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reflexion : voter blanc s'abstenir?
Je ne m'en contentais pas. C'est sûr qu'il faut définir des modalités pratiques qui permettent l'existence d'une démocratie de fait. Mais là, déjà, ce n'est plus la Démocratie...lulu galipette a écrit :à moin sens se contenter d'une définition négative de la démocratie est insuffisant.
C'est là que tu te trompes, à mon sens. D'abord, tu ne t'intéresses qu'à l'élection présidentielle, comme si c'était la seule, ainsi que je l'ai déjà souligné ; tu n'as d'ailleurs pas vraiment réagi à cette remarque. D'autre part, tu confonds qualité et quantité à propos de la réduction du choix. Un choix est réduit, en politique, si l'alternative ne porte que sur deux propositions semblables -ou une seule proposition acceptable comme ce fut le cas en 2002. Or, on est bien obligés d'y revenir, les programmes du PS et de l'UMP sont profondément différents, dans leurs fondements idéologiques comme dans leurs modalités pratiques. Moi, je vois un véritable choix, renouvelé, là où tu vois une permanence et une bride à ta liberté. Je rappelle que pour l'élection présidentielle on ne peut que faire un choix de grand projet, et que les élections législatives sont là pour infléchir et préciser ce grand projet.lulu galipette a écrit :j'insiste la liberté réside aussi dans la diversité. Un choix n'en est plus un s'il est trop réduit. d'autre part si on résume la démocratie a deux partis il y a une flagrante insuffisance de représentativité du corps electoral....
Alors 1) je ne comprends pas la première phrase (il y a plein de partis dans ce qu'on nomme "l'opposition"), 2) le peuple n'existe pas, les élites sont nécessaires, et 3) le parti et le candidat agissent de conserve, tout en laissant à chacun sa marge de liberté, et une fois président, c'est bien le candidat qui nomme le chef du gouvernement (donc on reste dans une ligne originale, attachée à un ensemble idéologique fort défendu par le parti).lulu galipette a écrit :L'opposition n'a qu'une manière d'être l'opposition puisqu'elle n'est le fruit que d'un seul parti.[…] et pourquoi un parti constitué d'une multiplicité d'hommes aurait-il plus de légitimité que le peuple lui même? […] je trouve que les frontières entre la liberté intellectuelle et ce qu'impose le parti en contraignant à la renonciation devient très ténue.
Ce que je veux dire, c'est que trop de représentativité aboutit à des dysfonctionnements graves et des blocages politiques dangereux, comme les précédentes Républiques l'ont illustré. C'est pour cela que j'aime bien cette "part" de proportionnelle, qui introduit plus de représentativité tout en se gardant d'une balkanisation des chambres.lulu galipette a écrit :"la démocratie n'est pas nécessairement la représentativité".... moi ça me torture ça.... je ne sais pas si je peux être d'accord.
Non. En tant que parti élu, elle est l'émanation de la volonté de la majorité des électeurs. Une loi doit être changeante car la réalité est changeante. C'est le principe d'une société vivante : les choses changent ; il faut s'adapter.lulu galipette a écrit :Qu'est une loi changeante...la loi n'est-elle pas le parti finalement....
Je ne pense pas que l'alternance effective soit un signe sine qua non de démocratie. La démocratie doit permettre l'alternance (par la liberté d'expression, l'accès égal des candidats aux médias ou à l'espace public et la liberté des élections). Mais un pays qui ne connaît pas l'alternance n'est pas nécessairement a priori non démocratique. Donc pour moi, elle n'est pas un critère ; au plus confirme-t-elle l'effectivité de la démocratie.lulu galipette a écrit :l'alternance, nous l'avons. des questions se posent tout de même. à partir de quand peut-on considérer que l'alternance est tarie depuis suffisament longtemps pour que l'on ne soit plus certain d'être en démocratie?
Ben si, justement parce que l'abstention ou le blanc en acte ne signifient RIEN. C'est bien beau de mettre tout plein de significations et de réflexions dedans ; en pratique, c'est juste un refus de se prononcer : les raisons n'apparaissent pas. On pourra dire que les électeurs s'en foutent, qu'ils ne sont pas contents mais qu'on ne peut pas savoir pourquoi, etc. C'est un rêve irréalisable que de vouloir avoir prise par le vote sur les propositions mêmes des différents candidats. Par définition, le vote blanc, le vote nul et l'abstention n'ont aucune signification visible. Si on veut avoir prise sur les idés, il faut s'engager en amont.lulu galipette a écrit :imaginons que le peuple vote massivement blanc ou ne vote massivement pas. Il y aura fatalement une remise en question. Aucun postulant au pouvoir e sera représentatif de rien, le peuple reprendra la barre et on cessera de déléguer. On ne peut nier que dans un tel cas de figure quelque chose se passerait.
