Egalia : une école sans notion de "genre"
Egalia : une école sans notion de "genre"
Une école maternelle suédoise veut déconstruire les genres masculin et féminin. L’école maternelle "Egalia", financé par le contribuable, a ouvert il y un an. Regroupant 33 enfants âgés de 1 à 6 ans, elle illustre la manière dont la Suède entend instaurer une "égalité des sexes" dès le plus jeune âge. "La société attend que les filles soient féminines, gentilles et jolies, et que les garçons soient virils, forts et sociables, affirme une jeune institutrice de l’école, "Egalia" est une formidable opportunité pour leur permettre d’être ce qu’ils veulent vraiment".
Tout dans l’école est pensé pour qu’aucune différenciation sexuelle ne soit faites par les enfants, de l’emplacement des jouets au choix des contes. Ainsi, au lieu d’entendre toujours les histoires de "Cendrillon" ou "Blanche-neige", contenant trop de "stéréotypes hétérosexuels", ils peuvent écouter l’histoire de deux girafes de même sexe tentant d’adopter un œuf de crocodile. Leurs enseignants bannissent de leur langage toute référence masculine ou féminine, y compris dans l’emploi des pronoms "lui" ou "elle", qu'ils n'emploient jamais (rempalcé par un pronom neutre ). Ils sont pour cela assistés de "pédagogues du genre" qui les aide à identifier dans leur langage et leur comportement des stéréotypes hétérosexuels.
Aprés storm le bébé canadien dont les parents laisseront libre de choisir ou de ne pas choisir son genre, voici un projet qui à nouveau questionne sur la nécéssité de s'identifier par rapport à son genre .
Alors vous en pensez quoi de cette initiative ?
Tout dans l’école est pensé pour qu’aucune différenciation sexuelle ne soit faites par les enfants, de l’emplacement des jouets au choix des contes. Ainsi, au lieu d’entendre toujours les histoires de "Cendrillon" ou "Blanche-neige", contenant trop de "stéréotypes hétérosexuels", ils peuvent écouter l’histoire de deux girafes de même sexe tentant d’adopter un œuf de crocodile. Leurs enseignants bannissent de leur langage toute référence masculine ou féminine, y compris dans l’emploi des pronoms "lui" ou "elle", qu'ils n'emploient jamais (rempalcé par un pronom neutre ). Ils sont pour cela assistés de "pédagogues du genre" qui les aide à identifier dans leur langage et leur comportement des stéréotypes hétérosexuels.
Aprés storm le bébé canadien dont les parents laisseront libre de choisir ou de ne pas choisir son genre, voici un projet qui à nouveau questionne sur la nécéssité de s'identifier par rapport à son genre .
Alors vous en pensez quoi de cette initiative ?
Re: Egalia : une école sans notion de "genre"
virer les stéréotypes, plus d'égalité dès l"école... Ca fait envie. Il faut voir ce que ça donne, mais le principe a l'air bon ( il faut voir si, comme pour les parents cités, les enfants vont ou non avoir la notion de sexes... Ou vont la développer seuls ).
Re: Egalia : une école sans notion de "genre"
Je plussoie.puck a écrit :virer les stéréotypes, plus d'égalité dès l"école... Ca fait envie. Il faut voir ce que ça donne, mais le principe a l'air bon ( il faut voir si, comme pour les parents cités, les enfants vont ou non avoir la notion de sexes... Ou vont la développer seuls ).
Re: Egalia : une école sans notion de "genre"
C’est une façon de voir le monde. Et c’est sans doute un visage du futur.
Terrifiant tout de même la création d’une société expurgée de ce qui a fait la culture humaine depuis des millénaires.
Plutôt que d’apprendre à ces jeunes enfants un fond culturel, en leur expliquant en quoi ils peuvent aujourd’hui s’en détacher et être tolérant en tout, ils préfèrent tout simplement inventer une nouvelle culture pour la rendre conforme à ce que je qualifierais volontiers de lubie débilitante.
Déjà que beaucoup, de nos jours, ne comprennent plus les références mythologiques de base et n’ont même pas la capacité de voir les peintures de Versailles sans un docteur en HIDA pour les assister, alors si même un simple conte de fée dans un futur proche deviendra une référence savante, je doute vraiment de la pertinence de ce genre d’école. C’est véritablement de l’extrémisme, et il n’en sortira rien de bon. Il n’y a pas besoin de faire autant pour élever des filles et des garçons de façon égalitaire en les formatant (sous prétexte de leur donner une liberté qu’en réalité aucun enfant ne possède).
