Comment reconnaître un homo ? (recherches scientifiques)

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Eugène
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Message par Eugène »

Chrysé, très bien parlé !


Pour ma part (avec mon, regard de scientifique :wink:), j'ai lu l'article et je vous avouerai que j'éprouve des difficultés à voir l'intérêt de l'étude. Quel est l'intérêt de reconnaître un homosexuel suivant différentes caractéristiques ? Est-ce-que ce sont des études qui ont été établies afin de mieux repérer les homosexuels ou pour tenter de mieux "contrôler" l'orientation sexuelle des enfants "en jouant" sur les différents facteurs supposés favoriser l'homosexualité ? Dans tous les cas, ces études me choquent car rien que de penser à leur finalité, cela me fait froid dans le dos...

En ce qui concerne la crédibilité des facteurs cités, je ne peux pas les remettre en cause car il faudrait que je lise en entier les articles qui ont été publiés. J'ai trouvé le facteur "gros zizi" assez "comique" à citer. :lol:


J'ai trouvé un paragraphe particulièrement intéressant :
L'accent sur l'inné

Les recherches actuelles préfèrent écarter les facteurs cognitifs. Comme celles-ci menées par des chercheurs suédois et reprises dans les compte-rendus de l’académie américaine des sciences, montrant que les cerveaux des hommes homosexuels et des femmes hétérosexuelles présentent des similitudes.

Les travaux sur les caractéristiques innées, montrent que contrairement à ce que prêche une partie de la droite chrétienne, les gays ne sont pas des pêcheurs à remettre dans le droit chemin à coups de séminaires. Mais l'hypothèse d'origines biologiques ne signifie pas qu'elle soient exclusivement génétiques (si l'homosexualité était génétique, elle aurait disparu, remarque finement William Saletan dans Slate): les pistes privilégiées actuellement consistent à s’intéresser aux réactions hormonales et immunologiques -de toutes origines- dans l’utérus. (Ainsi pour l'influence du nombre de grands frères, la mère au fur et à mesure des grossesses ne fabriquerait plus le mêmes anticorps).
En ce qui concerne mon avis personnel, je pense que l'orientation sexuelle est quelquechose de très complexe, qu'on ne peut pas "cataloguer".
Chrysé
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Message par Chrysé »

J'ajouterais que savoir pour savoir, sous entendu pour le réel plaisir de la découverte, de la connaissance, de l'enrichissement collectif ou perso est une chose mais savoir pour mieux exclure ou opprimé me pose problème, bien sur savoir qu'une chose est ainsi ou autrement pour prendre conscience qu'elle n'est pas en accord avec nous même, qu'elle pourrait éventuellement nous être préjudiciable de ce simple fait, ou par simple goût et préférence ok, mais aller au delà pour dire ce qui n'est pas bon pour moi donc n'est pas bon pour toi... (et selon le constexte) là c'est à mon sens pousser mémé dans les orties ! :lol:

Savoir un jour que l'homosexualité puisqu'il s'agit de cela "serait" dûe ou décelable via un critère précis A, serait peut-être une richesse culturelle pour l'homme au même titre que de savoir que la terre est ronde et à la fois plate (car tout dépend d'où on l'observe et donc d'un point de vue strictement personnel), pourquoi pas ? Mais se servir de cette connaissance pour supérioriser ou inférioriser un catégorie de gens est à mon sens un mauvais usage de la science... mais c'est encore là un vaste débat... :roll:

Autres infos zé études :wink:
lestump
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Message par lestump »

et moi je veux garder l'article, parce que je suis gaucher, j'ai eu 4 frères plus vieux que moi, et je parle pas du reste, alors je veux le montrer a ma môman pour lui dire si les scientifiques le disent, c'est pas ma faute !!!
Kikou
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Message par Kikou »

Je ne vois pas où et le mal à vouloir comprendre pourquoi on est homosexuel. Certaines de ces études semblent un peu fantaisistes, d'autres alléchantes ( :wink: ) et d'autres encore intéressantes. Après tout les chercheurs cherchent, c'est leur boulot.

L'intérêt est clair. Si l'homosexualité est innée, voire génétique, elle n'est pas "contagieuse". Le "modèle de vie" hétérosexuelle est donc inutile est ne pourra pas influencer la population gay à devenir hétéro. De même, un couple homosexuel qui s'expose n'a pas plus d'influence sur le développement des enfants. Donc ouvrir le mariage aux homosexuels ne détournera pas les gentils hétéros et au final n'aura pas d'incidence sur la famille traditionnelle puisqu'il n'y aura ni plus ni moins de gays

A un second niveau, si l'homosexualité n'est un choix, on peut considérer que ce n'est pas aux homosexuels de s'adapter à la société (puisqu'après tout ils l'auraient choisi, donc qu'ils assument), mais que c'est à la société de s'adapter aux modes de vies gay et en luttant contre la discrimination. Un commentaire sur le site de rue89 souligne d'ailleurs que c'est élément a compté dans la décision de la Cour de Justice de Californie. Au dela des arguments humanistes sur lesquels on peut débattre pendant des siècles, l'argument de l'inné serait un argument bien plus efficace dans la lutte pour les droits des LGBT car plus objectif.

