De l'absurdité des étiquettes
De l'absurdité des étiquettes
En fait, je viens de me rendre compte que dans ma présentation, j'avais oublié ce qui est peut-être le plus important ici, en tout cas au début, à savoir ma place dans ce "monde" gay.
Et en lisant tous témoignages de CO, j'ai réfléchis à comment raconter le mien et là... gros blanc. Le problème est double.
Suis-je out ? réponse : ça dépend, selon les personnes.
Que signifie "out" ? pas de réponse... Je veux dire... qu'est-ce qui doit être "out" chez moi ? toujours pas de réponse...
Dans les faits, la seule personne que j'aie aimée est une fille. Ma seule relation fut avec cette fille.
Mais si je creuse je trouve quoi ? Je trouve que j'aime plaire aux mecs tout en les traitant de connards s'ils osent le montrer. Parfois des mecs que je croise dans la rue me font rougir et baisser le regard. Mais jamais je n'imaginerais ne serait-ce que les embrasser. Quant au filles... Je me contente la plupart du temps de regarder ailleurs.
Si je creuse encore plus profond, je trouve encore que les gens en général me font plutôt peur, et les relations amoureuses n'en parlons pas. Je pense que, même si la solitude n'est pas toujours facile, je ne suis pas faite pour être avec quelqu'un. Assexuelle peut-être, associale sûrement.
Je trouve aussi que je ne prononce le mot "lesbienne" que très rarement, sauf par provocation, de manière détachée, pas intimement liée à moi. C'est un mot bien trop fort.
Alors vous vous doutez bien que dans la vie de tous les jours, quand vient la question de la sexualité, il est assez difficile d'exposer ce genre de raisonnement tortueux.
Du coup je simplifie.
Oui, je suis homo pour mes amis, non je ne supporte pas les propos homophobes au boulot et je le fais savoir (même s'il n'est pas obligatoire d'être homo pour ça).
Oui, je plonge avec délectation dans la "culture-gay", livres, musique, ciné, gaypride...
Oui, je me dis que si un jour j'ai un enfant, ce sera un enfant adopté, en tout cas pas un enfant issu du stéréotype de la petite famille hétéro parfaite.
Oui, certaines personnes de ma famille (soeur, mère, grand-mère... et peut-être plus, parce qu'elles sont bavardes ces garces de mon coeur !!!) connaissent l'existence de celle qui fut la seule femme de ma courte vie amoureuse.
Ma mère a même le courage de me dire qu'elle me souhaite de trouver "quelqu'un" et non plus "un garçon", ma (très jeune) soeur se moque de moi quand je rougis parce qu'une jolie monitrice m'équipe d'un harnais d'escalade...
Alors oui, par certains aspects, je suis lesbienne (aïe) et out, mais d'un autre côté, une petite voix en moi murmure un peu trop fort que cette étiquette que je me suis collée toute seule, à la suite de cette merveilleuse histoire, ne me correspond pas, que je me suis contortionnée pour rentrer dans une boîte carrée alors que j'aurais besoin d'un losange, que peut-être ma vie aurait dû être différente...
Et je me rends compte qu'avec tout ce déballage nombriliste, j'en oublie de poser ma question...
Etes-vous satisfait(e)s des étiquettes que l'on vous a collées, ou que vous vous êtes collées vous-mêmes ?
Suis-je la seule à me trouver sur cette corde plutôt raide ?
Et en lisant tous témoignages de CO, j'ai réfléchis à comment raconter le mien et là... gros blanc. Le problème est double.
Suis-je out ? réponse : ça dépend, selon les personnes.
Que signifie "out" ? pas de réponse... Je veux dire... qu'est-ce qui doit être "out" chez moi ? toujours pas de réponse...
Dans les faits, la seule personne que j'aie aimée est une fille. Ma seule relation fut avec cette fille.