En aucun cas, à mon sens. Si on est démocrate, on va au moins s'abstenir de choisir en votant blanc. S'abstenir d'aller voter, c'est simplement se retirer du jeu démocratique, et non pas comme tu l'affirmes de la "démocratie telle qu'elle existe" -ce qui ne veut rien dire : l'application pratique, c'est la République et la démocratie, c'est juste le principe de fonctionnment.lulu galipette a écrit :la question du respect des fondement de la démocratie par l'acte d'aller voter s'inscrit tout à fait dans ce que je dis. Ne pas aller voter c'est ne pas respecter la démocratie telle qu'on nous la présente actuellement. Ce qui est une position tenable.
Mais ça, ce serait avancer en aveugle ! Sans compter que ça amènerait au pouvoir quelqu'un qui n'a pas plus de 15% de voix. Waouh, ça c'est de la démocratie...lulu galipette a écrit :je comprends mieux le pourquoi du vote en un tour. Mais ce devrait alors être un vote en un tour sans sondages!
Finalement, je ne te comprends pas vraiment, en fait... Ta position est, me semble-t-il, paradoxale.
Il y a des partis en France, qui ont des soutiens plus ou moins nombreux, ce qui se compte par rapport au nombre d'adhérents, qu'on peut considérer comme très majoritairement des électeurs fidèles, le socle des voix qui leurs sont créditées. Après, il y a les électeurs fidèles non adhérents et les électeurs "mouvants". Les sondagent donnent une image du poids des partis à un moment donné. D'ailleurs, à propos de sondages, les électeurs ont aussi le droit d'exercer leur esprit critique. C'est trop facile de se plaindre en criant à la manipulation médiatique si on n'essaie pas de réfléchir sur les infos qu'on nous donne (et je ne te vise pas, hein, je parle en général parce que j'en connais, des gens de cette espèce).
Donc ces majorités existent bien, et par conséquent une élection aboutit au choix d'un parti majoritaire -à moins que les électeurs soient des girouettes à court terme (et dans ce cas, c'est grave). L'élecion présidentielle, ce n'est que la victoire d'une majorité relative sur une autre... Donc on ne peut pas sortir de la logique des grands partis modérés, et heureusement bipolarisés.
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ExMembre L
je ne faisais que dire que je comprenais la raison de deadx... je peux pas dire que je ne comprends jamais rien : débattre c'est avancer, c'est donc accèpter ou du moins dire qu'on comprend sans agréer au point par point...lulu galipette a écrit:
je comprends mieux le pourquoi du vote en un tour. Mais ce devrait alors être un vote en un tour sans sondages!
Mais ça, ce serait avancer en aveugle ! Sans compter que ça amènerait au pouvoir quelqu'un qui n'a pas plus de 15% de voix. Waouh, ça c'est de la démocratie...
pour le reste, heu il me faut le temps de la reflexion!
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ExMembre L
Héhé, me revoilaaaaa !!!!!
Bien, après moult péripéties j’en reviens à mon exploration idéologique sur « du bien fondé et du sens du vote blanc et de l’abstention, différences et utilité »
Je note avant d’entériner le débat, que je ne dis ni ce que je pense, ni ce que je ferai, mais que j’essaie de penser les choses pour faire au mieux, et mettre à l’épreuve du faux le vrai. (ou un truc dans ce genre là, il faut bien à un moment ou a un autre emprunter tous les chemins pour trouver le bon)
Je vais reprendre légèrement en amont de tout ça, un peu parce que certains point d’opposition auxquels j’ai répondu n’ont il me semble pas été compris, d’autre part pour affiner certaines choses qui ont trouvé opposition parce que je les ai mal formulées, ou pas suffisamment affinées. Je ne prétends pas détenir la vérité je prétends en revanche montrer qu’il existe des formes de pensée un peu anti conventionnelles et certainement subversives que l’on ne nous habitue pas à envisager, (voire qu’on nous défend d’envisager) et que je pense qu’un peu de subversion ne fait pas de mal.