Je doute également que les enfants qui seront scolarisé dans cette école finiront tous par devenir des modèles de probité qui prôneront tous l’égalitarisme. Il en sortira le même taux de connards bourrés de préjugés que dans le public. Ils auront juste d’autres types de préjugés, porteront tous des noms aussi débiles que Storm, Nénuphar et Vent d’arrière-saison, et auront, sans nul doute, la capacité de jugement d’une huître grâce aux écoles, aux collèges, aux lycées et aux universités Egalia (je sais pas quels seront les mouvances politiques qui gouverneront l’Europe dans 50 ans, mais vu la pente descendante, je suis certain que c’est là une excellente fabrique de parfaits citoyens).
Les inégalités sociales (et même, tout les types d’inégalités) existeront toujours, sous une forme ou sous une autre.
Je noirci le tableau, mais je me projette justement dans 50 ans, voir 100 ans plus tard et les ramifications avec ce genre d’idée, et la confrontation risque d’être plus que violente par exemple avec des parents qui refuseront ce genre d’éducation (car on pourra être certain que plus de la moitié refuseront en bloc, il suffit de voir les bonnes familles chrétiennes contre l’enseignement de la théorie des genres), provoquant sans doute un schisme assez puissant dans un pays qui appliquerait un tel programme.
Même moi je n’oserais pas mettre mes enfants (si j’en avais) là dedans. Ma mère déjà m’a éduqué elle-même jusqu’à mes six ans (donc exit la maternelle, les contacts avec les autres enfants, et les programmes débiles à la télé). Résultat pour ma pomme : je ne connais pas les référents culturels communs à ceux de ma génération (je jette parfois un coup d’oeil à la section musique par exemple, je n’y connais que dalle).
Appliquer un tel programme à l’échelle d’un pays amènera donc invariablement à une différentiation nette et rapide (il suffira d’une bonne génération) et donc, à un accroissement des discriminations (déjà avec cette différenciation linguistique sur le genre, c’est vite vu : une moitié de la population pourra considérer que l’autre moitié à un défaut de langage).
Terrifiant tout de même la création d’une société expurgée de ce qui a fait la culture humaine depuis des millénaires.
Plutôt que d’apprendre à ces jeunes enfants un fond culturel, en leur expliquant en quoi ils peuvent aujourd’hui s’en détacher et être tolérant en tout, ils préfèrent tout simplement inventer une nouvelle culture pour la rendre conforme à ce que je qualifierais volontiers de lubie débilitante.
Déjà que beaucoup, de nos jours, ne comprennent plus les références mythologiques de base et n’ont même pas la capacité de voir les peintures de Versailles sans un docteur en HIDA pour les assister, alors si même un simple conte de fée dans un futur proche deviendra une référence savante, je doute vraiment de la pertinence de ce genre d’école. C’est véritablement de l’extrémisme, et il n’en sortira rien de bon. Il n’y a pas besoin de faire autant pour élever des filles et des garçons de façon égalitaire en les formatant (sous prétexte de leur donner une liberté qu’en réalité aucun enfant ne possède).
Je doute également que les enfants qui seront scolarisé dans cette école finiront tous par devenir des modèles de probité qui prôneront tous l’égalitarisme. Il en sortira le même taux de connards bourrés de préjugés que dans le public. Ils auront juste d’autres types de préjugés, porteront tous des noms aussi débiles que Storm, Nénuphar et Vent d’arrière-saison, et auront, sans nul doute, la capacité de jugement d’une huître grâce aux écoles, aux collèges, aux lycées et aux universités Egalia (je sais pas quels seront les mouvances politiques qui gouverneront l’Europe dans 50 ans, mais vu la pente descendante, je suis certain que c’est là une excellente fabrique de parfaits citoyens).
Les inégalités sociales (et même, tout les types d’inégalités) existeront toujours, sous une forme ou sous une autre.
Je noirci le tableau, mais je me projette justement dans 50 ans, voir 100 ans plus tard et les ramifications avec ce genre d’idée, et la confrontation risque d’être plus que violente par exemple avec des parents qui refuseront ce genre d’éducation (car on pourra être certain que plus de la moitié refuseront en bloc, il suffit de voir les bonnes familles chrétiennes contre l’enseignement de la théorie des genres), provoquant sans doute un schisme assez puissant dans un pays qui appliquerait un tel programme.
