Rire de tout ? Et avec qui ?
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Régal Délice
Re: Rire de tout ? Et avec qui ?
Il n'y a qu'à voir la différence énorme entre l'humour du nord et l'humour du sud pour comprendre que le décalage culturel peut créer des situations très blessantes pour les gens non prévenus. Chez moi, par exemple, on aime bien l'humour méchant et excessif, qui nous fait facilement passer pour des monstres sans coeur auprès de gens du nord habitués à l'autodérision sans méchanceté ; c'est que l'on pratique des formes d'humour très différentes, et ça peut créer de très profondes incompréhensions.
Re: Rire de tout ? Et avec qui ?
Ou alors, tout le monde ignore ton humour !!ordure a écrit :Tout le monde ignore l'aspect animalier de la chose!
Re: Rire de tout ? Et avec qui ?
Non, pas toipopy a écrit :Ou alors, tout le monde ignore ton humour !!ordure a écrit :Tout le monde ignore l'aspect animalier de la chose!
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Grand-midi
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- Inscription : mar. oct. 25, 2011 8:38 am
Re: Rire de tout ? Et avec qui ?
Pour moi l'humour est la manifestation salvatrice d'une forme de legereté et de recul sur l'essence de la vie, et donc d'intelligence et de compréhension de sa propre place au sein de l'existence.
C'est quelque chose d'absolument nécessaire à mon sens qui révèle la finesse d'un esprit et sa capacité d'assumer sa propre vie passé, présente et future.
Pour ce qui est de rire de tout, je dirais qu'aller jusqu'au bout de sa démarche humoristique singulière qui réféchit aussi sur elle-même, et rit aussi d'elle-même comme tentative incertaine (on ne parle pas de blagues potaches ici bien entendu) est le signe d'une forme de grandeur, de capacité à s'assumer en tant qu'individu singulier pour que les autres puissent justement se reconnaître dans sa tentative d'être drôle et pouvoir se retourner à l'infini sur son être-pour le rire.
Tout rire véritable repose donc sur un échec premier, un desespoir au moins latent sinon réel.
Tout bouffon n'est-il d'ailleurs pas avant tout un fin connaisseur du desespoir?
Il y a donc dans l'humour et le rire qu'il provoque à la fois l'expression d'une singularité et la possibilité d'une reconnaissance universelle : ce qui n'est pas rien!
Une réponse brêve, peu travaillée, sans doute loin du débat de départ, mais tellement sincère.
PS: j'ai beaucoup aimé la réponse de Goupil, je la trouve très juste et elle rejoint ma conception.
C'est quelque chose d'absolument nécessaire à mon sens qui révèle la finesse d'un esprit et sa capacité d'assumer sa propre vie passé, présente et future.
Pour ce qui est de rire de tout, je dirais qu'aller jusqu'au bout de sa démarche humoristique singulière qui réféchit aussi sur elle-même, et rit aussi d'elle-même comme tentative incertaine (on ne parle pas de blagues potaches ici bien entendu) est le signe d'une forme de grandeur, de capacité à s'assumer en tant qu'individu singulier pour que les autres puissent justement se reconnaître dans sa tentative d'être drôle et pouvoir se retourner à l'infini sur son être-pour le rire.
Tout rire véritable repose donc sur un échec premier, un desespoir au moins latent sinon réel.
Tout bouffon n'est-il d'ailleurs pas avant tout un fin connaisseur du desespoir?
Il y a donc dans l'humour et le rire qu'il provoque à la fois l'expression d'une singularité et la possibilité d'une reconnaissance universelle : ce qui n'est pas rien!
Une réponse brêve, peu travaillée, sans doute loin du débat de départ, mais tellement sincère.
PS: j'ai beaucoup aimé la réponse de Goupil, je la trouve très juste et elle rejoint ma conception.