Bien au contraire. Dire cela c’est interpréter comme bon vous semble le « pourquoi » de l’abstention. L’abstention comme je l’ai dit et vais le redire revêt un sens fort. Dire que les abstentionnistes sont ceux qui vont se faire dorer la rondelle à la plage relève de l’interprétation car RIEN ne permet d’évaluer le pourquoi qui a motivé l’abstention. A ce sujet d’ailleurs je pense que le taux d’abstention sera bien plus élevé au second tour qu’au premier. On ne pourra pas dire que c’est là de l’indifférence de la part des électeurs qui étaient bien présents au premier tour… il s’agira donc bien d’autre chose. De même dire que s’abstenir c’est se montrer indifférent, je m’inscris en faux. Totalement. Là encore il s’agit d’une interprétation du pourquoi de cette abstention et refuser d’envisager qu’elle puisse avoir un sens fort.
Pour guillaume 86
De guillaume 86 toujours :
Guillaume encore :
Bien maintenant, revenons en à des points de définition simples. ( je suis quiche, hein, ce que j’écris là est le fruit d’une longue discussion que j’ai eu cet aprem avec un ami, je ne me pose nullement en sage docte là-dessus…je vais le reprendre aussi simplement et clairement qu’il me sera possible.)
Fred utilise l’argument massue numéro 1 que la plupart des gens utilisent pour affirmer qu’il faux nos aïeux aller voter, la bastille, le peuple, la révolution, nia nia. Bon.
La révolution. Nos ancêtres. A l’époque, nous avons une noblesse qui est relativement mal barrée. Ca on sait. On a en face, des bourgeois que quand même ça arrangerais bien que les nobles soient décapités pour asseoir leurs statuts sociaux, et se garantir une légitimité sociale. On a enfin les prolétaires, qui eux sont une minorité, le peuple contraint de vendre sa force de travail aux bourgeois. Sur ces trois là, nous avons deux classes opprimées ou empêchées par la noblesse, dont une est bien plus massivement représentée, j’ai nommé la bourgeoisie, et qui va bien plus massivement opérer en s’appuyant par ailleurs sur le prolétariat pour mener la révolution. Nous avons donc une bourgeoisie montante qui va mettre en place l’appareil étatique tel que nous le connaissons. La question se pose alors. Au profit de qui va œuvrer l’appareil étatique ? hein ? Qui va se démerder pour que l’appareil étatique garantisse ses droits, garantisse son bien être, garantisse sa longévité ? Hé bé créfieu ? Ceux qui l’ont mis en place. Nous avons donc un appareil étatique qui par essence œuvre en faveur de l’a bourgeoisie. Je vous demande alors aux dépends de qui ??? Après la révolution, herf, qui reste-t-il donc ? La noblesse, la bourgeoisie, et le prolétariat sont dans un bateau, la noblesse tombe à l’eau, qui reste-t-il ??? Bourgeoisie qui va s’arranger pour pérenniser son règne ad vitam, possède les moyens de production par lesquels elle s’approprie invariablement la plus value apportée à la matière première par un prolétariat contraint de vendre sa force de travail.
Par essence nous avons donc un appareil étatique prévu pour ça. Prévu pour assommer le prolétariat. On va répliquer comme je l’ai fait : « mais c’est bizarre ça quand même ??? quand on entend parler les candidats, on entend des trucs du style « bla bla lutter contre la précarité » « bla bla les travailleurs » « bla bla les chômeurs »….etc. Serait-ce le plus magnifique mensonge qu’on nous ait servi pour garantir la survie de l’état tel qu’en l’état ?
Examinons les choses de plus près. Les trois choses essentielles à la subsistance et que l’on est contraint de rechercher sont : la santé, le logement, la nourriture, et afin d’avoir la possibilité de penser et de critiquer les choses qui nous entourent… l’éducation.
Regardons de plus près ce qui se passe depuis des années. On a sabré l’éducation, on a désorganisé les hopitaux, aucune mesure n’est prévue pour le logement alors que des familles entières ne parviennent plus à trouver un toit malgré un travail stable. Fatalement. Si les prolétaires sont occupés à subvenir la majeure partie de leur temps à leurs besoins primaires, et sont sous éduqués (pré professionnalisation de plus en plus tôt) n’étant plus à même de réfléchir leur monde, ils composent une magnifique toile de fond de gens incapable de réagir au pouvoir en place.
