça leur ferait du bien de prendre en compte les nouveaux chiffres du VIH qui ont bien changé depuis 2003; et de prendre en compte que les tests de dépistages n'ont plus la latence de "trois mois" pour déceler le virus. Mener aussi un entretien plus poussé (protection, fidélité, conscience) auprès de tout public donneur.

L'homophobie dans cette mesure, je ne la trouve pas. Il n'y a qu'une application basique ( et c'est peut être là dedans que pourrait résider la critique ) d'un fondement de la médecine moderne. A savoir les statistiques. Ca peut être frustrant pour certains, je le conçois aisément. Mais de là à y voir une manœuvre bassement politique, il y a un pas à ne pas franchir.

Qui plus est, si on prend les nouveaux chiffres du VIH pour 2009, ça n'aide en rien la communauté homosexuelle vu qu'il y a eu une augmentation quasi constante depuis 2003 du risque de contamination par le VIH chez les hommes homosexuels. ( Sans compter l'augmentation du pourcentage d'homosexuels parmi les nouveaux contaminés. ) Donc je ne pense pas que la situation actuelle va changer rapidement.

Dernière modification par Zünisch le mer. déc. 09, 2009 9:43 pm, modifié 1 fois.
Je suis tout à fait d'accord avec Ish et Zü.
Je suis personnellement contre cette mise à l'écart des donneurs homos, le problème c'est que ce n'est pas basé (que) sur des préjugés, mais sur des statistiques qui, bien qu'elles doivent être relativisées, peuvent expliquer que les homosexuels homme soient considérés comme "population à risque". Après, l'appliquer aux cas individuels me parait être le soucis. On devrait pouvoir adapter la décision au donneur et dans le cas d'une sexualité excluant tout risque, faire fi de l'homosexualité. De même, on devrait être plus prudent avec les hétéros qui parfois sont mal renseignés. Donc oui, zphyr, oui.
Mais je pense que c'est plus une réduction statistique qui entraine une stigmatisation parfois injuste que de l'homophobie. Par exemple, il n'y a pas de tatouésphobie, simplement des chiffres qui montrent que, et qui sont bêtement appliqués.
Quant à l'appliquer au don d'organes, à part - par orgueil - priver des gens qui en ont vraiment besoin ( et qui sait, qui sont peut-être gay-friendly ou même homos) d'organes, je ne vois pas l'intérêt. Oeil pour oeil, dent pour dent ? Ce n'est pas comme ça que la situation évoluera...
Pour ma part, je me considère responsable et informée, et capable de dire si je suis à risques ou non. Et dans ce cas, si on me posait une question discriminatoire, je mentirais. Parce que les gens à qui mon sang peut servir sont au-dessus de ces conneries et que puisque je peux le faire, autant le faire (d'ailleurs, faut que j'y aille...).
Je suis personnellement contre cette mise à l'écart des donneurs homos, le problème c'est que ce n'est pas basé (que) sur des préjugés, mais sur des statistiques qui, bien qu'elles doivent être relativisées, peuvent expliquer que les homosexuels homme soient considérés comme "population à risque". Après, l'appliquer aux cas individuels me parait être le soucis. On devrait pouvoir adapter la décision au donneur et dans le cas d'une sexualité excluant tout risque, faire fi de l'homosexualité. De même, on devrait être plus prudent avec les hétéros qui parfois sont mal renseignés. Donc oui, zphyr, oui.
Mais je pense que c'est plus une réduction statistique qui entraine une stigmatisation parfois injuste que de l'homophobie. Par exemple, il n'y a pas de tatouésphobie, simplement des chiffres qui montrent que, et qui sont bêtement appliqués.
Quant à l'appliquer au don d'organes, à part - par orgueil - priver des gens qui en ont vraiment besoin ( et qui sait, qui sont peut-être gay-friendly ou même homos) d'organes, je ne vois pas l'intérêt. Oeil pour oeil, dent pour dent ? Ce n'est pas comme ça que la situation évoluera...
Pour ma part, je me considère responsable et informée, et capable de dire si je suis à risques ou non. Et dans ce cas, si on me posait une question discriminatoire, je mentirais. Parce que les gens à qui mon sang peut servir sont au-dessus de ces conneries et que puisque je peux le faire, autant le faire (d'ailleurs, faut que j'y aille...).
niveau statistiques, je sais que JE ne suis pas a risque, les tendances générales chez les homos je m'en fou... ces déclarations se basent uniquement sur la bonne foie des donneurs, j'estime, étant en couple exclusif et ayant fait le test, pouvoir donner mon sang!!
bon généraliser l'interdiction à l'ensemble d'une population est donc discriminatoire je trouve (certains parlaient d'homophobie, je penche plutot sur discrimination...)
concernant le don d'organes, j'avais été halluciné d'apprendre que les homo (hommes et femmes) peuvent donner leurs organes sans problème...
bon généraliser l'interdiction à l'ensemble d'une population est donc discriminatoire je trouve (certains parlaient d'homophobie, je penche plutot sur discrimination...)
concernant le don d'organes, j'avais été halluciné d'apprendre que les homo (hommes et femmes) peuvent donner leurs organes sans problème...

