L'infidélité entre homme, nouvelle réalité?
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inconnu n
Re: L'infidélité entre homme, nouvelle réalité?
Tu dis que ce n'est pas un sacrifice. Mais renoncer à ses envies EST un sacrifice, par définition même. Par ailleurs, ce qui nous pose problème ici n'est pas l'engagement mais l'exclusivité obligatoire (et non, ce n'est pas la même chose, on peut très bien être fiancé, voire marié, et en couple ouvert), sur le mode de "JE ne supporterais pas que TU ailles voir ailleurs, parce que ça veut dire que tu ne n'aime pas" (le propos de Ludow63, j'invente rien) -soit dit en passant, ça me fait un poil penser aux enfants qui ont peur d'être délaissés si ils ont un petit frère ou une petite soeur-, donc "j'exige la fidélité, ou rien".
Il y a une différence entre une personne qui, spontanément, et de son propre chef décide de se restreindre à une personne (je crois que c'est à ça que tu te réfères). Et une personne qui exige de l'autre qu'elle le fasse.
Il y a une différence entre une personne qui, spontanément, et de son propre chef décide de se restreindre à une personne (je crois que c'est à ça que tu te réfères). Et une personne qui exige de l'autre qu'elle le fasse.
Re: L'infidélité entre homme, nouvelle réalité?
Pour répondre à New Starting, oui, je parle implicitement de l'engagement volontaire. Après, sur le thème de l'obligation, la non exclusivité non obligatoire pose le même problème : "JE ne supporterai pas que TU me dises de ne pas aller voir ailleurs". Je sais plus où j'avais dit que la question de l'exclusivité était avant une question de dialogue : on peut très bien la donner en échange de quelque chose d'autre, négocier (ou alors, elle est immédiatement conçue comme souhaitable ou non souhaitable par les deux parties prenantes, ce qui règle tout de suite le problème ^^). Je ne pense pas que dire que renoncer à ses envies soit un sacrifice : do ut des, ou la technique du don/contre-don. A moins que l'échange soit une forme de sacrifice ?
Dernière modification par Kefka le mar. mars 13, 2012 2:33 pm, modifié 1 fois.
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inconnu n
Re: L'infidélité entre homme, nouvelle réalité?
Refuser de se voir donner une injonction, et refuser que l'autre fasse quelque chose, c'est différent.
Re: L'infidélité entre homme, nouvelle réalité?
Mais encore ? Je peux pas me satisfaire de ça ^^New starting a écrit :Refuser de se voir donner une injonction, et refuser que l'autre fasse quelque chose, c'est différent.
Donner l'ordre à quelqu'un de faire quelque chose et donner l'ordre à quelqu'un de ne pas nous donner d'ordre, ce sont des injonctions, même si celui qui l'exprime n'est pas le même. Et vice-versa.
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inconnu n
Re: L'infidélité entre homme, nouvelle réalité?
Non d'accord, mais je veux dire que interdire à quelqu'un de vivre et de faire des choses (donc, une "action positive"), et interdire à quelqu'un d'interdire de faire des choses (donc "action négative"), c'est différent. On ne peut pas mettre sur le même plan quelqu'un qui interdit à l'autre de faire des choses dans SA VIE A LUI, et quelqu'un qui interdit à l'autre de régenter SA PROPRE VIE.
Re: L'infidélité entre homme, nouvelle réalité?
Mais au regard des résultats, les conséquences sont strictement identiques :New starting a écrit :Non d'accord, mais je veux dire que interdire à quelqu'un de vivre et de faire des choses (donc, une "action positive"), et interdire à quelqu'un d'interdire de faire des choses (donc "action négative"), c'est différent. On ne peut pas mettre sur le même plan quelqu'un qui interdit à l'autre de faire des choses dans SA VIE A LUI, et quelqu'un qui interdit à l'autre de régenter SA PROPRE VIE.
-je régente ta vie en t'interdisant certaines choses
-je régente ta vie en t'interdisant de m'interdire
Donc, effectivement, ce n'est pas sur le même plan, mais c'est une différence de degré, pas de nature. Et cet argument me fait penser au serpent qui se mord la queue : j'ai très nettement l'impression qu'il s'auto-contredit lui-même. Ce n'est qu'une ré-actualisation du paradoxe "il est interdit d'interdire", au final. D'où l'idée du dialogue et du don/contre-don que tu n'as pas commentée (à moins que ça ne veuille dire que tu approuves ? ^^)
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inconnu n
Re: L'infidélité entre homme, nouvelle réalité?
Je ne l'ai pas commentée parce qu'on ne parle pas d'un contrat immobilier là.
Mais revenons au reste : Si une personne interdit à son compagnon des choses, ne concernant que lui dans sa vie propre, c'est régenter la vie de son compagnon.
En revanche, si son compagnon refuse cette interdiction, il ne régente en rien la vie de l'autre (qui n'est pas concernée), il ne fait que gérer la sienne propre à sa manière.
Mais revenons au reste : Si une personne interdit à son compagnon des choses, ne concernant que lui dans sa vie propre, c'est régenter la vie de son compagnon.
En revanche, si son compagnon refuse cette interdiction, il ne régente en rien la vie de l'autre (qui n'est pas concernée), il ne fait que gérer la sienne propre à sa manière.
Re: L'infidélité entre homme, nouvelle réalité?
Réponse au poste de Kefka, New Starting a répondu entre temps mais je n'ai pas lu.