Mais si je creuse je trouve quoi ? Je trouve que j'aime plaire aux mecs tout en les traitant de connards s'ils osent le montrer. Parfois des mecs que je croise dans la rue me font rougir et baisser le regard. Mais jamais je n'imaginerais ne serait-ce que les embrasser. Quant au filles... Je me contente la plupart du temps de regarder ailleurs.
Si je creuse encore plus profond, je trouve encore que les gens en général me font plutôt peur, et les relations amoureuses n'en parlons pas. Je pense que, même si la solitude n'est pas toujours facile, je ne suis pas faite pour être avec quelqu'un. Assexuelle peut-être, associale sûrement.
Je trouve aussi que je ne prononce le mot "lesbienne" que très rarement, sauf par provocation, de manière détachée, pas intimement liée à moi. C'est un mot bien trop fort.
Alors vous vous doutez bien que dans la vie de tous les jours, quand vient la question de la sexualité, il est assez difficile d'exposer ce genre de raisonnement tortueux.
Du coup je simplifie.
Oui, je suis homo pour mes amis, non je ne supporte pas les propos homophobes au boulot et je le fais savoir (même s'il n'est pas obligatoire d'être homo pour ça).
Oui, je plonge avec délectation dans la "culture-gay", livres, musique, ciné, gaypride...
Oui, je me dis que si un jour j'ai un enfant, ce sera un enfant adopté, en tout cas pas un enfant issu du stéréotype de la petite famille hétéro parfaite.
Oui, certaines personnes de ma famille (soeur, mère, grand-mère... et peut-être plus, parce qu'elles sont bavardes ces garces de mon coeur !!!) connaissent l'existence de celle qui fut la seule femme de ma courte vie amoureuse.
Ma mère a même le courage de me dire qu'elle me souhaite de trouver "quelqu'un" et non plus "un garçon", ma (très jeune) soeur se moque de moi quand je rougis parce qu'une jolie monitrice m'équipe d'un harnais d'escalade...
Alors oui, par certains aspects, je suis lesbienne (aïe) et out, mais d'un autre côté, une petite voix en moi murmure un peu trop fort que cette étiquette que je me suis collée toute seule, à la suite de cette merveilleuse histoire, ne me correspond pas, que je me suis contortionnée pour rentrer dans une boîte carrée alors que j'aurais besoin d'un losange, que peut-être ma vie aurait dû être différente...
Et je me rends compte qu'avec tout ce déballage nombriliste, j'en oublie de poser ma question...
Etes-vous satisfait(e)s des étiquettes que l'on vous a collées, ou que vous vous êtes collées vous-mêmes ?
Suis-je la seule à me trouver sur cette corde plutôt raide ?
-
Goldenvrack
- Messages : 1075
- Inscription : sam. nov. 21, 2009 5:59 pm
Figure toi que je me pose la même question, déjà on ne peut pas vraiment dire que j'ai fait de CO étant donné que me famille s'est plutôt incrustée dans mon intimité. Quand je parle dans ma tête je ne me dit pas que je suis homosexuel mais plutôt gay j'ai l'impression que quelque part moi aussi je me détache de mon ho*********té en employant un terme anglais.
Je ne suis pas du tout satisfait, j'ai l'impression de toujours devoir cacher quelque chose et c'est particulièrement désagréable, j'esquive toujours avec des phrases à deux balles, je fait toujours attention comment je me tiens: attention au pencher du poignet ça fait tarlouze, attention ne croise pas les jambes!
Le problème est, je pense, d' avoir trop peur du regard des autres (en plus de l'asociabilité), ça n'est peut être que de la paranoïa mais je m'imaginerais être pointé du doigt et subir des railleries à longueur de journée si je l'annonçais. A chaque fois je me suis dit: "allez la prochaine fois je le dit, je le dit je le dit,je le dit,je le dit...."
Je me dit que ça va changer, que je vais prendre de l'assurance etc, mais au final je stagne, et ce dans tout les domaines dans ma vie.
