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Mais où va la Belgique ?
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SuperGarfield
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Ils ne sont pas "indépendants", ils sont "autonomes". Sinon, ce ne serait plus l'Espagne, mais une multitude d'Etats séparés. Il y a des lois qui régissent tout le pays, et un gouvernement central à Madrid.Stigmate a écrit :pour en revenir au sujet, la Belgique est divisé en deux depuis longtemps c'est un peu comme l'Espagne, chaque coté veut son indépendance? ba donner leur, l'Espagne ça lui a réussi... fin si on compte pas l'ETA... Mais sinon sont tranquille, surtout depuis que les langues sont toute officiel la bas.
Quant aux langues, il n'y en a à ma connaissance que 4 qui sont officielles (Castillan, Basque, Catalan et Galician).
Merci swamp fish de nous faire redescendre sur terre.
J'ai vraiment du mal à comprendre toutes ces volontés séparatistes. J'ai vécu quelques temps à Montréal et fréquenté des Québécois pas spécialement débiles, mais dès qu'on parlait de la souveraineté, ils devenaient d'un obscurantisme abyssal, comme s'il y avait là dessous des amas de rancœurs accumulées sur des générations de dominations politique et sociale de la part des anglophones. C'est peut-être un peu comparable en Belgique.
J'ai vraiment du mal à comprendre toutes ces volontés séparatistes. J'ai vécu quelques temps à Montréal et fréquenté des Québécois pas spécialement débiles, mais dès qu'on parlait de la souveraineté, ils devenaient d'un obscurantisme abyssal, comme s'il y avait là dessous des amas de rancœurs accumulées sur des générations de dominations politique et sociale de la part des anglophones. C'est peut-être un peu comparable en Belgique.
Justement tu donnes la réponse en posant la question....Pygargue a écrit :Merci swamp fish de nous faire redescendre sur terre.
J'ai vraiment du mal à comprendre toutes ces volontés séparatistes. J'ai vécu quelques temps à Montréal et fréquenté des Québécois pas spécialement débiles, mais dès qu'on parlait de la souveraineté, ils devenaient d'un obscurantisme abyssal, comme s'il y avait là dessous des amas de rancœurs accumulées sur des générations de dominations politique et sociale de la part des anglophones. C'est peut-être un peu comparable en Belgique.
Je ne connais pas très bien, à titre personnel, l'histoire du royaume de Belgique, mais lorsque j'en avais parlé avec un étudiant belge, un peu plus instruit que moi en la matière, il m'avait expliqué qu'au XIXe et au début du XXe siècle, les rôles étaient à peu près inversés c'est-à-dire qu'en gros les wallons avaient l'ascendant économique sur les flamands. Notamment dans les campagnes où les propriétaires terriens étaient wallons tandis que les journaliers et autre travailleurs agricoles étaient flamands. Pendant longtemps, les wallons ont eu me semble-t-il plus de pouvoir sur le plan politique.
Aujourd'hui, parce que l'économie belge s'est transformée, les wallons n'ont plus cet avantage....
Il y a une inversion du rapport de force qui se double peut-être chez certains de rancoeurs héritées du passé.
Lorsque tu regardes l'histoire québécoise, tu trouves aussi le même genre de situation jusqu'au début des années 60 et à l'avènement de la révolution tranquille: des francophone qui au Québec sont toujours dans des positions d'exécutants (tant dans l'administration fédérale que dans les entreprises), des entreprises qui appartiennent soit aux américains soit aux anglophones, etc , Dans les années 30, le niveau moyen d'instruction d'un québécois francophone était égal ou inférieur à celui d'un noir américain en pleine époque de la ségrégation.
Donc qu'il y ait des rancoeurs, c'est à peu près inévitable. Maintenant que dans un cas comme dans l'autres, on ne soit pas capable aujourd'hui de faire la part des choses, c'est plus gênant....
Aujourd'hui en Belgique comme au Québec, la séparation peut paraître ridicule. Mais je pense qu'il ne faut pas négliger le facteur historique. Il y a sans doute bcp de rancoeurs héritées du passé.... Et si on ajoute le réflexe du contribuable ("je ne veux pas être solidaire de mon voisin" que l'on retrouve dans tout un tas d'agglomérations ou région françaises où il n'y a même pas de problème d'identité à la base.....
Edit: Il faut absolument aller écouter / regarder l'émission "le dessous des cartes" consacrée à la Belgique. C'est d'une clarté géniallissime!
Excellent ce n° du dessus des cartes.
J'avais fait un dossier sur la Belgique en cours d'initition aux sciences politiques lors du premier semestre de cette année. Le dossier devait se limiter à dix pages, sauf que j'en ai fait 50 parce que c'est impossible de faire moins, et j#ai dit tout ce que Jean Christophe Victor a raconté.
