Certes, mais la France est une démocratie, cela veut dire que nos dirigeants sont élus (les catholiques n'élisent pas le pape ni aucun responsable religieux) pour une période donnée (le pape est là à vie), et qu'il y a une majorité et une opposition qui a des droits (alors Golias a quand même pas mal de problème avec l'Eglise : comme si on n'aimait pas l'idée même d'opposition, et je ne parle pas de Lamenais, lui aussi en délicatesse avec L'avenir et ses prises de positions socialisantes ultérieures, comme l'a montré son attitude sur le carnage de juin 1848). C'est justement ce conflit entre majorité et opposition (ou minorité) qui fait la force de la démocratie.Comme d'habitude, il faut prendre garde à ne pas assimiler abusivement l'Eglise (dans sa hiérarchie, tout particulièrement) et les croyants. Pour prendre une métaphore un peu simpliste, ce n'est pas parce que vous êtes Français que vous approuvez sans réserves tout ce que fait Sarkozy.
Pour les USA, il y a quand même le bouquin de Tocqueville, fondamental.
Et puis Sébastien Fath, qui s'intéresse aux fondamentalistes. Il faut quand même essayer de les comprendre, même si c'est franchement exotique : ça évite les caricatures et les erreurs.