C'est chouette, Lyanes, tu ne te contentes pas de lancer un débat, tu en fais une petite synthèse analytique et tu nous exposes ton avis. Tous les gens qui lancent des débats devraient faire ça, c'est très agréable.
Je rebondis sur ce que tu dis à propos de la fac et du "non-professionnel". Depuis que je côtoie de près une personne qui est/a été à la fac française (ne la citons pas

), je me dis que c'est en effet très angoissant de ne pas voir plus loin que la fin du parcours, question avenir. On sent que débouchés il y a, mais on ne voit pas la place et c'est assez démotivant pour la suite.
Maintenant, c'est peut-être dû aux sciences humaines plutôt qu'à la fac (mais j'ai l'impression que les gens qui font des études de lettres sont un peu démunis de la même manière (en Belgique -je suis énervante à comparer je sais-, il n'y a pas de concours pour enseigner, on valide l'agrégation et puis on peut postuler dans les écoles, et vu la pénurie, on trouve souvent une place près de chez soi.)
Donc, comment concilier enseignement "critique et théorique" et avenir professionnel concret ? Comment se dépatouiller si on a envie d'apprendre ET d'être sûr d'accéder à un emploi dans sa branche pour nous faire vivre ?
Ouah, j'ai vraiment dévié du sujet, là, il me semble...
Et comment les parents vivent-ils cette incertitude pour leurs marmots ? Ne sont-ils pas plus tentés de les pousser vers un truc dont "on voit les résultats" ? (vlà, je rerentre dans le sujet

)
Lyanes a écrit :
Ah ah! Si je compte bien, ça fait 5 futurs médecins (dis donc, vous vous reproduisez entre vous, ou bien??). Et vos discours corrobore un peu beaucoup ce que je pense: pour moi ce choix est une vraie vocation, qui ne vient pas comme un cheveu sur la soupe. [ A la différence d'infirmier par exemple, qui me parait être un choix "par défaut" plus qu'un projet mûri sur plusieurs années] A vous lire, j'ai le sentiment que l'idée était là, depuis longtemps.
Et c'est un sacré avantage pour vous, pour tenir sur 8 longues années. D'autant que vous apprenez un métier, tout de suite.
En même temps, ce serait du masochisme de se lancer dans ce concours "par hasard". Parce que la première année, on en bave pas mal tout de même et c'est connu du "grand public". Je ne sais pas si c'est le métier de médecin qui est une vocation, ou le concours qui élimine les candidats "tiens, pourquoi pas". Chez nous, le concours n'était que pour les médecines, les dentistes avaient leur concours à eux et ce sont les seules branches à concours (avec ingénieur civil ,théâtre et musique, qui se font sur examen d'entrée).
EDIT: pour rebondir sur l'OT d'Hamma, je connais une jeune médecin qui a tout arrêté pour faire infirmière ! (alors qu'elle avait déjà sa place etc). Un cas isolé, mais sympa, je trouve.