Vos textes et poèmes

Faites nous rêver : peintures, photos, sculptures, poèmes ou autre ! (il faut avoir posté 30 messages pour avoir accès à ce forum)
La Noiraude
Messages : 6664
Inscription : lun. avr. 03, 2006 7:14 am

Message par La Noiraude »

Zeish a écrit :looongues heures de cours... :roll:


Ennui. Un etre absurde entretient le tableau
D'une voix qui s'y cogne et mélange ses termes.
La couleur se dissout sans marquer l'épiderme;
Mon crâne est la caverne où vient mourir l'écho.

Immobile mon corps, étanche mon cerveau,
Lourds mes doigts échoués dont nul verset ne germe:
Je suis meuble et me fond dans l'ombre qui m'enferme.
Rocher bien complaisant, mes neurones sont clos.

La lumière au-dehors s'étale, dévêtue,
Blanche et grasse en sommeil sous les diffus ramages;
L'oiseau dort et l'élève, à la porte, s'est tu.

Et que passe cette heure, et passent les concours:
Assis en rangs cachés derrière nos visages
Nous rêvons d'autres cieux et d'isthmes tout le jour.
:niais:
Korrigan
Messages : 1049
Inscription : jeu. juil. 12, 2007 8:05 pm

Message par Korrigan »

Bon z'allez, je vais quand même participer :P. Voici quelques poèmes et textes courts qui datent déjà un peu.


Ghost

Je veille sur ses songes quand il part s’évader,
Je suis le gardien de son âme endormie.
Il fuit sa douleur et les peines du passé,
Je veille en silence son cœur meurtri.

Je caresse ses cheveux et ses yeux sont clos,
Il s’endort doucement sur son lit.
Il rêve près de moi étendu sur le dos,
Mes bras le serrent berçant sa vie.

Je sens ses blessures et je devine sa détresse
Quand son corps s’agite dans la nuit.
Alors je le serre et le couvre de caresses,
Mon cœur s’enflamme quand il sourit.

Je veille sur ses songes quand il part s’évader,
Je suis le gardien de son âme endormie.
Un fantôme amoureux ou un ange égaré,
Un souffle d’air chaud sur sa vie.




A toi

A tes yeux brillant au fond de ma nuit,
A tes cheveux sur tes joues épanouies,
A tes mains posées sur les miennes,
A ton corps, à ton âme, à tes chaînes.
A ta chaleur la nuit quand tu dors,
A tes lèvres sur mon cou quand tu mords,
A ton souffle chaud sur ma peau,
Aux frissons courant dans mon dos,
Aux souvenirs qui me hantent souvent,
A ta voix si douce, je l’entends,
A ta vie si précieuse pour la mienne,
A ton corps, à ton âme, à mes chaînes.
A ta voix que j’adore tant et tant,
A ton rire qui résonne encore maintenant,
A ta grace iréelle quand tu danses,
A ta beauté toujours quand tu penses,
A ton cœur, à ma vie qui est tienne,
A ton corps, à ton âme, à nos chaînes.



Karma

La pluie froide, luisante de l’éclat du soleil
Murmurait sur les visages mornes et livides
Les chants effacés des anges bleus du ciel,
Dansant au son d’une vieille musique vide.

Lovées au creux du tronc d’un arbre centenaire,
Enlacées hors l’espace, hors le temps, les âmes
Délaissées, tristes et fatiguées, pensent, serrent
Leurs rêves d’enfants que le temps perdu réclame.

Mais le temps lui n’a rien à perdre. Il prend,
Vole et amasse les espoirs d’une vie égarée
Perdue dans d’autres vies, dans un autre temps.
Dans ces lieux même où l’on meurt de trop aimer.

Alors si parfois elle semble perdre tout sens
La vie malgré tout vaut plus, bien plus que la mort,
Car sans elle rien, de tout elle est l’essence,
Même de ce rêve étrange alors que je dors.
Korrigan
Messages : 1049
Inscription : jeu. juil. 12, 2007 8:05 pm

Message par Korrigan »

Essence

« Sommes nous vraiment ce que nos yeux et ceux des autres ne cessent de créer, ou alors ce que nos sens désespèrent de nous montrer ? »


Stasis

Sueur qui perle
Petit coin de Paradis
Enfer dans la mort
Ivresse hors de la vie
Oubli du néant
Lumières …