Même moi je n’oserais pas mettre mes enfants (si j’en avais) là dedans. Ma mère déjà m’a éduqué elle-même jusqu’à mes six ans (donc exit la maternelle, les contacts avec les autres enfants, et les programmes débiles à la télé). Résultat pour ma pomme : je ne connais pas les référents culturels communs à ceux de ma génération (je jette parfois un coup d’oeil à la section musique par exemple, je n’y connais que dalle).
Appliquer un tel programme à l’échelle d’un pays amènera donc invariablement à une différentiation nette et rapide (il suffira d’une bonne génération) et donc, à un accroissement des discriminations (déjà avec cette différenciation linguistique sur le genre, c’est vite vu : une moitié de la population pourra considérer que l’autre moitié à un défaut de langage).
Re: Egalia : une école sans notion de "genre"
Merci pour le rire que tu viens de déclencher chez moi, j'aime ta façon de présenter les chosesLaharl a écrit :Je doute également que les enfants qui seront scolarisé dans cette école finiront tous par devenir des modèles de probité qui prôneront tous l’égalitarisme. Il en sortira le même taux de connards bourrés de préjugés que dans le public. Ils auront juste d’autres types de préjugés, porteront tous des noms aussi débiles que Storm, Nénuphar et Vent d’arrière-saison, et auront, sans nul doute, la capacité de jugement d’une huître grâce aux écoles, aux collèges, aux lycées et aux universités Egalia (je sais pas quels seront les mouvances politiques qui gouverneront l’Europe dans 50 ans, mais vu la pente descendante, je suis certain que c’est là une excellente fabrique de parfaits citoyens).
Personnellement, sans être aussi tranché, je trouve que cette école est juste une expérience qui n'apportera rien compte tenu du peu d'élèves scolarisés. De plus, envoyer ses enfants dans une telle école nécessite par avance des parents sensibles à cette démarche, et donc un moule culturel fausse les observations de ce qui se passe dans cette école. De plus, j'ai beau être [censuré] comme un phoque, il n'en demeure pas moins vrai que l'espèce humaine est une espèce sexuée, que notre biologie et notre psychologie en sont profondément affectés, et qu'il est donc inepte de nier l'évidence. J'imagine une société où il deviendrait politiquement incorrect de faire remarquer à tiers qu'il est un garçon ou une fille: "Oups, excusez-moi, j'ai sous-entendu que vous étiez une fille". Écarter les références hétérosexuelle ce n'est pas construire des personnalités plus ouvertes, mais simplement construire des personnalités unisexuelles, encore moins à l'aise avec le monde environnent à l'adolescence.
Re: Egalia : une école sans notion de "genre"
rien ne protège de la connerie ça c'est sur. Pour preuve en cherchant des infos sur l'article, je suis tombée sur un forum trans (donc des gens qui en principe ont un peu réfléchi à la notion de genre ) et faut voir comment cette info se fait descendre en flèche, taxée de folie et autres jolis noms . ( http://www.trans-forum.biz/t1782-suede- ... s-la-folie avec plusieurs points godwin en prime )Je doute également que les enfants qui seront scolarisé dans cette école finiront tous par devenir des modèles de probité qui prôneront tous l’égalitarisme. Il en sortira le même taux de connards bourrés de préjugés que dans le public.
ah les évidences, elles sont tellement évidentes pour chacun, que au final personne n'a les mêmes lolDe plus, j'ai beau être [censuré] comme un phoque, il n'en demeure pas moins vrai que l'espèce humaine est une espèce sexuée, que notre biologie et notre psychologie en sont profondément affectés, et qu'il est donc inepte de nier l'évidence.
pour nuancer les évidences justement, et remettre en question certains stéréotypes sur les différences evidentes entre les sexes, a voir ce très bon documentaire de france 5 " mon cerveau a t-il un sexe ? " http://documentaires.france5.fr/documen ... il-un-sexe
Re: Egalia : une école sans notion de "genre"
Je suis sceptique également. Le bannissement des pronoms "lui" et "elle" par exemple me semble radical. Je fais toujours attention de mettre les pluriels au féminin et au masculin, mais je ne vois pas l'intérêt d'une modification de la grammaire. Pourquoi l'égalité devrait-elle signifier la disparition des différences ? D'ailleurs, il me semble que la langue persane ignore les genres masculin et féminin, ça ne fait pas de l'Iran un paradis anti-sexiste...