Mettons donc, que celui qui s’abstient bafoue la mémoire de ses pairs. Laissez moi vous dire que je pense sincèrement que nos amis les révolutionnaires n’auraient sans doute pas perdu la vie pour que nous ratifions à tout prix l’appareil étatique tel qu’il est conçu et tel qu’il fait aller la société prolétarienne à l’heure actuelle. (zut il est l’heure que je me déconnecte, j’men va, mais je finirais le développement plus tard et au lu de vos réponses aussi)
Bien, après moult péripéties j’en reviens à mon exploration idéologique sur « du bien fondé et du sens du vote blanc et de l’abstention, différences et utilité »
Je note avant d’entériner le débat, que je ne dis ni ce que je pense, ni ce que je ferai, mais que j’essaie de penser les choses pour faire au mieux, et mettre à l’épreuve du faux le vrai. (ou un truc dans ce genre là, il faut bien à un moment ou a un autre emprunter tous les chemins pour trouver le bon)
Je vais reprendre légèrement en amont de tout ça, un peu parce que certains point d’opposition auxquels j’ai répondu n’ont il me semble pas été compris, d’autre part pour affiner certaines choses qui ont trouvé opposition parce que je les ai mal formulées, ou pas suffisamment affinées. Je ne prétends pas détenir la vérité je prétends en revanche montrer qu’il existe des formes de pensée un peu anti conventionnelles et certainement subversives que l’on ne nous habitue pas à envisager, (voire qu’on nous défend d’envisager) et que je pense qu’un peu de subversion ne fait pas de mal.
de Haakim refrain repris en cœur il me semble par nombre de forumeurs….et une grande partie de l’électorat. Hem. Voter mal pour éviter pire. Je ne pense pas pouvoir raisonner ainsi. Pour moi à l’inverse de ce qu’ont dit beaucoup, « si tu ne votes pas, ensuite tu ne pourras plus rien dire puisque tu n’auras pas pris parti » je pense plutôt et avec ferveur « si je vote POUR ensuite je ne pourrai plus rien dire puisque j’aurais donné mon assentiment à quelque chose qu’au fond je ne cautionne pas » … au contraire, si je ne vote pas pour, libre à moi de penser la suite. On ne peut décemment pas voter pour une personne dont on passera ensuite la majeure partie de son temps à contester les idées et les mesures qu’il voudra mettre en place.voter blanc c'est laisser profiter à sarkozy
De fred.Et la pérennité des grands partis tu l'offres sur un plateau d'argent quand tu ne vas pas voter
Bien au contraire. Dire cela c’est interpréter comme bon vous semble le « pourquoi » de l’abstention. L’abstention comme je l’ai dit et vais le redire revêt un sens fort. Dire que les abstentionnistes sont ceux qui vont se faire dorer la rondelle à la plage relève de l’interprétation car RIEN ne permet d’évaluer le pourquoi qui a motivé l’abstention. A ce sujet d’ailleurs je pense que le taux d’abstention sera bien plus élevé au second tour qu’au premier. On ne pourra pas dire que c’est là de l’indifférence de la part des électeurs qui étaient bien présents au premier tour… il s’agira donc bien d’autre chose. De même dire que s’abstenir c’est se montrer indifférent, je m’inscris en faux. Totalement. Là encore il s’agit d’une interprétation du pourquoi de cette abstention et refuser d’envisager qu’elle puisse avoir un sens fort.
Pour guillaume 86
Alors, là oui et non. Pour toi refuser d’aller voter c’est donc refuser d’être citoyen… héhé. Certes. C’est en tout cas nous pouvons l’affirmer refuser d’être citoyen de l’appareil étatique tel qu’on nous l’impose ou tel qu’il se présente à nous en sa forme actuelle. Hé bien en ce sens, effectivement. C’est sans doute cela s’abstenir. Pourtant ce n’est pas refuser d’être citoyen tout court, s’est s’affirmer citoyen autrement que l’entend la majorité. Donc oui et non.A mon sens s'abstenir est faire la preuve d'un manque de civisme.