Je ne pense pas répondre à ta question désolé...
Je ne suis pas du tout satisfait, j'ai l'impression de toujours devoir cacher quelque chose et c'est particulièrement désagréable, j'esquive toujours avec des phrases à deux balles, je fait toujours attention comment je me tiens: attention au pencher du poignet ça fait tarlouze, attention ne croise pas les jambes!
Le problème est, je pense, d' avoir trop peur du regard des autres (en plus de l'asociabilité), ça n'est peut être que de la paranoïa mais je m'imaginerais être pointé du doigt et subir des railleries à longueur de journée si je l'annonçais. A chaque fois je me suis dit: "allez la prochaine fois je le dit, je le dit je le dit,je le dit,je le dit...."
Je me dit que ça va changer, que je vais prendre de l'assurance etc, mais au final je stagne, et ce dans tout les domaines dans ma vie.
Je ne pense pas répondre à ta question désolé...
Tout d'abord, j'aime beaucoup ton poste huh uh.
Ensuite, je ne sais pas si j'ai une réponse... Disons que pour moi c'est important de me dire qu'il y a une part de moi lesbienne. D'ailleurs, je ne suis à l'aise avec ce mot que depuis que j'ai vécu ma première relation homo, avant je le détestais et maintenant, il est adopté et j'en suis arrivée à ressentir une certaine fierté que ce mot fasse partie de mon moi.
Donc pour moi, oui, cette étiquette est importante mais elle est loin de me définir. D'ailleurs, ça tombe bien, je ne suis pas lesbienne !
Parfois, je m'imagine dire à un homme qui ne me plait pas que je suis lez pour éviter qu'il n'aille plus loin mais une part de moi sais que c'est faux et que ce serait me cacher derrière un terme. Parallèlement, je suis loin d'être hétéro et puis ce mot ne me va pas du tout ! C'est même celui qui me révulse le plus ! Il m'a tellement collé à la peau pendant tout ce quart de siècle !
Je deteste me dire BI (même si c'est plus pratique), car je trouve ce mot moche, terne et vide de sens... Et puis, il fait plus "coquin/coquine" qu'autre chose aux yeux de certains...
Cependant et pour finir, je suis assez heureuse de me sentir faire partie d'une communauté LGTB. Même si je la vis quasi-uniquement au travers du forum, cela compte pour moi même si je sais que nous sommes très différents les uns des autres, moi je kiffe.
Manque plus que les hétéros et c'est love and peace in a bisounours land !
Ensuite, je ne sais pas si j'ai une réponse... Disons que pour moi c'est important de me dire qu'il y a une part de moi lesbienne. D'ailleurs, je ne suis à l'aise avec ce mot que depuis que j'ai vécu ma première relation homo, avant je le détestais et maintenant, il est adopté et j'en suis arrivée à ressentir une certaine fierté que ce mot fasse partie de mon moi.
Donc pour moi, oui, cette étiquette est importante mais elle est loin de me définir. D'ailleurs, ça tombe bien, je ne suis pas lesbienne !
Parfois, je m'imagine dire à un homme qui ne me plait pas que je suis lez pour éviter qu'il n'aille plus loin mais une part de moi sais que c'est faux et que ce serait me cacher derrière un terme. Parallèlement, je suis loin d'être hétéro et puis ce mot ne me va pas du tout ! C'est même celui qui me révulse le plus ! Il m'a tellement collé à la peau pendant tout ce quart de siècle !
Je deteste me dire BI (même si c'est plus pratique), car je trouve ce mot moche, terne et vide de sens... Et puis, il fait plus "coquin/coquine" qu'autre chose aux yeux de certains...
Cependant et pour finir, je suis assez heureuse de me sentir faire partie d'une communauté LGTB. Même si je la vis quasi-uniquement au travers du forum, cela compte pour moi même si je sais que nous sommes très différents les uns des autres, moi je kiffe.
