Personnellement, je fais la distinction entre deux types d'amours: l'amour-passion et l'amour-solidaire.
Pour ce qui est de l'amour-passion, c'est simple comme bonjour, j'appelle ça un stimulant. Comme j'ai la flemme de développer, je vous copie-colle les réponses d'un psychiatre spécialiste d'addictologie qui traite du sujet:
Le coup de foudre : la faute aux phéromones
Vous le/la trouvez sublimement beau/belle et incroyablement intelligent(e) ? Pourquoi pas, mais il/elle dégage surtout des phéromones, captées par votre organe voméronasal (un petit organe encore mal connu, situé dans le nez) qui arrivent directement au cerveau. De son côté, lui/elle vous trouve extrêmement attirant(e)... car sans le savoir, il/elle réagit à vos pupilles dilatées par le désir.
Si, dans la suite de votre relation, vous faites l'amour, cela contribue encore à renforcer le cocktail chimique. Lulibérine, testostérone, dopamines et endorphines, l'acte sexuel libère tout cela. Résultat : un état de bien-être béat, une anesthésie temporaire de tous les maux psychologiques ou physiques, et... l'envie de recommencer.
Qu'est-ce qui se passe dans notre corps lorsque nous vivons une passion ?
La dopamine, hormone du plaisir, et donc de la récompense et de la motivation, peut être excitée par la vue d'un beau tableau, par le sport, par la nourriture… mais le plaisir sexuel est probablement son meilleur stimulant, car il n'y a rien de plus important chez l'être humain que d'être aimé. Donc, lorsque nous avons du désir et du plaisir sexuel avec notre partenaire, nous secrétons de la dopamine, mais aussi de la lulibérine et des endorphines. C'est un cocktail magique, très proche en action de certaines drogues comme l'héroïne ou l'opium : nous nous sentons "planer". Par ailleurs, nous allons aussi secréter de l'ocytocine, hormone de l'attachement, qui nous fait nous sentir encore mieux avec l'autre.
On est donc "drogué" à l'amour ?
Exactement. Une fois que toutes ces hormones sont libérées, et comme elles sont en lien direct avec la mémoire, on cherche toujours à retrouver l'autre et ces sensations agréables. Quand il est absent, nous sommes littéralement "en manque". On perd le contrôle raisonnable de ses actions. Si on était raisonnable, on n'attendrait pas des heures en contemplant son téléphone… Tous les mécanismes d'analyse normaux sont complètement perturbés par ce besoin viscéral de l'autre.
C'est à ce moment que la passion peut devenir néfaste…
Oui, comme avec une drogue dure : en état de manque de l'autre, certains grands amoureux ont l'estomac serré, se roulent de douleur par terre, sont horriblement tristes, n'ont plus envie de rien… Quand le manque est un manque à crever, quand on ne peut plus rien faire d'autre que de penser à l'autre, quand on abandonne sa famille, son travail, son pays, pour partir vers quelqu'un qui ne le mérite pas, quand on rampe sur la moquette alors qu'on vous piétine, alors là oui, la passion est une drogue dure.
Tomber amoureux provoque les mêmes réactions que la cocaïne
Grâce à cette débauche d'hormones, le cerveau ne tarde pas à s'emballer. Des chercheurs anglais ont fait l'expérience de recruter des jeunes gens "follement amoureux" et de leur montrer, au milieu d'autres images banales, une photo de leur bien-aimé(e). Résultat : les aires de la matière grise qui s'excitent à cette vue sont les mêmes que celles qui sont stimulées par la cocaïne et d'autres substances similaires. La dopamine (hormone de la même famille que les amphétamines) fait également des siennes, en nous demandant de rechercher toujours la source du plaisir, c'est-à-dire l'autre. On connaît la suite : coups de fil sans fin, contemplation des photos de vacances, visites surprises...
La passion, drogue dure ?
Attention, danger ! Les personnes fragiles ou qui vivront trop fort la phase précédente risquent de devenir durablement "accro". On sait qu'il existe aux Etats-Unis, parmi les cliniques chargées de soigner toutes sortes de dépendances, des unités spécialisées pour les addicts à l'amour... pour lesquels les experts utilisent les mêmes méthodes de diagnostic et de soins que pour les alcooliques. Comme les drogués, l'amoureux transi dit toujours pouvoir rompre, mais ne s'y résout jamais ; il promet de se maîtriser, mais appelle quand même l'autre vingt fois par jour... De tels comportements demandent un "sevrage" aussi douloureux qu'une désintoxication, plus même parfois, car une relation amoureuse est quand même plus complexe qu'un simple produit...
Par professeur Reynaud, auteur de "L'amour est une drogue douce... en général"
Je peux parfaitement comprendre qu'on puisse se refuser l'amour-passion (comme je comprends ceux et celles qui se refusent à d'autres stimulants: drogues, hallucinogènes etc ) C'est un choix à faire. Epicure conseillait à ses disciples de jouir de tout avec modération, pour ne pas tomber dans l'addiction justement.
Le tout est de savoir faire le calcul Apports/Conséquences. (ex. Je ne consomme pas de drogue parce que même si l'apport immédiat est très intéressant, les conséquences sur le long terme sont ravageuses, la balance penche, donc c'est non) Or, je pense que l'amour n'a jamais vraiment tué personne (à part peut être la présidente De Tourvel dans
les liaisons dangereuses 
) donc ça peut être intéressant pour quelqu'un qui cherche l'intensité avant tout.
Le côté très frustrant par contre, c'est qu'on a rarement le choix quand il s'agit de tomber amoureux. (La seule fois ou ça m'est arrivé, c'était dans un contexte pour le moins, subtil: week-end à se bouffer mutuellement le corps deux jours avant le décollage du gars en question au trou du cu du monde pour une durée indéterminée... je vous laisse deviner les jours...heu "amusants" que j'ai du enduré après le décollage en question) Mais je pense sincèrement qu'il y a des moyens pour réduire le risque de crash non-souhaitable (je développerais peut être dans un prochain post, là je suis fatigué)
L'amour-solidaire, est pour moi plus important. C'est tout simplement cette union qui relie les êtres humains en tant qu'unique espèce raisonnante dans l'univers. En tant que matérialiste absurde ne croyant à aucune entité intelligente en dehors de l'Homme, je pense que ce dernier a besoin de se sentir entouré de ses semblables pour calmer une peur-angoisse due à l'absurdité dans laquelle il se trouve (nature aléatoire et indifférente, existence sans sens etc) Aimer et être aimé par ses semblables (d'un amour intelligent et solidaire donc) me semble être la seule chose à faire dans un monde ou les Hommes n'ont, à la base, rien à faire.
Là par contre, je trouve un peu triste que des Hommes se résignent dans d'autres préoccupations (aimer Dieu(x), Dame-Nature et autres conneries dans le genre) plutôt que de se consacrer les uns pour les autres.
L'Homme est le sens même de l'Homme, alors que tout le reste est non-sens.
Sur cette pensée, je vais aller dormir, parce que j'ai mal à la tête.