En fait, ce qui serait le plus sain selon moi dans un couple, c'est que l'on sache mettre de coté le "je" (sans le trahir non plus) au profit du "nous" : "nous nous interdisons certaines choses"
Comme tu le disais quelque part Kefka, c'est une question de dialogue.
Se mettre en couple avec quelqu'un, cela signifie savoir au préalable ce que l'autre veut et attend de la relation, ses projets futurs, sa façon de concevoir le couple (et la fidélité par extension) et être d'accord avec ça (sinon, c'est casse gueule d'entrée de jeu : si on est pas d'accord sur les régles et qu'on se met quand même avec l'autre en se disant qu'on va changer ou qu'on fera changer l'autre, c'est le plus sûr moyen de se planter).
C'est important selon moi, avant de se mettre vraiment en couple avec quelqu'un, de discuter avec lui sur ce qu'il pense de la fidélité, des plans à 3, etc. Ces questions font partie de la construction de la relation, justement. Cela permet de voir si on peut continuer avec la personne ou pas (si la façon de voir certaines choses est trop contradictoire).
Pour moi, tout peut fonctionner tant que toutes les personnes sont sur la même longueur d'onde.
Mais lorsque l'on est dans le "je régente ta vie en t'interdisant de m'interdire", c'est souvent parce que l'autre est dans le "je régente ta vie en t'interdisant certaines choses"Kefka a écrit : Mais au regard des résultats, les conséquences sont strictement identiques :
-je régente ta vie en t'interdisant certaines choses
-je régente ta vie en t'interdisant de m'interdire
En fait, ce qui serait le plus sain selon moi dans un couple, c'est que l'on sache mettre de coté le "je" (sans le trahir non plus) au profit du "nous" : "nous nous interdisons certaines choses"
Comme tu le disais quelque part Kefka, c'est une question de dialogue.
Se mettre en couple avec quelqu'un, cela signifie savoir au préalable ce que l'autre veut et attend de la relation, ses projets futurs, sa façon de concevoir le couple (et la fidélité par extension) et être d'accord avec ça (sinon, c'est casse gueule d'entrée de jeu : si on est pas d'accord sur les régles et qu'on se met quand même avec l'autre en se disant qu'on va changer ou qu'on fera changer l'autre, c'est le plus sûr moyen de se planter).
C'est important selon moi, avant de se mettre vraiment en couple avec quelqu'un, de discuter avec lui sur ce qu'il pense de la fidélité, des plans à 3, etc. Ces questions font partie de la construction de la relation, justement. Cela permet de voir si on peut continuer avec la personne ou pas (si la façon de voir certaines choses est trop contradictoire).
Pour moi, tout peut fonctionner tant que toutes les personnes sont sur la même longueur d'onde.
Re: L'infidélité entre homme, nouvelle réalité?
Drôle de manière de répondre, surtout que l'échange, c'est un peu la base de tout.New starting a écrit :Je ne l'ai pas commentée parce qu'on ne parle pas d'un contrat immobilier là.
Et donc les conséquences de ses décisions, qui auront forcément un impact sur l'autre, ne sont pas des impositions ? Et c'est à l'autre de "faire avec" ? Pour le coup, là, la comparaison avec un contrat me semble judicieuse : le contrat, tout le contrat, rien que le contrat. Si ce n'est pas prévu par le contrat, c'est que ça n'existe pas. Les accommodements au fil de l'eau, et sous la pression de la nécessité, ne sont pas prévus en option. Tu fais avec, et je refuse de changer ou de m'adapter. C'est au moins autant tyrannique et égoïste, à mes yeux, que d'imposer des obligations à l'autre. Un couple, c'est difficilement "je + je". Ca correspond plus à un "nous" (et donc, le couple est une unité à part qui ne se résume pas à la somme des parties qui la compose, c'est à dire les individus).Mais revenons au reste : Si une personne interdit à son compagnon des choses, ne concernant que lui dans sa vie propre, c'est régenter la vie de son compagnon.
En revanche, si son compagnon refuse cette interdiction, il ne régente en rien la vie de l'autre (qui n'est pas concernée), il ne fait que gérer la sienne propre à sa manière.
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inconnu n
Re: L'infidélité entre homme, nouvelle réalité?
Concrètement ce n'est pas tyrannique de vivre sa vie de sa propre manière, par exemple en ayant des relations multiples. Si l'autre décide à tout prix de se sentir concerné et de se rendre malheureux pour ça, par jalousie (ce qui soit-dit en passant est assez immature comme sentiment) c'est un peu son problème (c'est cruel dit comme ça mais bon).
Non ce qui est tyrannique c'est de coucher ailleurs sans se protéger, et de pas vouloir se protéger dans les rapports en couple (parce que là on expose l'autre à un risque, donc pour le coup c'est tyrannique). Ou de faire pression sur son compagnon pour qu'il accepte des pratiques sexuelles dont il n'a pas (ou moyennement) envie. Ou de lui imposer ses propres fréquentations dans sa sphère privée A LUI. Bref, ce qui est tyrannique c'est ce qui impacte directement la vie de la personne "tyrannisée".
Non ce qui est tyrannique c'est de coucher ailleurs sans se protéger, et de pas vouloir se protéger dans les rapports en couple (parce que là on expose l'autre à un risque, donc pour le coup c'est tyrannique). Ou de faire pression sur son compagnon pour qu'il accepte des pratiques sexuelles dont il n'a pas (ou moyennement) envie. Ou de lui imposer ses propres fréquentations dans sa sphère privée A LUI. Bref, ce qui est tyrannique c'est ce qui impacte directement la vie de la personne "tyrannisée".