A quand un film où le super-héros serait ouvertement gay ?

Débats Gay et Lesbien
Norma
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Re: A quand un film où le super-héros serait ouvertement gay

Message par Norma »

Chrysé a écrit :Tintin sauf erreur n'a pas de copine ? Astérix non plus hormis un vague vieux coup de foudre chez Cléopatre il passe sa vie avec son pote "enrobé", Spirou et Fantazio, Black et Mortimer, Léonard et son disciple je ne leur connais pas de copine non plus mais vous me direz aussi que ce ne sont pas à proprement parlé des "Super", juste des héros... :^^:
S'ils n'ont pas de copine c'est pas forcement parce qu'ils sont gay mais plutôt parce qu'ils n'ont pas de sexualité du tout, ni désir, ni attirance.

Ces héros sont arrivés dans une société franco/catholique coincée du fion à destination d'enfants de franco catholique coincés du fion, publiés par Dargaud, groupe qui vient des magasines féminins et des magasines pour enfant (et les magasines féminins des années 40 à 60 ... en disent long sur l'esprit de ces éditions).

Ils ont des coups de cœurs sentimentaux et non consommés, uniquement parce qu'ils sont abstinents avant le mariage.
Et qu'on homme marié doit travailler pour prendre soin de sa famille, donc c'est fini les aventures entre potes à l'autre bout du monde en mettant sa vie en danger.

Pour Tintin, je veux bien, c'est tentant, même si je suis intimement persuadée que le côté crypto-gay est tout à fait involontaire.
Pour les autres, je trouve que l'extrapolation dénature tout à fait l'esprit et le contexte dans lesquels ces œuvres sont arrivées.
Chrysé
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Re: A quand un film où le super-héros serait ouvertement gay

Message par Chrysé »

Hello, et oui, Tsar: Quelques docu télé Arte et autres (diffusés la nuit) que je n'ai hélas pas toujours tous enregistrés ou conservés (ma biblio explose et je suis ex-libraire)... auxquels on peut ajouter les historiens et biographes qui à la lumière de leur études l'affirment :gn: Sinon quelques archives ou Dictionnaires plus spécifiques, celui des chefs d'états homosexuels H & O Ed. et Homosexuels Et Bisexuels Célèbres Deletraz Ed.
OFF-Topic :
Concernant Louis XVIII, exactement ou presque comme son frère Louis XVI, souffrait d'une infirmité congénitale (que je connais bien car un proche avait la même), et qui lui rendait douloureux tout acte sexuel sauf que lui, refusera l'opération et restera toute sa vie incapable de montrer sa virilité, il faut dire qu'il n'était pas sensé régner ! :hehehe: Il se "mariera donc pour la forme", car il ne pouvait avoir d'enfants. Il parait cependant selon les archives qu'il n'avait pas son pareil pour raconter des blagues très "hot" :euh: (C'est comme les Frites Mc Cain :content: !) Quoi qu'il en soit on lui prète de nombreux "favoris intimes" comme le comte d'Averay, duc de Blacas et j'en passe... n'oublions pas qu'a Versailles comme aux Tuileries, Palais royal... mais aussi toute l'Europe jadis quand on voulait avoir l'heure, il suffisait de schooter dans un buisson, les couples de tous types y batifolaient et la syphilis (vérole) y pullulait...

