T'es très agréable à lire...Evalesca a écrit :Bonjour à vous !Attention, je préviens que ce qui suit est du pur et dur « racontage de vie », et pas forcément du plus intéressant.
Enfin voilà, je suis dans une impasse et je me dis que peut être le fait d’en parler m’éclaircira l’esprit. Comme beaucoup de personnes ici (d’après ce que je vois) je me heurte à un problème frustrant de questionnements incessants.
Je vais, si vous le voulez bien, poser les bases de mon histoire.
Voilà, à la fin du collège et durant une bonne partie du lycée, j’ai été follement amoureuse de ma meilleure amie. Il n'y avait qu'elle et uniquement elle qui importait. Et rien que ça, j’ai mis plusieurs années à le reconnaître, préférant largement me contenter du terme d’ « amitié-incroyable-et-unique-et-merveilleuse-et-éternelle-et-si-tu-l’approches-je-te-bouffe ». Et puis finalement c’était tellement gros que je n’ai pu que l’admettre en me promettant de ne jamais en parler, car autant j’étais prête à accepter (plus ou moins) mes sentiments à son égard, autant je ne voulais pas me poser plus de questions. Et en parler, c’était nécessairement faire face à des questions. Je n’étais pas prête.
Et puis finalement cette fille qui m’obsédait tant a fini par couper les ponts avec moi subitement et après une longue période d’incompréhension, de souffrance et de colère, j’ai fini par aller mieux. J’étais à la fac, parmi 800 étudiants, j’avais de nouveaux ami(e)s et ce changement d’air me faisait du bien.
Et puis en janvier dernier je tombe par hasard sur ce film que je regarde « par curiosité ». Et là, c’est le choc. La révélation. Ça me tombe dessus comme ça, comme une évidence jusque là cachée et soudain exprimée avec une clarté déconcertante => « pu***n, je suis lesbienne…». C’est violent, et pourtant tellement libérateur. Tout s’explique enfin, tout prend un sens. Tout s’envole, le mal-être ressenti depuis tout ce temps, les doutes, le refoulement imposé, un poids énorme quitte mes épaules… La seule question qui reste est « mais comment j’ai pu le nier pendant si longtemps ?! ». Je me sentais moi et bien dans ma peau pour la première fois de ma vie. J’ai vite eu envie d’en parler à mes proches. Et pourtant…
Et pourtant à ce moment les doutes sont revenus. Les « et si en fait… ». Et si en fait je m’étais emportée trop vite ? Et si en fait la seule raison pour laquelle je n’ai jamais été réellement attirée par les garçons était que je ne suis pas encore tombée sur le bon ? Et si en fait toutes ces filles qui m’ont troublées, m’ont fait rougir d’un simple mot ou regard, m’ont intimidée au point d’avoir l’air niaise et stupide me faisaient cet effet seulement parce que j’étais impressionnée par leur personnalité et leur assurance ? Et si en fait elle était la seule fille que je pourrais aimer un jour ? Est-ce que ce serait juste par manque d’attention de la gente masculine ? Je n’ai jamais eu beaucoup de succès avec les garçons mais en même temps je ne l’ai jamais cherché.
Et voilà que je m’embrouille. Je croise un garçon et une fille, je me demande lequel m’attire le plus et je ne sais plus. Attirance. Même ce simple mot me fait m’interroger. Qu’est ce qu’il signifie ? A-t-il une connotation plus émotionnelle ou plus physique ? Parce que je me rends compte que, niveau désir sexuellement parlant, je serais bien incapable de dire qui me fait le plus d’effet. C’est le néant en fait. Ni l’un ni l’autre ? Ou peut être que je me bloque ? Et voilà que maintenant, après tout ce chemin parcouru, je crains d’être une hétérote refoulée… c’est tordu quand même…![]()
Quand je me relis, j’ai l’impression que c’est pourtant clair mais il n’empêche que les doutes reviennent régulièrement.Mais pourquoi ce retour en arrière après avoir été aussi sure de moi ? Serait-ce un autre genre de refoulement plus subtile ? Je sais je me pose beaucoup trop de questions mais j’ai ce besoin de mettre des mots sur ce que je ressens…
Jeudi je vois mon cousin et j’ai envie de lui en parler, sans rien annoncer de catégorique mais au moins lui faire part de mes doutes. Mais je ne sais pas si c’est une bonne idée. Et pourtant c’est la personne la plus ouverte d’esprit que je connaisse, apparemment très gay-friendly, et peut être même gay tout court (ça, ce n’est qu’une impression). Je pense depuis un bon moment lui en parler mais voilà, j’hésite et je ne fais rien.
Voilà je voulais faire court et résumé et en fait je me rends compte que c’est plus long et détaillé que ce que j’avais prévu…Enfin merci à vous de m’avoir lu !
(et je le dis pas à tout le monde)
Sinon je me suis retrouvé un peu dans ce que t'as dis. Je faisait sans cesse des "retour en arrière" en niant l'évidence et je le fais encore jusqu'à aujourd'hui.
Le truc qui m'a réconforté, c'est quand je me suis dit que essayer de me classer ne sert à rien (un jour je suis bi, l'autre homo) Alouette...
Autant prendre l'amour et les sentiment comme ils viennent.
Moi vue que je n'ai pas de problème avec l'homosexualité me considérer en tant que tel ne me pose pas de problème... et pourtant je me pose souvent le "et si en fait..." mais bon on fait avec.
Voilà pour répondre au problème.
Sinon ton amie est conne comme un cul de giraffe de s'es être allée, de s'être séparrer de toi, elle avait quoi dans la tête à ce moment ..?