Tu le reconnais volontiers, c'est une vision caricaturale du bouddhisme. Le bouddhisme ne prescrit l'ascèse et la renonciation totale que pour les moines, pas pour les laïcs ; elles n'interviennent donc qu'au niveau le plus haut de la spiritualité. Le "Nirvana" ou plutôt le "Parinirvana" (totale extinction) signifie la fin du cycle des réincarnations, mais n'est pas vraiment le néant ; c'est plutôt la dissolution de l'individualité, au terme de son cheminement.Potiron a écrit :Pour ce qui est du bouddhisme, je ne suis pas spécialiste mais il me semble qu'à la base cette philosophie proscrit toute forme de prise de plaisir et prône l'ascèse et la méditation pour s'élever au Nirvana (qui n'est en fait que le néant). Donc à la base, les bouddhistes se fichent plus ou moins des homos. Chacun son affaire, chacun son karma.
Comme dans toute philisophie, il y a de bonnes comme de mauvaises choses, pour chacun. Pour ma part, je trouve que cet attrait du néant est désespérant... Mais comme je ne connais pas assez pour juger, je m'abstiendrai.
De plus, le "karma", improprement traduit par "destin", ne saurait être une affaire égoïste : la relation aux autres intervient dans le karma (non violence envers toute chose, compassion, etc.).
Bref, ce sont des notions complexes pour des Occidentaux, mais qui valent d'être méditées quand même, quelles que soient ses croyances par ailleurs.
Et en ce qui concerne le néant, je crois que les athées, de loin majoritaires en Occident aujourd'hui, ne voient dans la vie qu'une course vers le néant final... C'est plus désespérant, non, de penser que nous sommes là pour rien et qu'au bout il n'y a rien ? Juste une affaire de conscience personnelle et d'approche de la vie.