En même temps, je crois qu'il est temps qu'on arrête de prendre nos ancêtres systématiquement pour des "saints", même s'ils y'en a parmis eux, la psychotransgénéalogie de ce point de vue est un outils intéressant et fort révélateur notamment que les choses n'évoluent que très lentement et que l'histoire est soumisent à des cycles répétitifs même si rien n'est totalement pareil ; on peut aussi évoquer 1/3 des parlementaires, grands chef d'entreprise, etc. actuels qui sont gay (ou bi et dont + de la moitié environ est marié avec enfants) et dans le dernier "secret d'histoire sur France 2" entre autre, on rappelle l'homosexualité d'Henri IV de Castille demi-frère d'Isabelle la Catholique dont le mari Philppe entamera une des première persécution juive via l'inquisition, donc personnellement ça ne me choque absolument pas que ces grands personnages et héros bien réels, soient gay. J'aimerais d'ailleurs bien que chaque jeune à l'école puisse avoir connaissance de ces évidences qui ne m'ont pas été cachées à moi enfant, et que l'histoire soit rétablie ailleurs qu'a la télé ou dans des livres dissimulés au fond de librairies obscures puisque les choses sont de plus en plus révélés et avérés. Mais je suis patiente et sereine :^^: , comme tout étudiant de l'Histoire, un jour viendra !
S'ils n'ont pas de copine c'est pas forcement parce qu'ils sont gay mais plutôt parce qu'ils n'ont pas de sexualité du tout, ni désir, ni attirance.
Effectivement, Norma très juste... "parce qu'en partie on estime qu'Hergé a construit sa saga à partir de ses préoccupations de petit enfant". Or les enfants ont une sexualité. La question à été posé en Belgique à de nombreux psy entre autres, on constate que pour Tintin sa généalogie reste inconnue: ni père ni mère ni fratrie. Sa famille, ce sont les personnages que Hergé placent autour de lui (Haddock, Tournesol). "D'ailleurs, dès qu'ils sont tous ensemble, ils vont beaucoup mieux", (souligne Tisseron auteur d’une quarantaine d’ouvrages personnels portant sur trois domaines principaux : les secrets liés aux traumatismes et leurs répercussions sur plusieurs générations). Mais tous renvoient aux secrets de famille de Hergé, et là le doute reste entier... D'ailleurs, on affirme rien, on envisage cette hypothèse ! On ne va tout de même pas copier sur les autres et faire de chacun arbitrairement ce qu'on voudrait qu'il soit ! :^^:
Tsar
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Re: A quand un film où le super-héros serait ouvertement gay

Message par Tsar »

OFF-Topic :
Désolé, je ne regarde pas la télévision, je battrai ma coulpe à l'occasion.

En attendant, je serais ravi de savoir ce que tu entends par "favori intime" (d'autant qu'ainsi qu'Arte l'a dit, il était sexuellement impuissant, souffrant du syndrome de Richet, ce qui n'était au passage pas le cas de Louis XVI, qui lui souffrait d'un phimosis. Oui, moi aussi je lis des biographies, visiblement pas les mêmes que les tiennes, mais passons...) Blacas et d'Averay se caractérisant d'abord par leur totale fidélité au Comte de Provence. La faveur qu'il leur accordait, replacée dans le contexte du système de cour et de la société aristocratique du XVIIIème siècle, où il était d'usage, voire de nécessité pour les princes de s'entourer de fidèles qui leur devaient tout ou partie de leur élévation, n'est en rien plus ambiguë que celle qu'il accorda à Madame de Balbi. Elle l'était même moins, à la fois au yeux des historien-ne-s et des contemporain-e-s. Quitte à chercher des LGBT chez les Bourbons, autant parler de la Comtesse de Provence son épouse, dont le goût pour les plaisirs saphiques est lui avéré.

Je maintiens mes doutes, et sur Pierre Ier également. Faire connaître les homos historiques est une chose, en inventer en est une autre.
Chrysé
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Re: A quand un film où le super-héros serait ouvertement gay

Message par Chrysé »

OFF-Topic :
:^^: Yes et parfaitement d'accord (excepté pour les dictionnaires et autres doc d'archives nationnales pour lesquelles je ne peux me prononcer) d'où ma conclusion... [quote]D'ailleurs, on affirme rien, on envisage cette hypothèse ! On ne va tout de même pas copier sur les autres et faire de chacun arbitrairement ce qu'on voudrait qu'il soit ![/quote]
Norma
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Re: A quand un film où le super-héros serait ouvertement gay

Message par Norma »