De guillaume 86 toujours :
Hééé non. Je m’inscris encore en faux, je réitère. Voter n’est pas un DEVOIR, mais voter est un DROIT. Et imposer le vote au vu de (prenons les en référence à bon escient du coup, s’ils vous servent qu’ils me servent à moi aussi un peu quand même !) nos chers ancêtres qui se sont battus pour obtenir un DROIT et une LIBERTE, on ne peux l’accepter.En attendant, on nous a appris que voter est autant un droit qu'un devoir
Guillaume encore :
J’achoppe sur le « refuser de se faire entendre » qui hérisse nos oreilles, encore, s’abstenir c’est se faire entendre. Mais pas comme convenu.Qu'on m'explique en quoi l'abstention est "une position idéologique tenable", en quoi refuser de se faire entendre
Bien maintenant, revenons en à des points de définition simples. ( je suis quiche, hein, ce que j’écris là est le fruit d’une longue discussion que j’ai eu cet aprem avec un ami, je ne me pose nullement en sage docte là-dessus…je vais le reprendre aussi simplement et clairement qu’il me sera possible.)
Fred utilise l’argument massue numéro 1 que la plupart des gens utilisent pour affirmer qu’il faux nos aïeux aller voter, la bastille, le peuple, la révolution, nia nia. Bon.
La révolution. Nos ancêtres. A l’époque, nous avons une noblesse qui est relativement mal barrée. Ca on sait. On a en face, des bourgeois que quand même ça arrangerais bien que les nobles soient décapités pour asseoir leurs statuts sociaux, et se garantir une légitimité sociale. On a enfin les prolétaires, qui eux sont une minorité, le peuple contraint de vendre sa force de travail aux bourgeois. Sur ces trois là, nous avons deux classes opprimées ou empêchées par la noblesse, dont une est bien plus massivement représentée, j’ai nommé la bourgeoisie, et qui va bien plus massivement opérer en s’appuyant par ailleurs sur le prolétariat pour mener la révolution. Nous avons donc une bourgeoisie montante qui va mettre en place l’appareil étatique tel que nous le connaissons. La question se pose alors. Au profit de qui va œuvrer l’appareil étatique ? hein ? Qui va se démerder pour que l’appareil étatique garantisse ses droits, garantisse son bien être, garantisse sa longévité ? Hé bé créfieu ? Ceux qui l’ont mis en place. Nous avons donc un appareil étatique qui par essence œuvre en faveur de l’a bourgeoisie. Je vous demande alors aux dépends de qui ??? Après la révolution, herf, qui reste-t-il donc ? La noblesse, la bourgeoisie, et le prolétariat sont dans un bateau, la noblesse tombe à l’eau, qui reste-t-il ??? Bourgeoisie qui va s’arranger pour pérenniser son règne ad vitam, possède les moyens de production par lesquels elle s’approprie invariablement la plus value apportée à la matière première par un prolétariat contraint de vendre sa force de travail.
Par essence nous avons donc un appareil étatique prévu pour ça. Prévu pour assommer le prolétariat. On va répliquer comme je l’ai fait : « mais c’est bizarre ça quand même ??? quand on entend parler les candidats, on entend des trucs du style « bla bla lutter contre la précarité » « bla bla les travailleurs » « bla bla les chômeurs »….etc. Serait-ce le plus magnifique mensonge qu’on nous ait servi pour garantir la survie de l’état tel qu’en l’état ?
Examinons les choses de plus près. Les trois choses essentielles à la subsistance et que l’on est contraint de rechercher sont : la santé, le logement, la nourriture, et afin d’avoir la possibilité de penser et de critiquer les choses qui nous entourent… l’éducation.
Regardons de plus près ce qui se passe depuis des années. On a sabré l’éducation, on a désorganisé les hopitaux, aucune mesure n’est prévue pour le logement alors que des familles entières ne parviennent plus à trouver un toit malgré un travail stable. Fatalement. Si les prolétaires sont occupés à subvenir la majeure partie de leur temps à leurs besoins primaires, et sont sous éduqués (pré professionnalisation de plus en plus tôt) n’étant plus à même de réfléchir leur monde, ils composent une magnifique toile de fond de gens incapable de réagir au pouvoir en place.
Mettons donc, que celui qui s’abstient bafoue la mémoire de ses pairs. Laissez moi vous dire que je pense sincèrement que nos amis les révolutionnaires n’auraient sans doute pas perdu la vie pour que nous ratifions à tout prix l’appareil étatique tel qu’il est conçu et tel qu’il fait aller la société prolétarienne à l’heure actuelle. (zut il est l’heure que je me déconnecte, j’men va, mais je finirais le développement plus tard et au lu de vos réponses aussi)
Dernière modification par ExMembre L le sam. mai 05, 2007 9:57 am, modifié 1 fois.
