Petits suicides entre amis
Publié : dim. juil. 15, 2012 8:38 pm
Dans notre société, le droit à mourir ne semble pas réellement exister. Il suffit de voir les débats sur l'euthanasie, les procès de ceux et celles qui ont aidé ou ont voulu à mourir à la demande d'un proche. Une amie qui travaillait aux urgences psychiatriques, m'a dit un jour qu'ils n'ont pas le droit de laisser quelqu'un mourir, y compris si le patient le souhaite vraiment.
Le suicide serait-il interdit ? Bien sûr, il peut souffrir, notamment les proches, et souvent, il s'agit d'un acte impulsif, qui n'est pas réfléchi. Pourtant, n'est-ce pas aussi un choix ?
Essayez de dire à haute voix, en public, que vous ne voulez pas d'une longue vie. Dans la majorité des cas, vous aurez des personnes choquées, qui ne comprennent pas, n'imaginent pas un seul instant ce souhait, que l'on puisse vouloir mettre fin à son existence.
Le devoir de l'être humain semble être devenu de vivre quoi qu'il arrive, de refuser de laisser un autre humain mourir, y compris lorsqu'il le devrait. C'est aussi de prolonger la vie autant que possible, coûte que coûte. Pourtant, vieillir, à un certain stade, c'est voir la déchéance de son corps et de son esprit, le plus souvent dans la souffrance, plus ou moins intense. C'est également voir mourir nos parents, nos aînés, et plus tard, nos amis. Une chanson des Wriggles, « Désolé mémé », le dit, compter sur les plus jeunes, n'est pas non plus une solution. Quelle utilité de vivre longtemps ? Accumuler du savoir ? Essayer de comprendre ou de donner un sens à la vie ? Quelle importance, puisque tant d'autres ont tenté avant nous, le tentent aujourd'hui, et le tenteront plus tard ?
On parle très souvent du droit à la vie, qu'en est-il du droit à la mort ? L'espèce a acquis un besoin de conservation si fort ? Est-ce la culpabilité de pas pouvoir soulager la souffrance autrement, morale ou physique ?
Si vous saisissez le mot « suicide » dans un moteur de recherche, vous aurez des liens vers des associations, vers un texte qui vous dit d'appeler quelqu'un. Bien sûr, ceci est utile pour tenter d'éviter les suicides « d'occasion », pour ceux et celles qui ont une occasion, et l'ont saisi sans y réfléchir.
Mais que se passe-t'il si l'acte est réfléchi et voulu de longue date ? Que se passe-t'il si l'on souhaite réellement mettre un terme à ses jours ? Où est le droit à la mort ?
Le suicide serait-il interdit ? Bien sûr, il peut souffrir, notamment les proches, et souvent, il s'agit d'un acte impulsif, qui n'est pas réfléchi. Pourtant, n'est-ce pas aussi un choix ?
Essayez de dire à haute voix, en public, que vous ne voulez pas d'une longue vie. Dans la majorité des cas, vous aurez des personnes choquées, qui ne comprennent pas, n'imaginent pas un seul instant ce souhait, que l'on puisse vouloir mettre fin à son existence.
Le devoir de l'être humain semble être devenu de vivre quoi qu'il arrive, de refuser de laisser un autre humain mourir, y compris lorsqu'il le devrait. C'est aussi de prolonger la vie autant que possible, coûte que coûte. Pourtant, vieillir, à un certain stade, c'est voir la déchéance de son corps et de son esprit, le plus souvent dans la souffrance, plus ou moins intense. C'est également voir mourir nos parents, nos aînés, et plus tard, nos amis. Une chanson des Wriggles, « Désolé mémé », le dit, compter sur les plus jeunes, n'est pas non plus une solution. Quelle utilité de vivre longtemps ? Accumuler du savoir ? Essayer de comprendre ou de donner un sens à la vie ? Quelle importance, puisque tant d'autres ont tenté avant nous, le tentent aujourd'hui, et le tenteront plus tard ?
On parle très souvent du droit à la vie, qu'en est-il du droit à la mort ? L'espèce a acquis un besoin de conservation si fort ? Est-ce la culpabilité de pas pouvoir soulager la souffrance autrement, morale ou physique ?
Si vous saisissez le mot « suicide » dans un moteur de recherche, vous aurez des liens vers des associations, vers un texte qui vous dit d'appeler quelqu'un. Bien sûr, ceci est utile pour tenter d'éviter les suicides « d'occasion », pour ceux et celles qui ont une occasion, et l'ont saisi sans y réfléchir.
Mais que se passe-t'il si l'acte est réfléchi et voulu de longue date ? Que se passe-t'il si l'on souhaite réellement mettre un terme à ses jours ? Où est le droit à la mort ?