Chrysé a écrit : "parce qu'en partie on estime qu'Hergé a construit sa saga à partir de ses préoccupations de petit enfant". Or les enfants ont une sexualité.
Certes, mais ce n'est pas la question.
Hergé - entre autre, car ça marche aussi pour les auteurs Dargaud - ne représentait pas les préoccupations des enfants, mais la projection de ce que le adultes de son temps voulaient être les préoccupations convenables pour les enfants.
Et ça fait une grosse nuance, qui exclut notamment une approche psychanalytique : il ne s'agit pas d'un reflet d'enfance mais d'une abstraction très codifiée, et toujours en adéquation avec les règles morales conservatrices de l'époque.
Il ne s'agit pas de comprendre l'enfant tel qu'il est mais de lui donner des modèles de ce qu'il a le droit d'être.
C'est le Gaullisme à papa :)
La question à été posé en Belgique à de nombreux psy entre autres, on constate que pour Tintin sa généalogie reste inconnue: ni père ni mère ni fratrie. Sa famille, ce sont les personnages que Hergé placent autour de lui (Haddock, Tournesol). "D'ailleurs, dès qu'ils sont tous ensemble, ils vont beaucoup mieux", (souligne Tisseron auteur d’une quarantaine d’ouvrages personnels portant sur trois domaines principaux : les secrets liés aux traumatismes et leurs répercussions sur plusieurs générations).
Le modèle du jeune aventurier sans famille est un classique du roman d'aventure, et les "compagnons de voyages" qui vivent comme une fine équipe et qui traversent ensemble l'adversité, il y en a à tire larigot dans la littérature jeunesse.
Les récit d'aventure pour enfants sont destinés aux petits garçons et les préparent à vivre dans la sphère sociale. On les prépare donc à être en interactions avec d'autres hommes de tout ages avec lesquels collaborer pour atteindre un objectif avant ses concurrent.
Les récits de la même époque pour petite filles se situent, eux, dans un contexte familiale ou amoureux, puisque c'est à cela qu'elles doivent se préparer.
Mais tous renvoient aux secrets de famille de Hergé, et là le doute reste entier... D'ailleurs, on affirme rien, on envisage cette hypothèse ! On ne va tout de même pas copier sur les autres et faire de chacun arbitrairement ce qu'on voudrait qu'il soit ! :^^:
Ce n'est pas en usant du conditionnel que d'un coup d'un seul une allégation infondée fantaisiste et mal renseignée deviendra pertinente ;)
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Re: A quand un film où le super-héros serait ouvertement gay

Message par ExMembre »

Je suis d'accord avec Norma, sauf que ce n'est pas propre spécifiquement au gaullisme, mais bien à la mentalité de toute l'Europe avant et même après-guerre.

Il faut bien situer le contexte : le droit de vote des femmes n'a été accordé de manière pleine et entière qu'en 1944 en France et 1948 en Belgique, la mixité dans les écoles n'a commencé à se généraliser que dans les années '60, en France et en Belgique (je parle de Belgique car on parle bien ici de la BD franco-belge). Jusqu'alors, filles et garçons étaient séparés à l'école ainsi que lors des activités extra-scolaires.

La censure liée à la protection de l'enfance était redoutable, et s'appliquait à la moindre case de chaque planche de bande dessinée. Je citerais un exemple de censure qui m'a fort marqué : une case de "La Marque Jaune" d'E.P. Jacobs montre le professeur Septimus dans un compartiment de train, lisant un magazine dont la page de couverture représente une danseuse en tutu. La censure a demandé à E.P. Jacobs de changer cette image : il était en effet fort peu convenable que le très sérieux professeur Septimus se laisse aller à lire des choses aussi légères. On est en 1956 !

Il est tentant maintenant de voir des relations homosexuelles entre Alix et Enak, Lefranc et Jeanjean (J. Martin), Jari et Jimmy Torrent (R. Reding), Corentin et Kim (P. Cuvelier) voire même Tintin et le Capitaine Haddock. Je suis tombé récemment sur la série "La Patrouille des Castors" (Mitack) qui a commencé à être publiée dans le magazine "Spirou" en 1954. J'ai été frappé de voir que les héros, une bande de scouts ados, finissaient systématiquement en slip à la fin de chaque histoire.

Cela voudrait-il dire que la plupart des auteurs de BD de l'époque avaient des tendances homophiles ?C'est tout simplement absurde.