Je reviens sur ce topic et je m'aperçois d'une chose :
On fait l'amalgame entre le refus de don de sang par les homosexuels et le risque VIH.
En fait, il ne s'agit pas du risque VIH, il s'agit du fait que statistiquement, les nouvelles maladies - comme le VIH - sont en premier apparus au sein des populations homosexuelles.
C'est ce fait statistique qui est mis en avant par l'E.F.S., je n'ai par contre aucune certitude quand à la véracité de ce fait statistique.
Donc, en refusant le don de sang par les personnes ayant eu des relations homosexuelles masculine, ils ne veulent pas de protéger du risque VIH, mais du risque des maladies encore inconnues, donc non détectables, donc potentiellement dangereux.
Je précise ceci non pas pour dire qu'ils ont raison ou tort, mais parceque je pense que beaucoup d'entre nous - dont moi - font fausse route quand à la compréhension de cette interdiction de l'E.F.S.
On fait l'amalgame entre le refus de don de sang par les homosexuels et le risque VIH.
En fait, il ne s'agit pas du risque VIH, il s'agit du fait que statistiquement, les nouvelles maladies - comme le VIH - sont en premier apparus au sein des populations homosexuelles.
C'est ce fait statistique qui est mis en avant par l'E.F.S., je n'ai par contre aucune certitude quand à la véracité de ce fait statistique.
Donc, en refusant le don de sang par les personnes ayant eu des relations homosexuelles masculine, ils ne veulent pas de protéger du risque VIH, mais du risque des maladies encore inconnues, donc non détectables, donc potentiellement dangereux.
Je précise ceci non pas pour dire qu'ils ont raison ou tort, mais parceque je pense que beaucoup d'entre nous - dont moi - font fausse route quand à la compréhension de cette interdiction de l'E.F.S.
Ça revient au même au final en fait. Puisque si tu te protège, tu risque peu d'attraper une MST, quelle qu'elle soit.Nicofoto a écrit :Je reviens sur ce topic et je m'aperçois d'une chose :
On fait l'amalgame entre le refus de don de sang par les homosexuels et le risque VIH.
En fait, il ne s'agit pas du risque VIH, il s'agit du fait que statistiquement, les nouvelles maladies - comme le VIH - sont en premier apparus au sein des populations homosexuelles.
C'est ce fait statistique qui est mis en avant par l'E.F.S., je n'ai par contre aucune certitude quand à la véracité de ce fait statistique.
Donc, en refusant le don de sang par les personnes ayant eu des relations homosexuelles masculine, ils ne veulent pas de protéger du risque VIH, mais du risque des maladies encore inconnues, donc non détectables, donc potentiellement dangereux.
Je précise ceci non pas pour dire qu'ils ont raison ou tort, mais parceque je pense que beaucoup d'entre nous - dont moi - font fausse route quand à la compréhension de cette interdiction de l'E.F.S.
De plus, le VIH (1 ou 2) vient du VIS (c'est à dire la même chose, chez les singes). Donc ce n'est pas à proprement parlé une nouvelle maladie, "juste" un virus mutant.
Je suis tombée par hasard sur un article. Apparemment le don du sang serait menacé par la Grippe A.
http://www.lemonde.fr
Audrey GarricLe don du sang fragilisé par la grippe H1N1, à l'approche des fêtes
L’Etablissement français du sang (EFS), qui gère les dons de sang et les stocks de produits sanguins, souvent à flux tendu, est sur le qui-vive pour faire face à la grippe A(H1N1). Car une pandémie grippale déclarée laisserait craindre à la fois une baisse du nombre de donneurs et un absentéisme du personnel soignant chargé de la collecte. Deux difficultés qui se font déjà sentir.
"On observe actuellement une baisse du nombre de dons, par rapport à l'an dernier, qui varie entre 10 et 20 % selon les régions. L'Ile-de-France, la Bretagne et le Nord - Pas-de-Calais sont davantage touchés", indique Frédéric Bigey, coordinateur des prélèvements pour l'Alsace, qui confirme le lien entre la chute observée et la grippe H1N1. "La situation n'est pas alarmante, prévient le médecin. Nous avons près de cent vingt mille poches de globules rouges en stock, soit quinze jours de réserve pour l'ensemble de la France."
DÉMARCHE D'ANTICIPATION
L'EFS a toutefois adopté une démarche d'anticipation avant la période des fêtes, traditionnellement difficile pour le don du sang. "La reprise en janvier est toujours tendue, car les donneurs réguliers fréquentent moins les collectes. Il faut donc augmenter les réserves maintenant pour commencer l'année dans de bonnes conditions, notamment en cas de renforcement de la pandémie grippale", ajoute Frédéric Bigey. L'objectif que s'est fixé l'EFS : atteindre dix-huit jours de stock avant la fin de l'année, soit quinze mille poches de plus par rapport à la même époque l'an dernier.
L'établissement du sang appelle alors ses donneurs réguliers à se rendre dans les centres de collecte pendant les fêtes, en particulier ceux de groupe sanguin O négatif, plus rares. Surtout, l'EFS insiste sur le fait qu'être vacciné n’est pas une contre-indication au don du sang. Les donneurs sont de toute façon interrogés sur leur état de santé lors d'un entretien préalable avec un médecin. Ceux qui ont contracté la grippe A doivent attendre quatorze jours après la fin des symptômes avant de pouvoir donner. Et dans le cas où l’état grippal se déclarerait après le don, des contrôles post-don sont prévus, pouvant entraîner la destruction des poches des personnes concernées.
"Mais il y a très peu de risques que le virus de la grippe se transmette par voie sanguine. Il s'agit en effet d'une maladie des voies aériennes respiratoires", assure Jean-Philippe Derenne, ancien chef du service de pneumologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.
http://www.lemonde.fr