Manque plus que les hétéros et c'est love and peace in a bisounours land !
Huh uh, c'est fantastique, tu es associale. Bienvenue dans une famille merveilleuse qui aime se plaindre tout en sachant pertinement que c'est impossible de se plaindre. Tu réfléchis trop
(dit elle), mais j'aime ton questionnement. Donc je vais tenter d'y répondre.
Le prochain qui me colle une étiquette sur le front il le prend ma main sur la joue, et pas avec délicatesse.
Aimer qui on veut, avoir envie d'avoir envie de qui il nous plait sans pour autant avoir à justifier ceci par un mot représentant ses choix, ça me parait logique. Pourtant quelque chose me dit que oui, je préfère les filles. Je suis lesbienne, même. Bof. J'aime pas ce mot. Il est attaché à trop de clichés pour qu'il me représente (pas de commentaires douteux, j'aime mon bonnet, même si je l'attend (comprenne qui pourra
)) .
Ce n'est pas que je ne me sens pas capable de supporter le regard des autres. C'est juste que je n'éprouve pas besoin de le dire, de m'outer nécessairement. Surtout les gens que je fréquente en ce moment. Hein? Eux là-bas de la promo.. Bah je m'en fiche oui, de toute façon je leur parle pas. Na. Je supporte sans broncher des blagues -très- lourdes sur les lesbiennes et autres gays. Sauf que là j'ai un peu craquer, j'ai pris une fille -bi, mais se permettant des blagues vaseuse (connasse, quelle image tu donne des bis?) - à part pour lui faire un demi Coming Out. "Pfff, les lesbiennes elles sont toutes moches de toute façons!" "Non pas toutes. Mais 'faut trouver." "Pfff, y'a plus qu'à être hétéro. Ahahah ! (<-rire beauf.) " "Non, y'a pas moyen là... Je le serais pas
" *Blanc*.
Et puis, il m'arrive parfois de trouver des zhoms beaux. Ben oui, ça arrive. Rarement, certes. Mais dans ces cas là, il n'y a pas de désir physique pour lui, à part que je garde son image en tête pendant un moment, parce que je l'ai trouvé à mon goût, esthétiquement parlant, juste beau. Par contre pour une femme... Heu... Le désir est toujours présent mais pas pour n'importe quelle femme
.
Alors étiquette ou pas ? Oui, pour plus de facilité à communiquer avec les gens (laule) .
Non, parce que personne ne correspond jamais 100% à une étiquette, quelle qu'elle soit. A part WTT, mais il fait pas exprès.
Au fond, n'importe qui pourrait me plaire. Mais une fille, cey kro bien.
Le prochain qui me colle une étiquette sur le front il le prend ma main sur la joue, et pas avec délicatesse.
Aimer qui on veut, avoir envie d'avoir envie de qui il nous plait sans pour autant avoir à justifier ceci par un mot représentant ses choix, ça me parait logique. Pourtant quelque chose me dit que oui, je préfère les filles. Je suis lesbienne, même. Bof. J'aime pas ce mot. Il est attaché à trop de clichés pour qu'il me représente (pas de commentaires douteux, j'aime mon bonnet, même si je l'attend (comprenne qui pourra
Ce n'est pas que je ne me sens pas capable de supporter le regard des autres. C'est juste que je n'éprouve pas besoin de le dire, de m'outer nécessairement. Surtout les gens que je fréquente en ce moment. Hein? Eux là-bas de la promo.. Bah je m'en fiche oui, de toute façon je leur parle pas. Na. Je supporte sans broncher des blagues -très- lourdes sur les lesbiennes et autres gays. Sauf que là j'ai un peu craquer, j'ai pris une fille -bi, mais se permettant des blagues vaseuse (connasse, quelle image tu donne des bis?) - à part pour lui faire un demi Coming Out. "Pfff, les lesbiennes elles sont toutes moches de toute façons!" "Non pas toutes. Mais 'faut trouver." "Pfff, y'a plus qu'à être hétéro. Ahahah ! (<-rire beauf.) " "Non, y'a pas moyen là... Je le serais pas
Et puis, il m'arrive parfois de trouver des zhoms beaux. Ben oui, ça arrive. Rarement, certes. Mais dans ces cas là, il n'y a pas de désir physique pour lui, à part que je garde son image en tête pendant un moment, parce que je l'ai trouvé à mon goût, esthétiquement parlant, juste beau. Par contre pour une femme... Heu... Le désir est toujours présent mais pas pour n'importe quelle femme
Alors étiquette ou pas ? Oui, pour plus de facilité à communiquer avec les gens (laule) .