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ExMembre L
et hop un petit thé et une tarte aux pommes fumante plus loin.. je poursuis un peu, sinon je vais souler les gens, si c'est pas déjà le cas, bref ne me lisez pas sinon!
on comprendra que dans cette réflexion, oui , tu as raison, voter c'est accomplir le devoir du citoyen irréprochable tel que ce système étatique conçoit le citoyen irréprochable. En revanche l'abstentionniste peut se concevoir comme un citoyen différent de ce que fait du citoyen cet état là. l'abstention a donc du sens et n'est donc pas le miroir de l'indifférence que vous semblez vouloir en faire, il n'est pas plus l'indifférent inconscient du monde qui l'entoure.... bien au contraire il peut avoir une conscience aigue de ce qu'il désire ne pas cautionner, de ce dans quoi il ne désire pas s'inscrire.
pour potiron maintenant :
De la même manière, il me semble que le peuple est de moins en moins écouté, et de plus en plus rejetté dans ce que les dirigeants qualifient d'ignorance. (posons que ce ne sont pas ces mêmes dirigeants qui créent l'ignorance... posons...) il est de plus en plus difficile de se faire entendre. Le peuple dit non à l'europe les dirigeants répondent "vous dites non, mais vous ne saisissez pas les enjeux, faites nous confiance, nous savons mieux" le peuple dit non à plein de trucs et invariablement on répond au peuple "vous n'avez pas bien compris..." en gros ils savent mieux, "nous vous avons entendu néanmoins, il s'agit d'avancer! alors allons y quand même allons-y ensemble".... ce n'est pas la l'image que j'ai moi d'un pouvoir faisant valoir mes opinions.
Alors... l'effet d'un taux d'abstention massif n'est il pas plutôt le reflet inconscient ou conscient d'ailleurs, du peuple que ceux qui gouvernent finalement ne suivent pas ses imprécations? N'est il pas le reflet d'un sentiment de lassitude voire de dégout plutôt que celui d'une indifférence? Ou de l'indifférence à laquelle à conduit de lui-même ce système nivellé? N'est-il pas enfin le symptôme évident d'un malaise?
j'espère à ce stade avoir été suffisament claire sur ce que je dégage. S'abstenir c'est s'engager à sortir du cadre d'un système étatique dont on ne cautionne plus l'essence même. C'est également montrer son désaccord de la façon la plus efficace qui soit. (et ce contrairement au blanc qui pour le coup est l'indicateur sûr qu'aucun candidat ne correspondait à nos attentes) C'est donc également faire violence que d'imposer le vote. C'est du même coup imposer le système actuel contre lequel on peut prendre position, et en dehors duquel il existe des solutions. C'est clairement ne pas respecter ou ne plus respecter ce que ces fondements sont devenus, et nous tombons donc d'accord. Il suffit juste de parler de la même chose.
sinon pour Dead, dire que la diversité est une arnarque, heu.... pour moi c'est pile l'inverse. Mais je pense m'être suffisament expliquée sur ce point maitenant. Avoirle choix entre une patate cuite et une patate crue c'est pas avoir le choix. Et dire que limiter le choix c'est permettre à l'électeur d'avoir plus de clairvoyance, c'est mépriser l'électeur. je crois.
ho! que oui! on est encore d'accord!
hé bé! j'ai bien transpiré moi! impatiente de lire la suite!
Voter blanc, c'est avoir une attitude civique irréprochable: tu fais ton devoir de citoyen et en même temps, tu ne fais pas violence à tes convictions personnelles ou à ton absence de convictions bien souvent.
on comprendra que dans cette réflexion, oui , tu as raison, voter c'est accomplir le devoir du citoyen irréprochable tel que ce système étatique conçoit le citoyen irréprochable. En revanche l'abstentionniste peut se concevoir comme un citoyen différent de ce que fait du citoyen cet état là. l'abstention a donc du sens et n'est donc pas le miroir de l'indifférence que vous semblez vouloir en faire, il n'est pas plus l'indifférent inconscient du monde qui l'entoure.... bien au contraire il peut avoir une conscience aigue de ce qu'il désire ne pas cautionner, de ce dans quoi il ne désire pas s'inscrire.