Je développerais juste, à titre d'exemple, l'histoire de Jari et Jimmy Torrent, mentionnée ci-dessus et publiée dans le magazine "Tintin" dans les années '50-'60. Vous ne l'avez sûrement pas connue, ni lue. Je la lisais avec passion, quand j'étais gosse, dans les magazines "Tintin" de mon père, que mon grand-père lui achetait chaque semaine. Jari est un orphelin de quinze ans recueilli chez lui par Jimmy Torrent, un chirurgien d'une trentaine d'années. Ils sont tous les deux reliés par la passion du tennis. Ils sont tous les deux deux jeunes, beaux, chaque case de la BD exalte les corps et le sport. Vous trouvez cette histoire convenable pour la jeunesse, vous ? Et bien à l'époque ça l'était, et cette BD rencontrait un vif succès. Il était hors de question d'imaginer une relation autre qu'amicale entre ces deux personnages, c'était juste ... inconcevable. Comme il serait inconcevable maintenant de dessiner une histoire similaire, aucun auteur de BD n'oserait s'y risquer. Il serait automatiquement taxé d'apologie de l'homosexualité (voire du détournement de mineurs). Avec l'entrée progressive de la sexualité dans la BD, les "Aventures de Jari" connurent un net déclin, puis furent abandonnées par son auteur. Ce qui était considéré comme une belle histoire d'amitié commença à devenir un peu louche. Cette BD n'est d'ailleurs plus publiée, malgré ses qualités graphiques et narratives indéniables.

Ces histoires correspondaient à des codes, des schémas classiques, qui valorisaient l'amitié, la camaraderie, l'entraide et de manière générale les valeurs du scoutisme et dans lesquelles l'idée même de sexualité était impensable. En même temps, et c'est toute l'ambiguité du truc, les censeurs ne pensaient qu'à ça ... Un peu comme les ayatollahs qui jugent indécent qu'une femme se promène les bras nus, ou les talibans qui exigaient que les joueurs de football afghans portent un pantalon. "Cachez ce sein que je ne saurais voir ..."

Il a fallu attendre les années '70 pour voir apparaître des héros de BD avec une certaine vie sentimentale voire une sexualité, comme le Chevalier Ardant et Gwendoline (F. Craenhals) et bien d'autres, même dans le très conservateur magazine "Tintin" qui a adapté de nombreuses fois sa politique éditoriale aux changements réglementaires en matière de protection de la jeunesse. Juste un exemple de revirement : P. Cuvelier qui dessinait avec passion dans les années '50 et '60 les aventures de Corentin et Kim, deux ados quasi systématiquement nus (il fait chaud en Inde) abandonna ses sujets fétiches et se mit en 1968 à dessiner les aventures d'Epoxy, série érotique représentant une héroïne complètement nue et vivant des aventures on ne peut plus hétérosexuelles. Et je ne parle même pas des premières planches sexuellement explicites de Gotlib dans "L'Echo des Savanes" en 1972 puis dans "Fluide Glacial" en 1975.

Lire la BD franco-belge des années '30-'60 avec nos schémas de pensée actuels mène à des incompréhensions complètes. Ces BD datent d'avant la révolution sexuelle. Le problème, c'est qu'on a un peu oublié les acquis de cette révolution et comment c'était avant. Même si cette époque a produit des chefs-d'oeuvre ...
Dernière modification par ExMembre le ven. juil. 20, 2012 2:45 pm, modifié 1 fois.
Chrysé
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Re: A quand un film où le super-héros serait ouvertement gay

Message par Chrysé »

Il ne s'agit pas de comprendre l'enfant tel qu'il est mais de lui donner des modèles de ce qu'il a le droit d'être.
Tout à fait d'où mes différents constats et ça rejoint la question car une partie des enfants qui aiment leurs homologues peuvent malgré tout s'y retrouver mais pas tous, pas sur les mêmes plans ou ceux qui nous semble à nous évidents.

