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I have a dream...
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amélie-sens
- Messages : 3378
- Inscription : mer. août 26, 2009 10:29 am
oui, moi j'ai fait des études "longues" parce que je n'avais pas de petit ami...c'est clair!
et c'est sûr aussi que, minoritaire, il vaut mieux être friqué, ça aide à éviter le mépris...Ca revalorise (aux yeux des homophobes, genre une mémé qui dit "il est homo, MAIS il est ingénieur qd même!!!")
et puis peut-être que c'est plus facile de s'accepter different avec un niveau intellectuel plus "évolué"...(sujet délicat, faut mettre des " " partout)
et c'est sûr aussi que, minoritaire, il vaut mieux être friqué, ça aide à éviter le mépris...Ca revalorise (aux yeux des homophobes, genre une mémé qui dit "il est homo, MAIS il est ingénieur qd même!!!")
et puis peut-être que c'est plus facile de s'accepter different avec un niveau intellectuel plus "évolué"...(sujet délicat, faut mettre des " " partout)
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ExMembre
Ca a été en partie mon cas aussi, mais j'ai pu voir également que certains élèves ou étudiants gays étaient déstabilisés par la conscience toute nouvelle pour eux de leur homosexualité. Soit en raison du rejet de la part des autres, soit parce que perturbés au plus profond d'eux-mêmes, je crois qu'il y a une certaine part d'échec - difficilement quantifiable - lors des études secondaires ou universitaires qui a pour raison que ces élèves ou étudiants ont à affronter cette difficulté supplémentaire. Chacun réagit cependant selon sa personnalité.disto a écrit : On peut cependant postuler que les gays ayant parfois du mal à assumer leurs préférences, ils n'ont aucune vie affective avant tard et ont donc tendance à se focaliser sur les études. Ca a un peu été mon cas.
Sujet très délicat, en effet. Il faut déjà s'entendre sur ce que signifie le "niveau intellectuel". On peut de plus constater que certains s'ingénient à utiliser leur "intelligence" pour mieux refouler ou nier leur homosexualité. Je connais par exemple un médecin marié et père de trois enfants qui s'est découvert gay à 45 ans. Pourtant il n'est pas bête. Et puisque tu es professeur - je l'ai été aussi - tu sais aussi bien que moi que "l'intelligence" n'est pas le seul paramètre qui intervient dans la réussite ou l'échec scolaire ou académique. Je crois que le travail est beaucoup plus prépondérant. D'autres paramètres du caractère ou de la personnalité interviennent dans le fait de s'assumer en tant que "gay" ou pas. L'honnêteté envers soi-même par exemple. Sans compter l'influence du milieu sociologique et familial.amélie-sens a écrit :peut-être que c'est plus facile de s'accepter different avec un niveau intellectuel plus "évolué"...(sujet délicat, faut mettre des " " partout)
Sujet complexe ...
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amélie-sens
- Messages : 3378
- Inscription : mer. août 26, 2009 10:29 am
Si j'avais été hétéro je regarderais le foot à la télé bière en main en criant ! "Quelle tapette celui-là ! SIMULATION !" et je sifflerais les filles dans la rue !
C'est une histoire de paramètres et choix personnels et du monde qui t'entoure... Les valeurs que tes parents ton inculquées, l'école où tu as été, si tu es allé tôt sur l'ordinateur, si tu préfère telle ou telle couleur, les situations vécues par toi et ton entourage, etc.
C'est une histoire de paramètres et choix personnels et du monde qui t'entoure... Les valeurs que tes parents ton inculquées, l'école où tu as été, si tu es allé tôt sur l'ordinateur, si tu préfère telle ou telle couleur, les situations vécues par toi et ton entourage, etc.
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nikodetoulon
- Messages : 28
- Inscription : dim. nov. 15, 2009 10:44 am
J'ai mis du temps à répondre car la question initiale car ma réponse me semble trop évidente : je n'en sais rien.
J'ai le sentiment d'après mes souvenirs que mon homosexualité est née avec moi : je jouais avec des filles à la maternelle et je cherchais à mater et à toucher les corps des garçons dès l'école primaire. J'ai construit mon monde, mes envies, mes fantasmes, mon regard et même ma culture sur mon homosexualité. Je comprends mieux les hétéros exclusifs que les bis car j'ai le même regard biaisé, délaissant la moitié du monde dans mes considérations. Je m'entends très bien avec les femmes, je les respecte totalement mais mon absence de désir pour elles les objectivisent : je m'amuse de leurs efforts de séduction, des petits trucs de comportement qui tombent totalement à plat avec moi alors qu'un mec mignon me fait perdre une partie de mes moyens par son charme et le trouble plus ou moins voyant qu'il fait naître chez moi. Je n'y peux rien, c'est dans ma nature.
M'imaginer en hétéro est donc totalement infondé, il faudrait tout reconsidérer depuis ma petite enfance, me reconstruire entièrement. L'homosexualité est bien plus qu'un comportement sexuel ou même social, c'est un mode de pensée, d'appréhension du monde. Mon caractère serait sans doute moins introverti car je me serais senti plus dans le moule (et mieux dans la moule mais c'est un autre sujet), j'aurais cherché à laisser une trace organique dans le monde alors que c'est le moindre de mes soucis aujourd'hui.
J'ai le sentiment que je serais devenu beaucoup plus chiant en étant hétéro. Faire partie d'une minorité, devoir prouver plus que les autres qu'on a sa place m'a poussé à en faire plus, à faire des efforts. Les mecs hétéros de mon âge sont facilement bedonnants avec des peaux flasques, je savoure le fait qu'on me lance encore des 'jeunes hommes' alors que j'ai plus de 40 balais. Globalement, être gay me semble une chance, m'imaginer en hétéro est plutôt un cauchemar...
J'ai le sentiment d'après mes souvenirs que mon homosexualité est née avec moi : je jouais avec des filles à la maternelle et je cherchais à mater et à toucher les corps des garçons dès l'école primaire. J'ai construit mon monde, mes envies, mes fantasmes, mon regard et même ma culture sur mon homosexualité. Je comprends mieux les hétéros exclusifs que les bis car j'ai le même regard biaisé, délaissant la moitié du monde dans mes considérations. Je m'entends très bien avec les femmes, je les respecte totalement mais mon absence de désir pour elles les objectivisent : je m'amuse de leurs efforts de séduction, des petits trucs de comportement qui tombent totalement à plat avec moi alors qu'un mec mignon me fait perdre une partie de mes moyens par son charme et le trouble plus ou moins voyant qu'il fait naître chez moi. Je n'y peux rien, c'est dans ma nature.
M'imaginer en hétéro est donc totalement infondé, il faudrait tout reconsidérer depuis ma petite enfance, me reconstruire entièrement. L'homosexualité est bien plus qu'un comportement sexuel ou même social, c'est un mode de pensée, d'appréhension du monde. Mon caractère serait sans doute moins introverti car je me serais senti plus dans le moule (et mieux dans la moule mais c'est un autre sujet), j'aurais cherché à laisser une trace organique dans le monde alors que c'est le moindre de mes soucis aujourd'hui.
J'ai le sentiment que je serais devenu beaucoup plus chiant en étant hétéro. Faire partie d'une minorité, devoir prouver plus que les autres qu'on a sa place m'a poussé à en faire plus, à faire des efforts. Les mecs hétéros de mon âge sont facilement bedonnants avec des peaux flasques, je savoure le fait qu'on me lance encore des 'jeunes hommes' alors que j'ai plus de 40 balais. Globalement, être gay me semble une chance, m'imaginer en hétéro est plutôt un cauchemar...