
Dans quel état se trouve l'équipe de Charlie Hebdo ?
On est sous le choc car tout est détruit. Et une certaine incompréhension règne au sein de l'équipe. Le mercredi matin est normalement pour nous le temps de la conférence de rédaction. Ce matin, nous avons réfléchi au prochain numéro sur le trottoir, devant nos locaux où nous avions emménagé il y a tout juste trois semaines. D'ailleurs, nos anciens voisins doivent être bien soulagés que l'on ait déménagé ! Et ça risque d'être compliqué de trouver de nouveaux locaux. On rigole mais on est vraiment sous le choc.
Ces derniers jours aviez-vous reçu des menaces ? A partir de quand cela a-t-il commencé ?
Cela a démarré très vite, dès lundi. En raison du jour férié de la Toussaint, nous avions bouclé exceptionnellement ce numéro dimanche et nous avions transmis le lendemain une newsletter aux journalistes pour annoncer une partie de son contenu. Certains d'entre eux ont tweeté la une du journal qui s'est très vite répandue sur les réseaux sociaux. A partir de là, on a reçu beaucoup de menaces anonymes. Donc les commanditaires de l'attaque ont eu le temps de se préparer, si je puis dire.
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