Quant à la destination des ouvrages, je nuancerais car au cours de la guerre des sexes ou des sexualités chez les adultes, et s'il y a bien destination choisie, l'arrivée est tout autre, les enfants résistants ont (sauf exception) accès aux livres des autres, et pas qu'à ceux officiellement autorisés par la censure de l'environnement ou prédestiné à leur genre ! Tout ce qui est perçu comme interdit attire.
Ce n'est pas en usant du conditionnel que d'un coup d'un seul une allégation infondée fantaisiste et mal renseignée deviendra pertinente
Oui merci d'avoir précisé, j'ai oublié, tout est effectivement parfaitement infondé, fantaisiste, mal renseigné, et impertinent, il n'y a pas l'utilité de faire d'allégation, certes la réciprocité est tout aussi valable, selon le moment ou le sujet. :wink:
Cela voudrait-il dire que la plupart des auteurs de BD de l'époque avaient des tendances homophiles ? C'est tout simplement absurde. Ces histoires correspondaient à des codes, des schémas classiques, qui valorisaient l'amitié, la camaraderie, l'entraide et de manière générale les valeurs du scoutisme et dans lesquelles l'idée même de sexualité était impensable. En même temps, et c'est toute l'ambiguité du truc, les censeurs ne pensaient qu'à ça...
Des tendances homophiles... ben j'espère bien, je ne saisi pas pourquoi ils n'en n'auraient pas eu ? :blink: Ni où serait "l'absurde" dans le fait d'aimer les êtres humains ?

Pour les auteurs comme les censeurs, c'est un peu comme le "con fesseur et le con fessé", qui saurait dire ce que ou à quoi l'autre pense ou ce qu'il fait réellement dans son intimité ? Chacun tente de faire son job, de passer le relais et parfois entre les gouttes des moeurs de l'instant sauf que vis à vis des livres d'enfants les mailles sont souvent plus serrées...
Déjà parce que les adultes sont persuadés savoir tout ce qu'il y a savoir, sur ce que chaque jeune pense ou ressent vis à vis de l'attraction vers tel ou tel personnage fictif, comme réel...
Lire la BD franco-belge des années 30'-60' avec nos schémas de pensée actuels mène à des incompréhensions complètes.
D'adultes d'aujourd'hui oui, mais de jeune...? Car si on se met à penser adulte c'est clair le débat est faussé, il faut faire appelle a nos vécus ou aux témoins, il a bien fallut des sauts de puces pour pouvoir faire des pas de géants aujourd'hui, et qui demain seront considéré comme des sauts de puces... :content:
Lire un manga gay, lesbien etc. voir "Queer as Folk ou Lword" est plus un jeu d'enfant pour les anciens, alors que lire un "Sheena, reine de la jungle" ou voir "Superman et les nains de l'enfer" pour un jeune...? :euh: Cela tendrait à démontrer peut-être que ce sont les anciens qui doivent s'instruire pas (que) les jeunes ? :content:

Enfant, ado, mais même adulte, il y a parfois encore aujourd'hui de multiples censures possibles car pas systématiques heureusement, celle légale, à laquelle l'auteur se conforme ou pas qu'il détourne avec un talent magistral, celle de l'éditeur, ensuite celle du libraire, et d'autres plus diffuses, et enfin celle du client/parent qui choisit pour un destinataire final le jeune qui lui ira de toute manière là ou le vent le porte avec ses intimes préférences et imaginaire. Et là le héro ou l'héroïne est bien comme on veut ! :^^:

"A quand" on ne peut pas forcément prédire, mais "faut-il" un super héros gay dans les faits ou finalement pour vous perso, rendus là est-ce important ?
OFF-Topic :
Faut dire aussi que des héros gays ou héroïnes lesbiennes, on en voit tous les jours, ils vont au lycée, cherchent du boulot, élèvent leur gosses, ils affrontent les embouteillage, le patron, le sida, la bétise... donc après tout oui "un super" pour les soutenirs et les protéger par exemple du 21 décembre... pourquoi pas ? :chaipas: Au fait c'est peut-être ça que redoutent tant les "hé T ros"... la fin de leur monde unilatéral ?
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Re: A quand un film où le super-héros serait ouvertement gay

Message par ExMembre »

Chrysé a écrit :
Ray Steam a écrit :Cela voudrait-il dire que la plupart des auteurs de BD de l'époque avaient des tendances homophiles ? C'est tout simplement absurde. Ces histoires correspondaient à des codes, des schémas classiques, qui valorisaient l'amitié, la camaraderie, l'entraide et de manière générale les valeurs du scoutisme et dans lesquelles l'idée même de sexualité était impensable. En même temps, et c'est toute l'ambiguité du truc, les censeurs ne pensaient qu'à ça...
Des tendances homophiles... ben j'espère bien, je ne saisi pas pourquoi ils n'en n'auraient pas eu ? :blink: Ni où serait "l'absurde" dans le fait d'aimer les êtres humains ?

