Il ne s'agit pas de comprendre l'enfant tel qu'il est mais de lui donner des modèles de ce qu'il a le droit d'être.
Tout à fait d'où mes différents constats et ça rejoint la question car une partie des enfants qui aiment leurs homologues peuvent malgré tout s'y retrouver mais pas tous, pas sur les mêmes plans ou ceux qui nous semble à nous évidents.
Quant à la destination des ouvrages, je nuancerais car au cours de la guerre des sexes ou des sexualités chez les adultes, et s'il y a bien destination choisie, l'arrivée est tout autre, les enfants résistants ont (sauf exception) accès aux livres des autres, et pas qu'à ceux officiellement autorisés par la censure de l'environnement ou prédestiné à leur genre ! Tout ce qui est perçu comme interdit attire.
Ce n'est pas en usant du conditionnel que d'un coup d'un seul une allégation infondée fantaisiste et mal renseignée deviendra pertinente
Oui merci d'avoir précisé, j'ai oublié, tout est effectivement parfaitement infondé, fantaisiste, mal renseigné, et impertinent, il n'y a pas l'utilité de faire d'allégation, certes la réciprocité est tout aussi valable, selon le moment ou le sujet.
Cela voudrait-il dire que la plupart des auteurs de BD de l'époque avaient des tendances homophiles ? C'est tout simplement absurde. Ces histoires correspondaient à des codes, des schémas classiques, qui valorisaient l'amitié, la camaraderie, l'entraide et de manière générale les valeurs du scoutisme et dans lesquelles l'idée même de sexualité était impensable. En même temps, et c'est toute l'ambiguité du truc, les censeurs ne pensaient qu'à ça...
Des tendances homophiles... ben j'espère bien, je ne saisi pas pourquoi ils n'en n'auraient pas eu ?

Ni où serait "l'absurde" dans le fait d'aimer les êtres humains ?
Pour les auteurs comme les censeurs, c'est un peu comme le "con fesseur et le con fessé", qui saurait dire ce que ou à quoi l'autre pense ou ce qu'il fait réellement dans son intimité ? Chacun tente de faire son job, de passer le relais et parfois entre les gouttes des moeurs de l'instant sauf que vis à vis des livres d'enfants les mailles sont souvent plus serrées...
Déjà parce que les adultes sont persuadés savoir tout ce qu'il y a savoir, sur ce que chaque jeune pense ou ressent vis à vis de l'attraction vers tel ou tel personnage fictif, comme réel...
Lire la BD franco-belge des années 30'-60' avec nos schémas de pensée actuels mène à des incompréhensions complètes.
D'adultes d'aujourd'hui oui, mais de jeune...? Car si on se met à penser adulte c'est clair le débat est faussé, il faut faire appelle a nos vécus ou aux témoins, il a bien fallut des sauts de puces pour pouvoir faire des pas de géants aujourd'hui, et qui demain seront considéré comme des sauts de puces...
Lire un manga gay, lesbien etc. voir "Queer as Folk ou Lword" est plus un jeu d'enfant pour les anciens, alors que lire un "Sheena, reine de la jungle" ou voir "Superman et les nains de l'enfer" pour un jeune...?

Cela tendrait à démontrer peut-être que ce sont les anciens qui doivent s'instruire pas (que) les jeunes ?
Enfant, ado, mais même adulte, il y a parfois encore aujourd'hui de multiples censures possibles car pas systématiques heureusement, celle légale, à laquelle l'auteur se conforme ou pas qu'il détourne avec un talent magistral, celle de l'éditeur, ensuite celle du libraire, et d'autres plus diffuses, et enfin celle du client/parent qui choisit pour un destinataire final le jeune qui lui ira de toute manière là ou le vent le porte avec ses intimes préférences et imaginaire. Et là le héro ou l'héroïne est bien comme on veut !
"A quand" on ne peut pas forcément prédire, mais "faut-il" un super héros gay dans les faits ou finalement pour vous perso, rendus là est-ce important ?
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Faut dire aussi que des héros gays ou héroïnes lesbiennes, on en voit tous les jours, ils vont au lycée, cherchent du boulot, élèvent leur gosses, ils affrontent les embouteillage, le patron, le sida, la bétise... donc après tout oui "un super" pour les soutenirs et les protéger par exemple du 21 décembre... pourquoi pas ? Au fait c'est peut-être ça que redoutent tant les "hé T ros"... la fin de leur monde unilatéral ? |
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