La copine Jörg clamse dans un accident de voiture
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Thunder Bird
La copine Jörg clamse dans un accident de voiture
[contribution effacée à la demande de son auteur]
Dernière modification par Shoryuken le sam. oct. 11, 2008 11:56 am, modifié 1 fois.
On ne peut pas se réjouir de la mort de quelqu'un, mais on peut se réjouir du coup que cela donne à son parti d'extrême droite, le BZÖ, qui a obtenu 11% aux élections du 28 septembre. Il semble que le parti soit entièrement tourné vers le chef, et qu'il se remette mal de sa disparition.
A noter que son ancien parti, le FPÖ, a eu plus de voix : 18%.
Mais comme l'élection est passée, il y a des chances que les deux partis se rejoignent à nouveaux et forment, ce qui ne serait pas une bonne nouvelle pour l'Autriche, au moins jusqu'aux prochaines élections.
En effet on aurait :
SPÖ (sociaux démocrates) : 29.7%
FPÖ +BZÖ : 29%
Conservateurs : 25,6%
Des quelques autrichiens que j'ai pu rencontrer, j'ai l'impression que ce sont des gens qui sont très attachés à leurs traditions et leur folklore (certains jeunes portent des costumes traditionnels dans la vie courante...). Le pays a connu très peu d'immigration entre la fin de la guerre et la chute du mur. Et pas mal de jeunes se foutent un peu de la politique en se disant : ils sont tous pareil.
L'ensemble explique peut être le taux important de l'extrême droite ou de populistes dans ce pays. Mais enfin c'est un problème général à l'Europe, par exemple en France, en Belgique ou en Hollande on approche souvent 20% d'extrême droite. La différence entre les pays tient surtout au mode d'élection qui favorise les gouvernements de coalition ou les gouvernements majoritaires.
A noter que son ancien parti, le FPÖ, a eu plus de voix : 18%.
Mais comme l'élection est passée, il y a des chances que les deux partis se rejoignent à nouveaux et forment, ce qui ne serait pas une bonne nouvelle pour l'Autriche, au moins jusqu'aux prochaines élections.
En effet on aurait :
SPÖ (sociaux démocrates) : 29.7%
FPÖ +BZÖ : 29%
Conservateurs : 25,6%
Des quelques autrichiens que j'ai pu rencontrer, j'ai l'impression que ce sont des gens qui sont très attachés à leurs traditions et leur folklore (certains jeunes portent des costumes traditionnels dans la vie courante...). Le pays a connu très peu d'immigration entre la fin de la guerre et la chute du mur. Et pas mal de jeunes se foutent un peu de la politique en se disant : ils sont tous pareil.
L'ensemble explique peut être le taux important de l'extrême droite ou de populistes dans ce pays. Mais enfin c'est un problème général à l'Europe, par exemple en France, en Belgique ou en Hollande on approche souvent 20% d'extrême droite. La différence entre les pays tient surtout au mode d'élection qui favorise les gouvernements de coalition ou les gouvernements majoritaires.
Tout d'abord, l'Autriche est représentée comme votant facilement à l'extrême-droite de par son fédéralisme : chaque Länder est découpé en Bezirk (l'équivalent de nos cantons) et chaque Bezirk se voit gratifié de représentants proportionnés certes à la population, mais dans une faible mesure : Vienne et ses environs qui représente 25 % de la population n'ont que... 5 représentants au Nationalrat, pour 183 membres.
Il y a donc un effet loupe sur les régions les plus "rurales" qui sont également les plus conservatrices (et croyantes, également, ce qui va en général de pair) avec une forte percée des nationalistes.
Quant aux jeunes... je ne suis pas certain qu'ils soient autant éloignés de la politique qu'en France ; de mon souvenir, les étudiants que je connaissais s'intéressaient beaucoup à l'élection présidentielle qui s'est déroulée alors que j'étais là-bas (j'ai même serré la main de leur nouveau président xD). On notera ainsi que la participation aux dernières élections de 2008 était de près de 80%, un bon score pour une élection parlementaire, comparativement à chez nous.
Enfin, il faut bien souligner que l'Autriche, contrairement à l'Allemagne, n'a jamais été "dénazifiée" (i.e. par un procès comme celui de Nürnberg). D'anciens dirigeants et dignitaires nazis (pas les plus hauts, certes) ont pu y finir leurs jours paisiblement et accéder à de hautes fonctions. C'est le cas de l'ancien président autrichien, Kurt Waldheim - qui fut également secrétaire général de l'ONU !!! - et que son successeur, Thomas Klestil, avait dénoncé, à la réprobation générale en Autriche. L'homme avait été déclaré persona non grata partout dans le monde, mais il a continué son mandat jusqu'à son terme et quand Thomas Klestil est décédé deux jours avant la fin de son mandat, son prédécesseur a assisté en invité d'honneur aux cérémonies...
Il existe en Autriche une nostalgie pour l'époque de la Grande Autriche, tant avec l'Empire Austro-Hongrois que pour l'époque du IIIème Reich... nostalgie qui se traduit dans la complaisance et l'adhésion vis-à-vis de partis tels que celui de la copine Jörg.
Il y a donc un effet loupe sur les régions les plus "rurales" qui sont également les plus conservatrices (et croyantes, également, ce qui va en général de pair) avec une forte percée des nationalistes.
Quant aux jeunes... je ne suis pas certain qu'ils soient autant éloignés de la politique qu'en France ; de mon souvenir, les étudiants que je connaissais s'intéressaient beaucoup à l'élection présidentielle qui s'est déroulée alors que j'étais là-bas (j'ai même serré la main de leur nouveau président xD). On notera ainsi que la participation aux dernières élections de 2008 était de près de 80%, un bon score pour une élection parlementaire, comparativement à chez nous.
Enfin, il faut bien souligner que l'Autriche, contrairement à l'Allemagne, n'a jamais été "dénazifiée" (i.e. par un procès comme celui de Nürnberg). D'anciens dirigeants et dignitaires nazis (pas les plus hauts, certes) ont pu y finir leurs jours paisiblement et accéder à de hautes fonctions. C'est le cas de l'ancien président autrichien, Kurt Waldheim - qui fut également secrétaire général de l'ONU !!! - et que son successeur, Thomas Klestil, avait dénoncé, à la réprobation générale en Autriche. L'homme avait été déclaré persona non grata partout dans le monde, mais il a continué son mandat jusqu'à son terme et quand Thomas Klestil est décédé deux jours avant la fin de son mandat, son prédécesseur a assisté en invité d'honneur aux cérémonies...
Il existe en Autriche une nostalgie pour l'époque de la Grande Autriche, tant avec l'Empire Austro-Hongrois que pour l'époque du IIIème Reich... nostalgie qui se traduit dans la complaisance et l'adhésion vis-à-vis de partis tels que celui de la copine Jörg.