Pour les auteurs comme les censeurs, c'est un peu comme le "con fesseur et le con fessé", qui saurait dire ce que ou à quoi l'autre pense ou ce qu'il fait réellement dans son intimité ? Chacun tente de faire son job, de passer le relais et parfois entre les gouttes des moeurs de l'instant sauf que vis à vis des livres d'enfants les mailles sont souvent plus serrées...
Déjà parce que les adultes sont persuadés savoir tout ce qu'il y a savoir, sur ce que chaque jeune pense ou ressent vis à vis de l'attraction vers tel ou tel personnage fictif, comme réel...
Non, je disais "homophile" dans le sens "homosexuel", mais le terme est un peu vieilli :gentil:

C'est vrai qu'il serait intéressant de connaître mieux la vie privée de ces grands maîtres de la BD. On pourrait en tirer des conclusions sur l'influence qu'elle a eu sur leur oeuvre. Malheureusement, la veuve d'Hergé veille jalousement sur les petits secrets de son ancien époux, et ne laisse rien filtrer qui puisse entacher sa réputation. Ce n'est pas demain la veille qu'on saura si Hergé couchait avec Jacobs ou faisait la sortie des collèges avec un grand imperméable sous lequel il était nu. :mrgreen: Je plaisante.

Et je suis d'accord avec ton troisième paragraphe. N'empêche que je reste convaincu que les auteurs de la BD franco-belge des années '30-'60 essayaient de représenter ce qu'ils pensaient être le monde de l'enfance. Et qu'est-ce qui est le plus caractéristique de l'enfance sinon l'amitié ? :gentil: Evidemment, avec notre esprit de 2012, il n'y a rien de plus ressemblant à l'amitié entre garçons des années '60 que l'homosexualité entre garçons version 2012 ... :ah:
Chrysé a écrit :
Ray Steam a écrit :Lire la BD franco-belge des années 30'-60' avec nos schémas de pensée actuels mène à des incompréhensions complètes.

D'adultes d'aujourd'hui oui, mais de jeune...? Car si on se met à penser adulte c'est clair le débat est faussé, il faut faire appelle a nos vécus ou aux témoins, il a bien fallut des sauts de puces pour pouvoir faire des pas de géants aujourd'hui, et qui demain seront considéré comme des sauts de puces... :content:
Lire un manga gay, lesbien etc. voir "Queer as Folk ou Lword" est plus un jeu d'enfant pour les anciens, alors que lire un "Sheena, reine de la jungle" ou voir "Superman et les nains de l'enfer" pour un jeune...? :euh: Cela tendrait à démontrer peut-être que ce sont les anciens qui doivent s'instruire pas (que) les jeunes ? :content:

Enfant, ado, mais même adulte, il y a parfois encore aujourd'hui de multiples censures possibles car pas systématiques heureusement, celle légale, à laquelle l'auteur se conforme ou pas qu'il détourne avec un talent magistral, celle de l'éditeur, ensuite celle du libraire, et d'autres plus diffuses, et enfin celle du client/parent qui choisit pour un destinataire final le jeune qui lui ira de toute manière là ou le vent le porte avec ses intimes préférences et imaginaire. Et là le héro ou l'héroïne est bien comme on veut ! :^^:

Encore d'accord. Les anciens ne doivent pas moins s'instruire que les plus jeunes. :gentil:
Et on imagine bien le héro ou l'héroïne comme on veut ! ^^
Chrysé a écrit :"A quand" on ne peut pas forcément prédire, mais "faut-il" un super héros gay dans les faits ou finalement pour vous perso, rendus là est-ce important ?
Moi, je pense que c'est important. Les héros des années '60, que je lisais en tant qu'ado des années '80 m'ont bien aidé à m'assumer. J'ai adoré voir Jari vivre ensemble avec Jimmy Torrent, voir Alix et Enak dormir nus dans la même chambre, j'en passe et des meilleures. Je me fourvoyais complètement - je crois - sur les intentions de l'époque de leurs auteurs, néanmoins, je les remercie de m'avoir donné ces modèles pour évoluer. Je ne sais pas trop à quels héros gays de BD les jeunes actuels pourraient s'identifier. Parce que Pascal Brutal de Riad Sattouf (héro plutôt bi, d'ailleurs) dans Fluide Glacial, c'est un peu peu. Heureusement qu'il y a les yaoi !
Chrysé a écrit :
OFF-Topic :
Faut dire aussi que des héros gays ou héroïnes lesbiennes, on en voit tous les jours, ils vont au lycée, cherchent du boulot, élèvent leur gosses, ils affrontent les embouteillage, le patron, le sida, la bétise... donc après tout oui "un super" pour les soutenirs et les protéger par exemple du 21 décembre... pourquoi pas ? :chaipas: Au fait c'est peut-être ça que redoutent tant les "hé T ros"... la fin de leur monde unilatéral ?
OFF-Topic :
Oui, mais les "héros" gays ou "héroïnes" lesbiennes qui vont au lycée, cherchent du boulot, achètent du PQ au carrefour, affrontent le sida ... n'apportent pas ce qui manque : le rêve ! :gentil:
Chrysé
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Re: A quand un film où le super-héros serait ouvertement gay