pour potiron maintenant :
alors il faut affiner, avoir le même nom et changer de contenu oui. D'ailleurs aujourd'hui cetrains aspirants se disent clairement "réformistes". C'est à dire, que tout en restant dans le cadre tel que je l'ai décrit de l'état, il comptent réformer des choses. Rester dans le cadre et changer le tableau. Le cadre, lui reste et demeure le cadre contre lequel on peut s'inscrire. A partir de l'instant ou l'on tient une position politique récusant le cadre même, même une démarche réformiste ne pourra convenir... d'où l'abstention.je crois que c'est là que tu te trompes, en fait. D'abord, ce ne sont pas toujours les mêmes, ensuite les mêmes ne sont pas nécessaireent les mêmes (en clair : on peut avoir le même nom sans avoir le même contenu).
certes. Je ne le fais ici que parce que le forum n'est pas un outil propice aux débats politiques sereins comme le montrent les autres fils. C'est de là que j'impose cette limite que nous ne parlions pas d'actualité dans celui-ci. Ceci dit, effectivement les réalités concrètes qui nous entourent aujourd'hui font que peut-être serait-il temps de réaliser que le cadre ne cadre rien qui puisse donner sujet à changement radical. Le cadre est par essence prévu pour protèger une certaine catégorie de personnes une certaine conception des valeurs. Les réalités actuelles font que si le cadre ne change pas, l'influence de cette conception du pouvoir se poursuivra avec ses défauts, ainsi qu'avec ses qualités.car on ne peut, comme tu le souhaites, raisonner en-dehors des réalités concrètes (en théorie, voter blanc a plein de bonnes justifications ; en pratique je juge qu'il est néfaste)- la diversité existe bel et bien entre les deux grands partis. Car, pour répondre à cette autre phrase :
oui. Effectivement. Il reste à déterminer toujours la même chose. Ce contre pouvoir de quelle façon ses dirigeants sont-ils portés à ce pouvoir? Par qui? Y a-t-il eu renouvellement de ces dirigeants récemment? Et une fois que l'on a porté au pouvoir ces dirigeants là....soit. Mais quelle prise reste-t-il au peuple durant les 5 années qui les séparent de la prochaine éléction? nulle. D'autre part ce contre pouvoir s'équilibre toujours par alternance de sorte que l'on y rtrouve toujours le même jeu d'opposition qui aboutit toujours à... à quoi?Ensuite, les élections législatives donnent la couleur et l'infléchissement à la politique du grand parti
De la même manière, il me semble que le peuple est de moins en moins écouté, et de plus en plus rejetté dans ce que les dirigeants qualifient d'ignorance. (posons que ce ne sont pas ces mêmes dirigeants qui créent l'ignorance... posons...) il est de plus en plus difficile de se faire entendre. Le peuple dit non à l'europe les dirigeants répondent "vous dites non, mais vous ne saisissez pas les enjeux, faites nous confiance, nous savons mieux" le peuple dit non à plein de trucs et invariablement on répond au peuple "vous n'avez pas bien compris..." en gros ils savent mieux, "nous vous avons entendu néanmoins, il s'agit d'avancer! alors allons y quand même allons-y ensemble".... ce n'est pas la l'image que j'ai moi d'un pouvoir faisant valoir mes opinions.
Alors... l'effet d'un taux d'abstention massif n'est il pas plutôt le reflet inconscient ou conscient d'ailleurs, du peuple que ceux qui gouvernent finalement ne suivent pas ses imprécations? N'est il pas le reflet d'un sentiment de lassitude voire de dégout plutôt que celui d'une indifférence? Ou de l'indifférence à laquelle à conduit de lui-même ce système nivellé? N'est-il pas enfin le symptôme évident d'un malaise?
Si on veut changer les choses, on s'engage. À mon sens, c'est la seule manière efficace et productive de montrer son désaccord. Et comme la possibilité de voter blanc existe, je ne vois pas en quoi ce serait une violence dictatoriale d'obliger les gens à voter. Si on veut plus de démocratie, on commence par en respecter les fondements.
j'espère à ce stade avoir été suffisament claire sur ce que je dégage. S'abstenir c'est s'engager à sortir du cadre d'un système étatique dont on ne cautionne plus l'essence même. C'est également montrer son désaccord de la façon la plus efficace qui soit. (et ce contrairement au blanc qui pour le coup est l'indicateur sûr qu'aucun candidat ne correspondait à nos attentes) C'est donc également faire violence que d'imposer le vote. C'est du même coup imposer le système actuel contre lequel on peut prendre position, et en dehors duquel il existe des solutions. C'est clairement ne pas respecter ou ne plus respecter ce que ces fondements sont devenus, et nous tombons donc d'accord. Il suffit juste de parler de la même chose.
