Solitude chez les LGBTQ+

Débats Gay et Lesbien
Améthyste
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Re: Solitude chez les LGBTQ+

Message par Améthyste »

Il est clair que la LGBTQphobie n’aide pas à sortir de l’isolement mais ce n’est pas la seule raison... Il peut y avoir de nombreux facteurs à cela et qui sont indépendants de notre identité sexuelle.
Ceci dit, il est évident que le fait d’appartenir à une minorité peut nous amener à ressentir toute une panoplie d’émotions et de sentiments (honte, culpabilité, dévalorisation, rejet, etc.) susceptibles de nous conduire à l’isolement.

En ce qui me concerne, le fait de me sentir « extra-terrestre » depuis toujours ne m’a pas aidée... Étant à la fois hypersensible (émotionnelle et sensorielle), bi (ou peut-être lesbienne refoulée...?) et souffrant, depuis bientôt 3 ans, d’une maladie qui a engendré un handicap, je peux témoigner du fait que cette « combinaison minoritaire » ne favorise pas les contacts. Surtout quand on voit à quel point l’humanité est de plus en plus inhumaine...!

Si j’ai pu avoir une vie sociale à peu près normale pendant de nombreuses années, aujourd’hui, je n’en suis plus capable... Pour différentes raisons, je me suis enfermée dans mon cocon et n’ai gardé contact qu’avec un petit cercle d’amis bienveillants. Et même si je me suis coupée du monde, je ne peux pas dire que je souffre de ma solitude car elle est devenue mon refuge. Je préfère être seule que de me forcer à entrer dans ce moule sociétal où règnent mensonge, égoïsme, vice et manipulation... La bienveillance et l’authenticité sont, hélas, en voie de disparition. Ce qui est décourageant pour toute personne dotée de bon sens et d’un minimum de sensibilité...
Norma
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Re: Solitude chez les LGBTQ+

Message par Norma »

Il ne faut pas non plus sombrer dans la paranoia et le replis sur soi.

L'immense majorité des gens ne sont pas malveillant, même s'il sont différents de nous.

Quand on ne supporte plus personne et qu'on se retrouve blesser par toutes les interractions quellles qu'elles soient, c'est peut être un signe d'alarme de début de dépression par exemple.

C'est pas forcément l'extérieur qui est problématique, mais soi-même qui va pas très bien ce que exacerbe le rejet des autres gens, de la nouveauté, augmente la méfiance et le rejet.
Améthyste
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Re: Solitude chez les LGBTQ+

Message par Améthyste »

En fait, ce n’est pas un début de dépression car celle-ci a commencé en 2018 (mais est plus légère à présent)... Je sais que je vais mal (j’en ai d’ailleurs parlé dans mon post de novembre) et que ce mal-être ainsi que mon hypersensibilité accentuent mon impression d’un monde cruel...

Mais tu sais, Norma, jusqu’à il y a trois ans, je ne voyais que le bon en chacun et je trouvais des excuses à tout le monde car voulant toujours « être Amour » et cherchant à répandre la Lumière partout. J’ai passé toute ma vie à vivre pour les autres, à faire passer leurs besoins au détriment des miens, à m’oublier, à me sacrifier... J’étais trop gentille, mi-bonne poire, mi-serpillère... Tout cela s’est intensifié avec mon chemin spirituel au cours duquel j’ai appris des concepts tels que : « il n’y a pas de gens méchants ; il n’y a que des gens souffrants » ou « le Divin réside en chacun »... Du coup, j’ai été encore plus « trop gentille » allant jusqu’à pardonner l’impardonnable et continuer de me faire manipulée, maltraitée, piétiner...

Mais l’Univers m’a remise à ma place et fait traverser une succession d’épreuves pour me faire redescendre de mon « pays de bisounours » !

Alors oui, je suis passée d’une trop grande confiance à une trop grande méfiance, d’une trop grande tolérance à une trop grande intolérance (à l’égard des comportements humains « décalés »)... Mais peut-être que j’ai besoin d’expérimenter ces extrêmes opposés afin de trouver l’équilibre entre les deux...

Et si tu considères que c’est de la paranoïa, moi je dirais simplement que j’ai enfin ouvert les yeux ! J’ai vécu trop de choses pour croire encore que la majorité des humains sont bons. Il y en a, certes, et même de très bons et très « lumineux » mais ils ne courent pas les rues... En tout cas, pas autour de moi !

Quand tu as toujours répondu présente pour les autres lorsqu’ils avaient besoin de toi et que le jour où ta vie implose, que tu as besoin d’aide et que tu constates qu’il n’y a plus grand monde, ça fait réfléchir ! Et quand tu prends conscience du nombre de fausses relations, voire même carrément toxiques, que tu entretiens depuis des années, là encore, ça fait réfléchir !

Alors oui, je vois peu de monde mais je préfère privilégier la qualité à la quantité. Et pour info, si je ne sors quasiment pas, ce n’est pas seulement à cause de mon dégoût ou de ma peur des autres, c’est aussi parce que j’ai une hypersensibilité très élevée. Pas seulement sur le plan émotionnel mais aussi sur le plan sensoriel et énergétique. Je ressens et perçois tout « puissance mille » et c’est très éprouvant !

Je ne me plains pas et ne cherche pas à me poser en victime. J’énonce juste des faits et exprime mes ressentis. Je sais que tout a un sens et que chaque expérience, aussi difficile soit-elle, survient pour nous permettre d’apprendre et de grandir. Mais, malgré cette conscience, lorsqu’on doit surmonter un trop grand nombre de difficultés simultanément, ce n’est pas évident de garder espoir et foi en l’avenir...
Volodia
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Re: Solitude chez les LGBTQ+

Message par Volodia »

Peut être que la solitude des lgbtqI est en partie de leur faute.

En effet, combien sont tellement axé sur un type d'hommes, de femmes ou autres et de fait réduisent les possibilités pour ceux qui ne rentrent pas dans leurs critères de sélection de se faire connaître, apprécier et plus si affinités.

Dans les boites de nuit, certains parlent parlent et parlent encore, tellement ils se sentent seuls sans réaliser que leur interlocuteur ne peut en placer une réduit au simple rang de réceptacle pour leurs envies, leur rancoeur, leur frustration, etc...

Combien prennent le temps de se présenter, de parler à bâtons rompus histoire de faire connaissance, avant de se "sauter dessus".

Combien s'imaginent qu'une rencontre doit impérativement finir au lit ? une camaraderie, une amitié naissante peut réduire la solitude de deux voire plusieurs personnes., etc...
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