Cet été je suis à Aix-la-Chapelle pour un stage, à la frontière avec les Pays-Bas et la Belgique. Je recois la RTBF et heureusement que j'ai fait un dossier sur la Belgique ! Je bois du petit lait en ce moment
C#est phénoménal comme situation. Chacun y va de son commentaire, de sa proposition.
J'ai écouté avant-hier soir une émission sur le thème de ces derniers jours : que va-t-on devenir ? Dernière question du présentateur aux invités : pensez-vous que la comission sur les institutions va réussir ? Réponse de tous (francophones ou néerlandophones) : non.
Je crois que les deux gros problèmes du pays sont :
- deux sociétés qui ne se connaissent pas ou peu, ne se parlent que tous les 5 ans pour former un gouvernement fédéral, mais n'ont pas de Jean-Pierre Pernault local qui ferait qu'une mamie du fin fond de la Wallonie se sentirait proche de Papy Van Petegen du fin fond de la Flandre maintenant qu 'il a perdu son chat, écrasé par un camion qui apportait des yaourts à la cantine des petits-enfants de sa voisine. Bref, si on enlève la caricature, c'est un peu ca : dexu peuples qui ne causent que très peu entre eux, d'où des incompréhensions et des rancoeurs.
- des découpages administratifs qui ne se supperposent pas entre Rágions et Communautés. Une chose qui n'a pas été dite dans le dessous des cartes, c'est que les Communautés ont été demandées par les Flamands en vue d'une autonomie culturelle qu'ils revendiquaient (d'où des compétences dans la culture, les médias, l'éducation) et les Régions par les Wallons pour pouvoir décider eux-mêmes du destin de leur région après les crises du charbon des années 60-70.
Du coup, ces derniers jours, les partis ont demandé une négociation directement entre entités fédérées mais n'étaient pas d'accord sur lesquelles impliquer : les Flamands voulaient un dialogue à deux (Communautés francophone et flamande, la Communauté allemande étant toujours la grande oubliée des négociations depuis toujours), et les francophones voulaient un dialogue à trois (Wallonie, Flandres, Bruxelles-Capitale)... Ce qui signifie que les partis ne sont même pas d'accord sur la facon dont il faut négocier, alors ils ne sont pas prêts de trouver un accord.
Il faut cependant savoir qu'hier, le Parlement de Bruxelles-Capitale a voté à une écrasante majorité (tous les partis des deux groupes linguistiques, sauf l'extrême-droite) une résolution pour que leur Région fasse partie intégrante de toute négociation. Bruxelles n'est en fait pas considérée comme une Région à part entière par certains : des Flamands la voient comme partie intégrante de la Flandre étant donnée son histoire et sa position sur le territoire, des Wallons la voient comme une région uniquement francophone alors qu'elle n'est qu'à majorité francophone.
Enfin, la dernière idée qui est sortie du chapeau du Roi (et donc validée par le monde politique car le Roi ne fait pas ce qu'il veut), c'est de confier à trois "sages" (que beaucoup voient comme des dinosaures attachés à un modèle belge qui n'existe plus) le soin de discuter de tout ce qui concerne l'institutionnel, et de confier au gouvernement Leterme bis (puisque le démission a été refusée) tout ce qui concerne l'économique.
Il faut aussi savoir que Leterme perd en crédibilité dans l'histoire, des deux côtés de la frontière linguistique, car c'est sa 3è démission, que les analystes le sentent incapable d'affronter les grandes gueules de son parti et des alliés nationalistes flamands (qui avec pourtant seulement 5 sièges sur 150 au parlement fédéral sont nécessaires à la formation d'une majorité), qu'il avait quitté la ministre-présidence de la Flandre pour aller au niveau fédéral en affirmant que c'était le seul niveau qui permettait de faire bouger les choses et que maintenant il en appelle aux Régions et Communautés pour résoudre la crise. Bref, il y a encore du chemin à faire avant que tout ne soit réglé et je suis d'accord avec Jean Christophe Victor du dessous des cartes, il va falloir attendre le résultat des élections régionales et communautaires de juin 2009 pour y voir plus clair (ou pas d'ailleurs...), élections qui ont lieu le même jour que les européennes, donc autant dire que l'Europe va passer à la trappe.
J'avais fait un dossier sur la Belgique en cours d'initition aux sciences politiques lors du premier semestre de cette année. Le dossier devait se limiter à dix pages, sauf que j'en ai fait 50 parce que c'est impossible de faire moins, et j#ai dit tout ce que Jean Christophe Victor a raconté.
Cet été je suis à Aix-la-Chapelle pour un stage, à la frontière avec les Pays-Bas et la Belgique. Je recois la RTBF et heureusement que j'ai fait un dossier sur la Belgique ! Je bois du petit lait en ce moment
J'ai écouté avant-hier soir une émission sur le thème de ces derniers jours : que va-t-on devenir ? Dernière question du présentateur aux invités : pensez-vous que la comission sur les institutions va réussir ? Réponse de tous (francophones ou néerlandophones) : non.