sinon pour Dead, dire que la diversité est une arnarque, heu.... pour moi c'est pile l'inverse. Mais je pense m'être suffisament expliquée sur ce point maitenant. Avoirle choix entre une patate cuite et une patate crue c'est pas avoir le choix. Et dire que limiter le choix c'est permettre à l'électeur d'avoir plus de clairvoyance, c'est mépriser l'électeur. je crois.
heu... j'men fout de l'élite. Qui mieux que le peuple sait mieux ce dont il a besoin? Ce raisonnement va automatiquement stigmatiser les candidats qui ne sont pas directement issus de la classe dominante. je trouve ç atrès suspect en fait.... et puis il faudrait me définir "élite" élite quoi? élite estampillée école politique issue de l'état , c'est a dire de l'état cherchant à assurer sa survie et fatalement enseignant les outils propres à cette survie? élite.... étrange. Si le peuple n'existe pas, l'élite non plus. chaque civile est l'élite. C'est comme de souligner éternellement que tel candidat n'ayant pas fait les grandes écoles à moins de légitimité que tel autre directement issu de l'usine à candidat formaté.2) le peuple n'existe pas, les élites sont nécessaires,
C'est le principe d'une société vivante : les choses changent ; il faut s'adapter.
ho! que oui! on est encore d'accord!
interprétation erronnée et abusive de ce que veut ou ne veut pas dire de tels actes. refuser de donner du sens à celà je trouve ça dans le fond bien pratique. ça évite de trop réfléchir. Ca permet de reléguer les forces inquiétantes à de pauvres gens qui n'ont une fois de plus rien compris à rien ou sont connement indifférents.... et je dis moi, que bien au contraire.Ben si, justement parce que l'abstention ou le blanc en acte ne signifient RIEN. C'est bien beau de mettre tout plein de significations et de réflexions dedans ; en pratique, c'est juste un refus de se prononcer : les raisons n'apparaissent pas. On pourra dire que les électeurs s'en foutent, qu'ils ne sont pas contents mais qu'on ne peut pas savoir pourquoi, etc. C'est un rêve irréalisable que de vouloir avoir prise par le vote sur les propositions mêmes des différents candidats. Par définition, le vote blanc, le vote nul et l'abstention n'ont aucune signification visible. Si on veut avoir prise sur les idés, il faut s'engager en amont.
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ExMembre L
C'est marrant parce que quand j'ai lu le titre de ce fil, j'ai pensé à Christian Blanc, un centriste qui est franchement assez bon, surtout pour la réforme de l'Etat !!!
Alors oui, peut être plus tard, voter Blanc deviendra super utile !!!
Sinon, je vote contre l'abstention et le vote blanc ! Ne pas se prononcer, c'est laisser le choix aux autres, on ne vaut pas moins qu'eux. Alors même si pour ma part je n'ai voté pour aucun des 2 au 1er tour, je m'obligerai à choisir dimanche matin dans mon petit isoloir, seul, tout tristounet, cherchant encore un 3ème bulletin jusquà qu'une petite vieille aigrie vienne me déloger...
Courage !
Alors oui, peut être plus tard, voter Blanc deviendra super utile !!!
Sinon, je vote contre l'abstention et le vote blanc ! Ne pas se prononcer, c'est laisser le choix aux autres, on ne vaut pas moins qu'eux. Alors même si pour ma part je n'ai voté pour aucun des 2 au 1er tour, je m'obligerai à choisir dimanche matin dans mon petit isoloir, seul, tout tristounet, cherchant encore un 3ème bulletin jusquà qu'une petite vieille aigrie vienne me déloger...
Courage !
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SuperGarfield
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Pas certain, parce que voter Jacques Blanc, ancien Président de la Région Languedoc-Roussillon, ce n'est pas vraiment un choix louable...ElPibe a écrit :C'est marrant parce que quand j'ai lu le titre de ce fil, j'ai pensé à Christian Blanc, un centriste qui est franchement assez bon, surtout pour la réforme de l'Etat !!!
Alors oui, peut être plus tard, voter Blanc deviendra super utile !!!
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deadxkorps
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SuperGarfield
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