L’Ange Noir

Il était tout, je n’étais rien,
Poussière d’ange d’un sombre destin.
Dans son regard une lumière,
Toisant le ciel et ses chimères,
Qui brillait, flambait de mille feux,
Brûlant mes ailes, brûlant mes yeux.
Il était tout, je n’étais rien,
Larme de sang d’un torrent sans fin.
Je disparus dans son regard,
Ange de feu, ange noir …


Automne

Parfois me baladant dans la rue je promène mon regard sur ces feuilles qui virevoltent, témoins passifs d’un automne qui s’avance lentement. Les pas se succèdent et mon regard suit alors mon nez, collé à mes pensées, perdues sur l’asphalte de la route. Je marche, sans être là. Je suis un fantôme de plus parmi les zombies qui hantent, imperturbables, nos jungles urbaines.
Et c’est un miracle quand un sourire vient poindre sur mes lèvres, rompant avec l’air ambiant, morbide et froid d’une saison morose. Un air de musique traverse mon esprit, des paroles viennent chanter à mon âme un refrain perdu, loin, quelque part au fond de mes souvenirs… L’automne devient instant magique, appel à la poésie, chantre de l’aspect livide du temps qui passe tandis que nous marchons, perdus, hagards.
Alors, sourire aux lèvres, perdu encore et toujours dans mes pensées lointaines, je continue, j’avance, je marche droit. Le froid claque mes joues, mais je ne le sens déjà plus. Je suis loin. Je suis bien. Je songe de-ci ,de-là, à tout, à rien, à toi, à moi…
Un autre air de musique, un rien mélancolique, embrume mon esprit, et je fuis alors cet automne banal, plongeant dans un hiver glacial. Mon cœur seul suffit à réchauffer le fond de mes pensées, alors, le reste … peu importe.



Petite pensée

Parfois quand vient le soir, une forme évanescente me paraît dans le firmament. Une forme douce et familière qui souffle sur mon âme l’air triste du temps. Ainsi perdu j’erre entre deux rêves, entre deux pensées. Et dans la nuit froide je me laisse aller aux parfums évanouis, aux fleurs fanées.
Et je reste ainsi jusqu’au petit matin, guettant la rosée sur les fleurs entrouvertes, cherchant quelque espoir dans cette renaissance, quand la nature ouvre ses bras pour que l’on y plonge sans attente... Alors, quand les rayons du soleil ont fini de repousser loin les lueurs nocturnes, je me relève et me remets en marche, une fleur à la main.
Et si parfois quelque larme vient perler sur ma joue triste, c’est que rien n’efface les blessures du temps, que l’âme en porte toujours la trace, comme les étoiles dans le firmament.
anonymeB

Message par anonymeB »

Ben merde, je voulais pourrir ce topic avec deux poème à moi, mais je l'ai déjà fait précédemment. L'envie me vient de reposter mes poèmes...

Nan, je m'en créée un nouveau tiens. C'est un poême sur le sens de la vie, les questions existencielles et le moyen pour y répondre. Je l'ai intitulé:

Je me noie

L'estomac dérangé, j'erre dans les limbes de l'existence quand
D'un petit coin de terre, ombragé, à l'abri des gens profitant
Tel un refus de mon corps et de la conscience, terrifiante
Je vomis mon repas de midi, bouillabaisse brûlante

A peine effleurée dans sa forme par une courte digestion.
C'est alors que je ressens une forte spirituelle tentation
D'à nouveau avoir l'étrange et pourtant connue délivrante sensation
Que le monde d'autour s'affaisse sous l'effet d'un silencieux diapason

Que le temps en est changé, pareil que les couleurs et les dimensions
Que l'âme se débarrasse enfin de sa propre cellule, sa raison
Afin que je puis saisir l'existence et son sens dans son entière vision

Et trouver ainsi la réponse à la question existencielle de la vie,
Quel est notre but, notre fin? Et c'est donc pour tout cela
Que je retourne dans ce bar pour y boire du whisky-coca!