Je crois que les deux gros problèmes du pays sont :
- deux sociétés qui ne se connaissent pas ou peu, ne se parlent que tous les 5 ans pour former un gouvernement fédéral, mais n'ont pas de Jean-Pierre Pernault local qui ferait qu'une mamie du fin fond de la Wallonie se sentirait proche de Papy Van Petegen du fin fond de la Flandre maintenant qu 'il a perdu son chat, écrasé par un camion qui apportait des yaourts à la cantine des petits-enfants de sa voisine. Bref, si on enlève la caricature, c'est un peu ca : dexu peuples qui ne causent que très peu entre eux, d'où des incompréhensions et des rancoeurs.
- des découpages administratifs qui ne se supperposent pas entre Rágions et Communautés. Une chose qui n'a pas été dite dans le dessous des cartes, c'est que les Communautés ont été demandées par les Flamands en vue d'une autonomie culturelle qu'ils revendiquaient (d'où des compétences dans la culture, les médias, l'éducation) et les Régions par les Wallons pour pouvoir décider eux-mêmes du destin de leur région après les crises du charbon des années 60-70.
Du coup, ces derniers jours, les partis ont demandé une négociation directement entre entités fédérées mais n'étaient pas d'accord sur lesquelles impliquer : les Flamands voulaient un dialogue à deux (Communautés francophone et flamande, la Communauté allemande étant toujours la grande oubliée des négociations depuis toujours), et les francophones voulaient un dialogue à trois (Wallonie, Flandres, Bruxelles-Capitale)... Ce qui signifie que les partis ne sont même pas d'accord sur la facon dont il faut négocier, alors ils ne sont pas prêts de trouver un accord.
Il faut cependant savoir qu'hier, le Parlement de Bruxelles-Capitale a voté à une écrasante majorité (tous les partis des deux groupes linguistiques, sauf l'extrême-droite) une résolution pour que leur Région fasse partie intégrante de toute négociation. Bruxelles n'est en fait pas considérée comme une Région à part entière par certains : des Flamands la voient comme partie intégrante de la Flandre étant donnée son histoire et sa position sur le territoire, des Wallons la voient comme une région uniquement francophone alors qu'elle n'est qu'à majorité francophone.
Enfin, la dernière idée qui est sortie du chapeau du Roi (et donc validée par le monde politique car le Roi ne fait pas ce qu'il veut), c'est de confier à trois "sages" (que beaucoup voient comme des dinosaures attachés à un modèle belge qui n'existe plus) le soin de discuter de tout ce qui concerne l'institutionnel, et de confier au gouvernement Leterme bis (puisque le démission a été refusée) tout ce qui concerne l'économique.
Il faut aussi savoir que Leterme perd en crédibilité dans l'histoire, des deux côtés de la frontière linguistique, car c'est sa 3è démission, que les analystes le sentent incapable d'affronter les grandes gueules de son parti et des alliés nationalistes flamands (qui avec pourtant seulement 5 sièges sur 150 au parlement fédéral sont nécessaires à la formation d'une majorité), qu'il avait quitté la ministre-présidence de la Flandre pour aller au niveau fédéral en affirmant que c'était le seul niveau qui permettait de faire bouger les choses et que maintenant il en appelle aux Régions et Communautés pour résoudre la crise. Bref, il y a encore du chemin à faire avant que tout ne soit réglé et je suis d'accord avec Jean Christophe Victor du dessous des cartes, il va falloir attendre le résultat des élections régionales et communautaires de juin 2009 pour y voir plus clair (ou pas d'ailleurs...), élections qui ont lieu le même jour que les européennes, donc autant dire que l'Europe va passer à la trappe.
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ExMembre10
De rien ! C'est dur à dire, mais il se pourrait en effet qu'il en ait unebrita a écrit :
OFF-Topic :
koloss, tu viens de me faire comprendre l'utilité sociale de jean pierre Pernaud. merci. ![]()
swamp fish a écrit :La plupart des wallons ne sont jamais bilingues ou si c'est le cas parlent l'anglais mais surtout pas le néerlandais, le néerlandais c'est une langue moche, et de toute façon,...etc
la plupart des wallons profonds s'en foutent parce qu'ils ne mettent jamais les pieds en flandre et si c'est le cas agissent comme des français (ahnon, je parle pas, je suis français...ahum)
en lisant ça je me suis mis à rire tout seul devant mon écran parce que franchement... c'est tout à faire ça
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ExMembre20
si j'me rends souvent en Wallonie ?
bah étant donné que je suis de Namur hein...
bah étant donné que je suis de Namur hein...
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