Non, parce que personne ne correspond jamais 100% à une étiquette, quelle qu'elle soit. A part WTT, mais il fait pas exprès.
Au fond, n'importe qui pourrait me plaire. Mais une fille, cey kro bien.
|
Les histoires d'étiquettes c'est nul.
Je pensais être hétéro, pourquoi? parce que c'était comme ca: la princesse trouve son prince charmant et ils eurent beaucoup d'enfant... Et oui les stéréotypes de la société ont été bien ancrés dans ma petite tête de gamine! :s
Donc en grandissant je ne me suis pas posé de questions et je me suis naturellement intéressée aux garçons. Puis les questions sont venues, je pense sûrement avec le fait que l'homosexualité soit aujourd'hui moins taboue qu'à d'autres périodes. Je ne me serais jamais posé de questions si une fille ne m'avais pas abordée un jour...
Bref, des histoires avec des hommes, des histoires avec des femmes, en toute logique je devrais être rangée dans la boite carrée bi. Mais j'ai pas envie d'y aller. Pour ma famille je suis dans la boite ovale hétéro mais moi je préfèrerais aller dans la boite losange homo....
Enfin c'est tellement le bordel que de toute facon y'a plus de boite, que des truc en désordre ^^
Je sais pas si je réponds à la question en fait...
Et j'ai aussi du mal avec le mot lesbienne, je préfère dire homo.
-
amélie-sens
- Messages : 3378
- Inscription : mer. août 26, 2009 10:29 am
Je pars du principe qu'une étiquette on peut la coller et la décoller et la re-coller, la re-décoller, la re-recoller ... Qu'on peut peut s'en coller plein dessus et même faire des superpositions. On peut même faire des collections. On peut marquer n'importe quoi sur une étiquette... Bon maintenant faut prendre ses loupes et lire toutes les étiquettes sans oublier la personne qu'il y a dessous. En fait j'ai pas de réponse 
Je n'accepte pas les étiquettes, j'accepte en revanche les timbres postes.
Ce qui revient à dire que je consens à être timbrée.
Non, je ne mettrai pas en OT ce qui précède. Cependant, soyons un peu utile, une minute ou deux.
Je pense qu'il faut apprendre à s'approprier l'étiquette "gay", "bi" ou "lesbienne" de temps en temps, sans pour autant renier sa propre nature, et quitte à les recoller au fur et à mesure, suivant ses propres évolutions. L'être humain n'est jamais complètement achevé et passe son temps à se reconstruire, par conséquent aucune étiquette ne saurait être éternelle.
Tu parles de sentiment d'asexualité : je pense en avoir souffert aussi, à un stade de ma vie, jusqu'à à une modification progressive puis radicale de ma connaissance de moi même qui m'a tout naturellement fait pencher du côté homo.
Donc ne prend pas peur de ses étiquettes : elle peuvent de définir à un instant t, mais ne préjugent pas de qui tu seras dans le futur. Dédramatise en te disant que le futur, comme toujours, restera ouvert, peu importe tes expériences passées
Ce qui revient à dire que je consens à être timbrée.
Non, je ne mettrai pas en OT ce qui précède. Cependant, soyons un peu utile, une minute ou deux.