Pour les contes, pourquoi ne pas équilibrer Cendrillon & co avec d'autres, plus moderne, où la Princesse sauve le Prince du méchant dragon ? Ça existe, hein. D'accord pour les histoire de couples du même sexe, mais quelle est leur proportion ? A lire la description, j'ai l'impression qu'hétérosexualité serait selon les promoteurs d'Egalia synonyme de sexisme.
Pour les contes, pourquoi ne pas équilibrer Cendrillon & co avec d'autres, plus moderne, où la Princesse sauve le Prince du méchant dragon ? Ça existe, hein. D'accord pour les histoire de couples du même sexe, mais quelle est leur proportion ? A lire la description, j'ai l'impression qu'hétérosexualité serait selon les promoteurs d'Egalia synonyme de sexisme.
Re: Egalia : une école sans notion de "genre"
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Re: Egalia : une école sans notion de "genre"
@Lolo : bah justement, dans le reportage france5 que j'ai cité, on apprend que le nombre de récepteur aux hormones dans le cerveau, comparativement à ceux des singes par exemples, ne sont pas assez nombreux pour expliquer un comportement directement lié à ces dites hormones. Certes il y a des différences entre le cerveau des hommes et des femmes mais on est à l'heure actuelle loin d'avoir prouvé que ces différences ont un lien avec les comportements dits masculins ou féminins.
Au delà des effets d'annonce, l'argument de la biologie fait toujours autorité pour expliquer les différences entre hommes et femmes. Et par là même, il permet d'évacuer par des "preuves scientifiques objectives", les raisons sociales et culturelles aux inégalités entre les sexes. []. Le succès de ces théories simplistes, qui expliquent tous nos comportement par la biologie, tient au fait qu'elles sont finalement rassurantes. Elles nous donnent l'illusion de comprendre et de se sentir moins responsables de nos actes. Comme si le fait de matérialiser les différences entre les sexes dans le cerveau permettait d'en expliquer l'origine ! Or les neurosciences ne peuvent pas tout expliquer. L'humain est d'abord le produit d'une histoire culturelle et sociale. Même si gènes et hormones participent au développement du cerveau, les circuits neuronaux sont essentiellement construits au gré de notre histoire personnelle. Si d'ailleurs les contraintes biologiques jouaient un rôle majeur dans les comportements des hommes et des femmes, on devrait s'attendre à observer des traits invariants communs à toutes les civilisations. Ce n'est manifestement pas le cas. Qu'on se place à l'échelle individuelle ou de la société, il n'apparaît pas de loi universelle qui guide nos conduites. La règle générale est celle de la diversité culturelle, rendue possible par les formidables propriétés de plasticité du cerveau humain.
Catherine Vidal Neurobiologiste pour Educscol
Au delà des effets d'annonce, l'argument de la biologie fait toujours autorité pour expliquer les différences entre hommes et femmes. Et par là même, il permet d'évacuer par des "preuves scientifiques objectives", les raisons sociales et culturelles aux inégalités entre les sexes. []. Le succès de ces théories simplistes, qui expliquent tous nos comportement par la biologie, tient au fait qu'elles sont finalement rassurantes. Elles nous donnent l'illusion de comprendre et de se sentir moins responsables de nos actes. Comme si le fait de matérialiser les différences entre les sexes dans le cerveau permettait d'en expliquer l'origine ! Or les neurosciences ne peuvent pas tout expliquer. L'humain est d'abord le produit d'une histoire culturelle et sociale. Même si gènes et hormones participent au développement du cerveau, les circuits neuronaux sont essentiellement construits au gré de notre histoire personnelle. Si d'ailleurs les contraintes biologiques jouaient un rôle majeur dans les comportements des hommes et des femmes, on devrait s'attendre à observer des traits invariants communs à toutes les civilisations. Ce n'est manifestement pas le cas. Qu'on se place à l'échelle individuelle ou de la société, il n'apparaît pas de loi universelle qui guide nos conduites. La règle générale est celle de la diversité culturelle, rendue possible par les formidables propriétés de plasticité du cerveau humain.
Catherine Vidal Neurobiologiste pour Educscol
Re: Egalia : une école sans notion de "genre"
Je promets que je vais le regarder, ce doc!