Ce n'est pas au Ministère d'invalider mais c'est à lui qu'incombe la tache d'organiser, de veiller au respect et au bon déroulement des elections. (pas de controler par contre, donc j'extrapolais exagéremment son rôle cédant par la même au sens de la pensée absolutiste vis à vis du ministre sortant 8))
Quant au sérieux de la madame, il va de soi que c'était un tant soit peu sarcastique même si le fond de la pensée était elle sérieuse, d'ailleurs ...
Les résultats de l'élection annoncés avant 20 heures : la polémique enfle sur le Net
LEMONDE.FR | 16.04.07 | 18h27 • Mis à jour le 16.04.07 | 18h41
Lors de l'élection présidentielle de 2002, seuls les "Guignols de l'info" sur Canal+ avaient osé annoncer la présence de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour, un petit quart d'heure avant l'heure légale.
Pour cette nouvelle élection, et depuis plusieurs jours, certains blogueurs n'hésitent pas à annoncer leurs intentions non pas de vote mais de publication : Jean-Marc Morandini, journaliste sur Europe 1 et Direct 8, laisse entendre qu'il pourrait publier des "rumeurs" dès 18 heures dimanche soir : "Je pense que nous devons tous avoir les mêmes infos. Lors du premier et du deuxième tour, je mettrai donc en ligne les "rumeurs" qui circulent dans les rédactions à partir de 18 heures (...). Nous devons tous connaître les chiffres et les tendances, et pas seulement les VIP, les privilégiés et les journalistes."
Les précédents
1995. Des internautes privilégiés – essentiellement quelques dizaines de milliers de Français expatriés – découvrent le soir du 7 mai 1995 sur le site de France 3, et plus d'une demi-heure avant le "commun des Français", la large victoire de Jacques Chirac. Internet en est encore à ses balbutiements, et peu de médias s'y sont installés. Quant aux instances régulatrices du Net, elles n'existent tout simplement pas.
1997. La donne change : tous les grands médias ont désormais pignon sur Réseau, mais toujours pas d'instance régulatrice ou de législation adaptée. A l'occasion des élections législatives, La République des Pyrénées, Le Figaro, Le Parisien, France 3 encore, mais aussi La Tribune de Genève en Suisse s'engouffrent dans la brêche et diffusent sur leurs sites – et bien avant 20 heures – les sondages de "sortie des urnes" sans être plus inquiétés.
Face à cette dérive, le gouvernement décide de changer les règles. Parallèlement, le tribunal de grande instance de Paris valide la publication sur Internet de sondages électoraux dans la semaine qui précède le scrutin (décision du 15 décembre 1998), mais la cour d'appel de Paris casse le jugement le 29 juin 2000.
1999. Les élections européennes de juin 1999 jouent le rôle d'une mise en garde pour la présidentielle qui approche : la direction de Paris-Match, profitant du vide judiciaire, met à disposition de ses internautes un lien vers une page fabriquée par l'hebdomadaire et hébergée chez "Geocities" aux Etats-Unis. On assiste alors à une première en France : considérant que le média a délibérement enfreint la loi, le patron de Match, Roger Thérond, est condamné pour violation de l'article 11 de la loi du 19 juillet 1977.
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Le sujet interpelle grands et petits du Net. De nombreux médias annoncent logiquement leur intention de respecter la loi, tandis que certains blogueurs prennent le parti inverse : ainsi, Guy Birenbaum, sur son blog "NRV", annonce dans le sillage de Jean-Marc Morandini son intention de casser l'embargo.
La blogosphère frémit et Nicolas Vanbremeersch, auteur de l'incontournable blog Versac.net, s'en fait l'interprète : dans un appel publié le 15 avril, il demande aux blogueurs de s'engager à ne pas publier ni relayer avant 20 heures de résultats partiels et leur propose d'afficher un logo avec un haut-parleur barré d'un signe d'interdiction.
Depuis 2002, la loi est très claire sur ce sujet. Le texte qui modifie la loi du 19 juillet 1977 indique que "la veille de chaque tour de scrutin ainsi que le jour de celui-ci, sont interdits, par quelque moyen que ce soit, la publication, la diffusion et le commentaire de tout sondage".
La Commission nationale de contrôle de la campagne a prévenu : elle a dépêché une équipe spéciale pour surveiller la Toile en temps réel. Selon Gilles Bachelier, rapporteur général de la Commission, "si l'on note des violations conscientes de la loi, des poursuites seront engagées". Ces poursuites – pénales – pourront être assorties d'une amende allant jusqu'à 75 000 euros. C'est le prix à payer pour que tous les électeurs soient à un niveau égal d'information au moment de leur vote et pour garantir la "sincérité" du scrutin.
Chèrosse