Je pense qu'il faut apprendre à s'approprier l'étiquette "gay", "bi" ou "lesbienne" de temps en temps, sans pour autant renier sa propre nature, et quitte à les recoller au fur et à mesure, suivant ses propres évolutions. L'être humain n'est jamais complètement achevé et passe son temps à se reconstruire, par conséquent aucune étiquette ne saurait être éternelle.
Tu parles de sentiment d'asexualité : je pense en avoir souffert aussi, à un stade de ma vie, jusqu'à à une modification progressive puis radicale de ma connaissance de moi même qui m'a tout naturellement fait pencher du côté homo.
Donc ne prend pas peur de ses étiquettes : elle peuvent de définir à un instant t, mais ne préjugent pas de qui tu seras dans le futur. Dédramatise en te disant que le futur, comme toujours, restera ouvert, peu importe tes expériences passées
Vos non-réponses me plaisent toutes beaucoup.
Au moins, je me sens moins seule. Pas évident de parler de ce genre de chose en "vrai" avec des "vrais gens".
Et puis voir la manière dont chacun de vous reformule ce que j'ai exprimé, les petits bouts d'expériences partagées, mine de rien ça aide, sinon à trouver des solutions, du moins à clarifier les choses foues que je n'arrive pas à exprimer.
Merci beaucoup à vous tous.
@ Mizc : je ne sais pas si je suis capable de vivre avec cette incertitude, mon étiquette "lesbienne" est assez confortable, même si elle ne colle pas totalement à ce que je suis, au moins, y a un truc dont je suis fière (parce que mine de rien je suis fière !!!). Il serait si confortable de s'y blottir...
@ Naelend : ton idée d'étiquettes superposées me plait beaucoup !!!
Et ça me fait penser à ce jeu où l'on doit deviner la personne inscrite sur l'étiquette que les autres joueurs nous ont collée. J'espère juste qu'on a parfois le choix du personnage...
@ fanathyk : je suis d'accord, une fille ce serait kro bien XD
@ Eosyn : l'important, c'est certainement de ne pas trop se plier pour rentrer dans une boîte, au risque de casser...
@ Frénésie : bisounours land tu y crois vraiment ? finalement on ne parle peut-être pas de boîte carrée pour les "hétéros", rectangle pour les "bis", losange pour les "homos", mais plutôt de pays en pleine guerre froide
@ Goldenvrack : le terme gay me plait aussi beaucoup !!!
Au moins, je me sens moins seule. Pas évident de parler de ce genre de chose en "vrai" avec des "vrais gens".
Et puis voir la manière dont chacun de vous reformule ce que j'ai exprimé, les petits bouts d'expériences partagées, mine de rien ça aide, sinon à trouver des solutions, du moins à clarifier les choses foues que je n'arrive pas à exprimer.
Merci beaucoup à vous tous.
@ Mizc : je ne sais pas si je suis capable de vivre avec cette incertitude, mon étiquette "lesbienne" est assez confortable, même si elle ne colle pas totalement à ce que je suis, au moins, y a un truc dont je suis fière (parce que mine de rien je suis fière !!!). Il serait si confortable de s'y blottir...
@ Naelend : ton idée d'étiquettes superposées me plait beaucoup !!!
Et ça me fait penser à ce jeu où l'on doit deviner la personne inscrite sur l'étiquette que les autres joueurs nous ont collée. J'espère juste qu'on a parfois le choix du personnage...
@ fanathyk : je suis d'accord, une fille ce serait kro bien XD
@ Eosyn : l'important, c'est certainement de ne pas trop se plier pour rentrer dans une boîte, au risque de casser...
@ Frénésie : bisounours land tu y crois vraiment ? finalement on ne parle peut-être pas de boîte carrée pour les "hétéros", rectangle pour les "bis", losange pour les "homos", mais plutôt de pays en pleine guerre froide
@ Goldenvrack : le terme gay me plait aussi beaucoup !!!