Et puis il faudrait éditer le titre et le premier message. Il s'agit d'études américaines, canadiennes et européennes. De toute façon, je ne vois l'intérêt de mentioner l'origine des études
ExMembre L

Message par ExMembre L »

oui tu as raison ça pourrait tourner à notre avantage mais tout dépend de quel a priori on part hein... on n'atteint pas avec cet article les magnifiques études chiffrées de Conservapedia :

PROUT

qui démontrent que les gays sont plus violents en couple, plus meurtriers, plus brutaux plus malades, plus sujets à la syphilis à la gonhorrée, à l'hépatite, aux parasites, aux maladies mentales, au cancer, à la cigarette, à la drogue aux infections, au suicide... etc. :roll:

en partant de présupposés alakon on tombe fatalement sur des conclusions alacon. mais oui si on cherche en génétique pourquoi pas hein? de toutes façons c'est comme toujours en science, si on veut détourner dans un sens ou l'autre les résultats, tout est possible. ça reste toujours in fine un combat d'idée.


(édit : mercii chrysé! enfin quelqu'un qui m'aime.) :niais:
aesoper
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Message par aesoper »

Faut arreter de préter des intentions mauvaises à ces études.

Oui par le passé la science à été utilisé à des fins de discrimination. Mais on voit bien que ce que ces études montrent n'est pas discriminatoire, ou l'approfondissement d'un stupide cliché.

Ensuite vous ne sembler pas comprendre les statistiques, ce sont des différences entre des groupes d'individus qui se montrent à une échelle plus grande que votre petit cas. Et oui c'est interressant. La preuve on en parle, les scientifiques qui étudient ca voient souvent leur étude publié parce que ca interresse et amuse les gens, alors comme le monde scientifique marche par la citation, normal qu'ils continuent.

Il faut justement saluer dans ces études que maintenant les scientifiques recherchent plutôt des causes génétiques, ou non comportementales. Ca peut étre une cause ou pas, j'en sais rien, mais au moins ca change des études qui parlaient de manque affectif, et donc parlant de l'homosexualilté comme une maladie.

Et pour rebondir la dessus, pour justifier le fait que l'homosexualité n'est pas "une maladie génétique" (parce que ca "empécherait" d'avoir des enfants), je vais préciser une étude assez mal exposé dans l'article. Des scientifiques ont découvert que chez 20% des gays, leur arbre généalogique était plus fertile du coté de la mere. Comme si un gene de l'androphilie (le fait d'aimer les hommes, donc de faire plus l'amour, d'avoir plus d'enfant) diffusé du coté de la mere aurait attéris chez un homme pour donner un gay. Ainsi un gay contriburait à augmenter la fertilité dans son arbre généalogique. Ansi les gays seraient bien un porteur d'un gene qui permet à l'espece d'augmenter un nombre. Bref ca met à mal une des plus classique attaque comme quoi les gays seriant contre nature et inutile pour l'humanité.
Leady
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Message par Leady »

Kikou a écrit :Et puis il faudrait éditer le titre et le premier message. Il s'agit d'études américaines, canadiennes et européennes. De toute façon, je ne vois l'intérêt de mentioner l'origine des études
Voilà, c'est fait. Merci pour cette précision. J'ai dû faire inconsciemment un petit racourci car l'article s'appuie sur des publications américaines (Los Angeles Times, New York Magazine, et Slate). Autant pour moi ! :wink:
Chrysé a écrit :
Autres infos zé études
Mais c'est la caverne d'alibaba ça ! Merci pour ce lien ! :)
backi
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Message par backi »

aesoper a écrit :Il faut justement saluer dans ces études que maintenant les scientifiques recherchent plutôt des causes génétiques, ou non comportementales.
Si justement c'était des causes génétiques qu'ils cherchaient ça me rendrait un peu moins sceptique. Mais en l'occurrence, je ne vois pas ce que le nombre de frères et soeurs ou l'implantation des cheveux peut avoir de génétique (au passage, il se trouve que j'ai lu un article il y a peu qui bien que très incomplet ici (c'est plus du blabla qu'autre chose) l'était plus dans le magazine et avait tendance à assez bien convaincre des non-pros comme moi que la génétique n'explique peut être pas tout...).

Pour moi cette étude me semble plus anecdotique qu'autre chose (menfin, c'est peut être parce qu'elle a été mal présentée ? ). A part peut être quand ils disent que les "cerveaux des hommes homosexuels et des femmes hétérosexuelles présentent des similitudes" (après faut voir ce qu'ils appellent similitudes...). Si on présente un projet scientifique, pour moi on ne présente pas des statistiques (ça peut être une base de travail certes, mais si on s'arrête là pour en tirer les conclusions moi ça me rappelle l'histoire des cigognes alsaciennes). Je veux bien croire que le fait d'avoir l'implantation des cheveux d'une façon provienne d'un gène qui code en partie pour l'homosexualité (en tout cas je veux bien faire semblant d'y croire, même si là tout de suite j'ai du mal) mais alors pour le nombre de grand frères ou la taille de popol, je vois vraiment pas le rapport...