Message par Chrysé »

Ah ok pas de problème j'aime bien ! :gentil:
Malheureusement, la veuve d'Hergé veille jalousement sur les petits secrets de son ancien époux, et ne laisse rien filtrer qui puisse entacher sa réputation
Eh oui j'entend bien, mais justement c'est bien ce que je déplore parfois, non pas que les descendants veillent sur l'oeuvre et sa préservation, mais y veillent si "jalousement" et surtout ne révèlent pas (uniquement si c'est bien le cas et que l'auteur l'aurait souhaité en son temps...) le fond... Personnellement, je pense que si l'auteur(e) était "gay/lez" ou simplement "ouvert" sur le thème, ce n'est certainement pas "entaché sa réputation", peut-être même bien le contraire ? Quelle pusillanimité, manque de cœur,... Certes l'époque où ils vivaient parfois pouvait les en empêcher mais cela soutiendrait, accompagnerait tellement de jeunes comme tu le dis plus loin, et rendrait l'oeuvre encore plus accessible à un panel encore plus large... (tout bénéfice avec l'évolution) Nous attendrons les futures adaptations, une fois dans le domaine public ou avec les générations suivantes... :content:
OFF-Topic :
Concernant l'enfance, je ne peux pas utiliser le mot "amitié", mes sentiments étaient bien que très, très jeune ou plus tard, assurément de "l'amour", sincère, puissant (avec ou sans sexe selon, d'accord et je comprend ce que tu souligne.) l'amitié (pour moi) c'est de l'amour vieillit en fût de chêne minimum 20-30 ans d'âge, c'est rare et souvent plus distinct... :content: C'est le temps et sa maturation qui la rende savoureuse :copain:
En lisant des BD, on perçoit capte à tout âge l'affection qui passe et transpire de bulle en bulle ou, de case en case et une fois grand, on fait passé ce même affect en les dessinants ou écrivant soi-même. Stan Lee adaptateur du hero gay à l'écran, disait d'ailleurs il n'ya qu'un seul qui est tout-puissant, et sa plus grande arme est l'amour. Si la pratique sexuelle n'est pas toujours "intrinsèque" l'amour lui l'est ! Après heureusement nous avons un autre grand pouvoir, celui de l'imagination. :gentil:
Concernant le super héros gay, et les yaoi, rage, robin, etc. je suis assez d'accord ce serait une évolution faute d'être déjà accessible. En tout cas, si les BD, les films continuent à progresser vivement les livres d'Histoire et contes également réactualisés ou mis à jour... (c'est valable aussi pour d'autres domaines d'ailleurs). :^^:
OFF-Topic :
[quote]Oui, mais les "héros" gays ou "héroïnes" lesbiennes qui vont au lycée, cherchent du boulot, achètent du PQ au carrefour, affrontent le sida ... n'apportent pas ce qui manque : le rêve ! [/quote] Certes c'est sans doute pour cela que je m'applique chaque jour à réaliser le conseil de Saint Ex. "Fais de ta vie un rêve, et de ton rêve, une réalité"
RexMacedoniae
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Re: A quand un film où le super-héros serait ouvertement gay

Message par RexMacedoniae »

On aperçoit une brève scène sans équivoque dans le dernier Batman, entre catwoman et sa copine !
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