si j'avais été dans une asso de musique ou de sport, ça aurait été plus simple.
Oui et non. Depuis que ma ville est passée à droite, on n'a que du "jazz" (et encore, le répertoire est ronronnant) joué par des vieux pour la nuit blanche et la fête de la musique. Du temps de la gauche, c'était très diversifié comme genres et tranches d'âges d'interprètes, et les groupes étaient dispatchés un peu partout dans des endroits clés. Maintenant, tout est centralisé sur la place de la Mairie. Et je m'étonne pas d'apprendre qu'à Versailles une association pro-baroque fait "découvrir" la musique baroque à tout le monde. Je pense pas qu'une asso pro-électro aurait la même marge de manoeuvres là-bas, ce n'est pas anodin si l'installation d'Anish Kapoor a été dégradée.
Quand je bossais en galerie pareil : c'est un maire de gauche qui est venu faire un discours sur une artiste street art le soir du vernissage. La maire de droite avec qui j'ai développé un partenariat l'année suivante dans un autre arrondissement affichait clairement ses intérêts pour le patrimoine, quand son attachée à la culture ne bossait pas à la Comédie Française.
Bref. Je serais toi, je me renseignerais sur la ligne politique de mes interlocuteurs avant de crier tout de gaux "Je suis pro-LGBT". Voire même tes centres d'intérêts tout court. Regarde les partenaires, les activités menées ici et là, les interviews s'il y en a, parce que ça en dit long sur ce que pensent les gens et ce qui leur sera rédhibitoire. Profite de ce qu'internet et les réseaux sociaux peuvent collecter pour toi des infos qu'avant tu ne pouvais qu'imaginer. On ne met pas sur un CV section centre d'intérêts "J'aime John Cage" quand ton futur employeur est "pro-Bach", c'est se tirer une balle dans le pied.
Courage, si tu reste très générale dans la description de ton engagement associatif (comme énoncé plus haut), si tu as ciblé ce qui fait peur à tes employés ou ne les intéressent pas, tu devrais t'en sortir sans mal avec leurs questions si questions il y a.