Maintenant, si effectivement ces études débouchent sur quelque chose de plus approfondi (voire même l'explication génétique de l'homosexualité, même si j'y crois moyennement...) je veux bien, mais à ce stade pour moi c'est plus une "plaquette pour détecter si votre fils/fille est homosexuel(le), et bizarrement ça me plait moyennement...
Tinx
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Message par Tinx »

Moi, j'ai pas envie de savoir. Je crois qu'on se porte très bien dans l'ignorance des « causes » de l'homosexualité ou de l'hétérosexualité (pourquoi aucune étude ne porte sur les causes de l'hétérosexualité ?). Pas de dérives possibles si on ne sait pas.
Leady
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Message par Leady »

aesoper a écrit :Faut arreter de préter des intentions mauvaises à ces études.
Désolée, c’est épidermique.
aesoper a écrit :Oui par le passé la science à été utilisé à des fins de discrimination. Mais on voit bien que ce que ces études montrent n'est pas discriminatoire, ou l'approfondissement d'un stupide cliché.
Oui, que des mouvements gays soient à l’origine de ces études a quelque chose de rassurant, mais c’est un peu ouvrir la boîte de pandor quand même. Ceux qui lancent ces études ne sont absolument pas maîtres de l’usage qui en sera fait. Le passé dont tu parles n’est pas si vieux que ça et il y en a encore aujourd’hui beaucoup trop qui utilisent la science à des fins de discrimination (ou politique, exemple avec Darcos :evil: ).
aesoper a écrit :Ensuite vous ne sembler pas comprendre les statistiques, ce sont des différences entre des groupes d'individus qui se montrent à une échelle plus grande que votre petit cas. Et oui c'est interressant. La preuve on en parle, les scientifiques qui étudient ca voient souvent leur étude publié parce que ca interresse et amuse les gens, alors comme le monde scientifique marche par la citation, normal qu'ils continuent.
Ah les statistiques …. Ben justement, les statistiques dans les médias, c’est d’abord fait pour amuser les gens. Que les statistiques énoncées s’appliquent ou non à mon cas personnel, c’est ce que l’on appelle « la loi des séries », ça ne discrédite ou n’acrédite en rien l’étude statistique, on est bien d’accord. C’est bien pour ça qu’un premier critère pour qu’une étude statistique soit valable, c’est qu’elle porte sur un échantillon suffisamment grand. Ensuite, il faut que cet échantillon soit « représentatif », reste à voir ce qu’on entend par là et quel est l’objectif de l’étude. Bref, les études statistiques sérieuses (ce qui semble être le cas de celles qui sont présentées dans l’article) sont forcément très longues pour être suffisamment rigoureuses, et il va de soi que lorsqu’on commence à la résumer, on fait un premier choix. Quand un journal reprend des statistiques, il ne retient que l’essentiel pour lui, ce qui est normal sinon ce serait trop long, il fait un choix. C’est ça la vulgarisation scientifique, avec tout ses avantages et ses inconvenients. Tout le problème est dans l’interprétation qu’on fait de ces statistiques.

Voir ou encore pour quelques exemples.
aesoper a écrit :Et pour rebondir la dessus, pour justifier le fait que l'homosexualité n'est pas "une maladie génétique" (parce que ca "empécherait" d'avoir des enfants), je vais préciser une étude assez mal exposé dans l'article. Des scientifiques ont découvert que chez 20% des gays, leur arbre généalogique était plus fertile du coté de la mere. Comme si un gene de l'androphilie (le fait d'aimer les hommes, donc de faire plus l'amour, d'avoir plus d'enfant) diffusé du coté de la mere aurait attéris chez un homme pour donner un gay. Ainsi un gay contriburait à augmenter la fertilité dans son arbre généalogique. Ansi les gays seraient bien un porteur d'un gene qui permet à l'espece d'augmenter un nombre. Bref ca met à mal une des plus classique attaque comme quoi les gays seriant contre nature et inutile pour l'humanité.
Là, justement, tu donnes une interprétation possible, mais on peut en imaginer d’autres, et je vois pas comment des esprits mal intentionnés ne pourraient pas s’emparer du fait que l’homosexualité s’expliquerait biologiquement pour ne pas continuer à la considérer comme une tare de la société. Si l’homosexualité n’est pas une maladie, alors c’est peut-être un handicap… ? c’est mieux comme ça ? Et puis dès lors que l’on démontre que l’environnement biologique a une influence (ce qui est peut-être vrai), alors pourquoi ne pas envisager des traitements tout aussi biologiques ? Franchement, j’ai dû mal à croire que si l’on démontre que l’homosexualité est innée ça changera quelque chose à l’homophobie ambiante.

Quelques citations pour finir :

"Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques." Benjamin Disraeli, premier ministre britannique du XIXe siècle

"La statistique est la première des sciences inexactes." Edmond et Julesde Goncourt

et il y en a d’autres .
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