( désolé, imaginé et écrit en 10 minutes avant un cours de transcriptomie, à l'instant :mrgreen:... donc la fin est torchée... je vais encore passer pour un béotien barbare!! )
sandoval

Message par sandoval »

Tu devais pas être en forme BrutalDeath,tu es allé plus loin il me semble la dernière fois lol :wink:
liatride
Messages : 1326
Inscription : mar. févr. 06, 2007 9:34 pm

Message par liatride »

En fait je pense que la plupart des gens qui postent ici attendent de la reconnaissance pour leurs poèmes... Et qu'en général on a du mal à accepter les critiques sur son art! :roll:
Katy Mini

Message par Katy Mini »

toi t'es une grosse becheuse, tout comme moi (au cas où tu douterais de mon sérieux, ce qui est tout à fait compréhensible, je t'invite à lire mon cv où une breve présentation y est donnée), alors si ca te dit, rejoins notre club : on offre le verre, les chips, et une beta critique à ta première remarque de becheuse au sein du club. Aussi nous te demanderons de prouver avec un peu plus d'appoint que ton désir premier est de chercher la mouise et non pas de faire avancer le schmilblik.

tu peux nous contacter à l'adresse suivante : charte du club des bécheuses qui se respectent (et lis bien toute la charte, quelques informations pourraient déjà t'aider dans ton perfectionnement avant l'audition devant nous toutes car c'est un club tres select)

Sache que nous avons un hierarchie et que la chef (moi en l'occurence) doit avoir à chaque meeting le plus de remarques de becheuses, si par chance tu fais mieux (ce qui sera dur pour toi je pense car tu n'est pas rodé) tu prendras ma place et tous les avantages qu'elle comprend.


Nous aussi on adore dire des choses comme "y'en a qui se prennent pour les plus beaux et en plus ils ont besoin qu'on leur dise :roll: :roll: :roll: " , alors n'attends plus et souscris!!!

bisous à toi.
Zeish
Messages : 2070
Inscription : dim. févr. 04, 2007 8:14 pm

Message par Zeish »

LorN a écrit :En fait je pense que la plupart des gens qui postent ici attendent de la reconnaissance pour leurs poèmes... Et qu'en général on a du mal à accepter les critiques sur son art! :roll:
en meme temps, l'eloge, ca ne sert a rien si c'est pas argumenté.
et puis si quelqu'un ecrit, on va pas dire "oh c'est bien, le petit a compris que deux rimes, c'est deux mots qui riment", mais "ah, la, c'est pas mal fait, mais ici ca bugge". nan?

enfin, a vrai dire, je ne me sert de toi (niak :twisted: ) ou plutot de ton post que pour argumenter en faveur de la critique (ce pourquoi je ne comprends pas qu'il y ait aussi un topic appelé "pour une beta lecture", d'ailleurs). je pense qu'on est d'accord, sur le fond. (si,si)

En plus, du coup, les gens ne recoivent carrement aucun commentaire, puisque repeter des eloges sans cesse, c'est saoulant pour les commentateurs :lol:
insyd
Messages : 3602
Inscription : mer. août 17, 2005 8:21 pm

Message par insyd »

Il y eu un jour, il y eu un matin.
Je me suis retournée dans cette rue.
Il n'y avait personne.
Au plus profond de moi brulait un chagrin immense.
Rien de plus ne comptais que ce jour.
Rien de plus que ce jour.
Pourtant personne ne m'attendait.
Le ciel etait sombre, je m'etais dit que c'étais quelque chose d'important.
Pourquoi ses larmes ?
Elles ruisselaient le long de mes joues transparente et limpide.
Mon coeur vide battait trés faiblement.
Rien ne valait autant de tristesse.
Le froid engourdissait mes mains. Mes joues glacés me picotait légèrement.
Rien de plus étrange que cette journée.
J'étais seule, trop seule peut etre.
Invisible !
tipoune
Messages : 1663
Inscription : mer. oct. 19, 2005 2:34 pm

Message par tipoune »

Retrouvé ceci, en débarassant...

D'overdose d'humus d'un arbre qui chavire
Quand la perle délicieuse enfin jaillit,
Dans la nuit enivrante et idoine au plaisir,
Il avait naif, succombé abasourdi.

Au matin, les anses profondes embrouilées
Infligent une Idée, et le regard perdu,
Vidé, il erre nonchalant et abattu,
Rêvant d'un avenir en santé espéré.

L'attente est ardue, la seringue hors carême...
Son biseau illuminé, l'aiguille alléchante
Pique le bras tendu et la veine saillante.

Il reprit le chemin, ébloui par lui-même,
Ne cessant plus de songer à qui, en premier,
De la drogue ou de la maladie frapperait.
Dernière modification par tipoune le jeu. nov. 01, 2007 9:31 pm, modifié 1 fois.
Répondre