Le gouvernement tunisien actuel devrait le reconnaître et payer leurs pensions.
Extrait de la lettre de Bourguiba envoyée le 8 août 1942 de sa prison à Marseille, au Fort Saint Nicolas à Habib Thameur, le directeur du Parti :
http://www.bourguiba.net/docus/docum.html... l'Allemagne ne gagnera pas la guerre : elle ne peut plus la gagner, le temps travaille contre elle et elle sera mathématiquement écrasée...Donne aux militants l'ordre...d'entrer en relation avec les Français Gaullistes de Tunisie... en vue de conjuguer si possible notre action clandestine avec la leur en laissant de côté, pour après la guerre, le problème de notre indépendance.
et puis je ne résiste pas de recopier ces extraits de livre et d'interview de l'historien Eric Deroo :
http://www.liberation.fr/actualite/soci ... 584.FR.phpMais, à l'époque, les dirigeants des Etats africains voulaient rompre le lien direct entre la France et ses anciens soldats, et ils demandaient à gérer eux-mêmes cet argent.
http://www.ceres-editions.com/heros/interview.htmQuels a été leur sort après les conflits ? Étaient-ils traités comme leurs collègues européens, où assistait-on, comme avec les marines noirs de l’armée américaine qui n’avaient pas le droit de prendre part aux combats, à une forme de ségrégation ?
Absolument pas, c’est là une idée qui a été à l’ordre du jour en France suite aux déclarations de l’acteur Djamel.
Vous aviez d’ailleurs publié une « opinion » dans la presse française en 2005, ou vous preniez le contre-pied des thèses défendues notamment par Djamel ?
Effectivement, il avait déclaré notamment que les troupes « coloniales » avaient été interdites de défiler sur les Champs-Élysées lors de la libération de Paris. Son producteur M. Bouchareb a depuis rectifié le tir et revu sa manière de lire cet épisode de l’histoire, et Djamel ne s’est plus exprimé à ce sujet. Je suis heureux d’avoir contribué à aller au delà de cette victimisation stérile, aujourd’hui de plus en plus de voix s’élèvent contre cette réduction simpliste, il n’y avait pas « les bons et les méchants » il y avait des hommes avec leur complexité et leurs contradictions, et des états avec leurs impératifs, il appartient aux historiens d’analyser cela, dans la durée et le calme.
