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Vos textes et poèmes
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Katy Mini
gros malin, c'est une des pages les plus connues de Verchuren issue de son autofiction "yvette horner e(s)t moi"... plagiaire éhontéDrlrleu a écrit :Une belle journée de travail. Chapitre 1 : l'entrée de l'artiste.
Huit heures vingt. Le regard perdu loin vers la fenêtre, je concentre mon attention sur la colonne de véhicules qui s’étire lentement le long du périphérique intérieur. Je compte, recompte, vérifie, compare modèles et couleurs ; m’efforce d’occuper mon esprit.
A quelques mètres de moi, un rituel fascinant s’organise. Mais chut : le maître de cérémonie entre en scène. Nous l’appellerons Mortimer, dans le souci désuet de préserver son intimité. Mortimer c'est british, chic, un rien sophistiqué ; Mortimer, c'est ce collègue qui partage mon bureau, la moitié de ma journée, la partie la plus sombre de ma vie. Son charisme de bête féroce affole les midinettes ; son allure de panthère trouble les femmes les plus accomplies. Dans un feulement, il se glisse dans la pièce. Je sens aussitôt sa présence. Son entrée en matière est tranchante comme une lame de rasoir : il sifflote nonchalamment la soukadance.
Une lecture minutieuse de mon code génétique ne lui conférerait pas une meilleure connaissance de mes aversions : je sais avant même de me retourner que son impeccable chemisette sport sera solidement arrimée à sa paire de jeans bon marché. Je comprends ce que ressentaient mes frères chrétiens lorsqu’ils se retrouvaient nez à nez avec une bande de lions en goguette. Je voudrais fuir, je suis paralysé.
Mais alors que je prie Datu Mangayanon de bien vouloir me sortir de là, la réalité me rattrape. Mortie grommelle un « bonjour, shruummm lele lele » qui doit m’être adressé. Il faut l’interpréter comme « je te souhaite la pire des journées et je vais tout faire pour qu’elle le devienne, je te blaire encore moins qu’hier et à peine plus que demain ». Tu noteras au passage, cher lecteur, chère lectrice, la formidable économie de vocabulaire dont fait preuve le divin collègue : c'est une caractéristique que partagent tous les grands orateurs.
Sur de son fait, notre brillant intellectuel se dirige vers la scène : un parterre de vestiaires en ferraille entreposés dans un coin de la pièce et qu’il illumine de sa grâce féline. Pour s’assurer de mon assiduité, il entonne son chant lancinant, une petite musique douceâtre qui captive tout mon être.
Soudain, sans prévenir, il entame sa brusque mue. C'est la première chose que fait Mortimer quand il arrive au travail : enfiler cet uniforme qu'il croit prestigieux.
Les deux pieds solidement arrimés à la moquette, le soukadanceur se met à s’agiter frénétiquement. Son bassin est un pinceau fou qui dessine d’hallucinants cercles concentriques. Il vibre, se trémousse, convulse ; va-t-il ôter son pantalon à la seule force de sa pensée ? Une prochaine fois peut-être, car ses mains descendent maintenant vers sa ceinture alors que ses yeux se révulsent. Poupée désarticulée possédée par un démon lubrique, il miaule, ricane, gémit comme un damné. En un clin d’œil pantalon, chemisette, tricot de corps et chaussettes volent aux quatre coins du bureau. Des rayures jaunes, éclairs dans un ciel d'orage, zèbrent le gris chiné de son cache-sexe.
La créature s'agite d’ultimes soubresauts, sa sueur glougloute crânement sur son torse roux.
Un jour, ami(e) des lettres, je te raconterai l’étape suivante : le concassage des croissants rassis. Je comprendrais que tu frémisses.
Dis, bel érudit, aurais-tu l'amabilité de garder tes révélations pour toi ? Un peu d'amour bestial dans un vieux motel crasseux suffirait-il à acheter ton silence ? Nous nous susurrerions du Verchuren, nos corps enlacés et nus jouissant sur une peau d'aurochs.
Rien que toi, moi, et nos accordéons. Tope-là ?
Rien que toi, moi, et nos accordéons. Tope-là ?
Drlrleu a écrit :Dis, bel érudit, aurais-tu l'amabilité de garder tes révélations pour toi ? Un peu d'amour bestial dans un vieux motel crasseux suffirait-il à acheter ton silence ? Nous nous susurrerions du Verchuren, nos corps enlacés et nus jouissant sur une peau d'aurochs.
Rien que toi, moi, et nos accordéons. Tope-là ?
arrête, je vous ai visualisés, ça m'excite.
surtout les accordéons.
"Tu aimes le son de l'accordéon ?...", feulé-je en roulant des sourcils et en descendant lentement ma main vers le zip de toutes les promesses.captain a écrit :Drlrleu a écrit :Dis, bel érudit, aurais-tu l'amabilité de garder tes révélations pour toi ? Un peu d'amour bestial dans un vieux motel crasseux suffirait-il à acheter ton silence ? Nous nous susurrerions du Verchuren, nos corps enlacés et nus jouissant sur une peau d'aurochs.
Rien que toi, moi, et nos accordéons. Tope-là ?
arrête, je vous ai visualisés, ça m'excite.
surtout les accordéons.
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Katy Mini
Oh oui! avec du champagne grand cru , mais un peu, toi alcoolique repenti, moi repenti des alcooliques, quelque chose comme une musique de jazz à papa (les plus grands grands succès de Sinatra par Michel Leb, tu connais? t'inquiète y'a de l'accordéon, avec d'ailleurs un très joli solo sur "envole moi sur la lune")... Le délation a du bon!Drlrleu a écrit :Dis, bel érudit, aurais-tu l'amabilité de garder tes révélations pour toi ? Un peu d'amour bestial dans un vieux motel crasseux suffirait-il à acheter ton silence ? Nous nous susurrerions du Verchuren, nos corps enlacés et nus jouissant sur une peau d'aurochs.
Rien que toi, moi, et nos accordéons. Tope-là ?
Dernière modification par Katy Mini le ven. nov. 20, 2009 8:26 pm, modifié 1 fois.
Je suis par hasard retombée sur des mots démodés qui datent de ce début d'année.
Vers janvier, m'semble.
Manque de pot pour vous, j'ai décidé de poster ça par ici. Disouled.
Un cygne mort par dessus les toits,
Un oiseleur qui ne serait pas toi,
Rémanence.
Les astres tournent et mon sang se glace,
Une onde légère court encore en surface,
Résonance.
Un signe fort et les bris de la houle,
Un oiseau mort sous les cris de la foule,
Renaissance.
Vers janvier, m'semble.
Manque de pot pour vous, j'ai décidé de poster ça par ici. Disouled.
Un cygne mort par dessus les toits,
Un oiseleur qui ne serait pas toi,
Rémanence.
Les astres tournent et mon sang se glace,
Une onde légère court encore en surface,
Résonance.
Un signe fort et les bris de la houle,
Un oiseau mort sous les cris de la foule,
Renaissance.
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Katy Mini
Je prépare la peau d'aurochs.mr. grumpy a écrit :'fallait ben qu'tu r'lèves la faute de frappe
mais chéri, t'sais pourtant qu'les prétextes de dyslexie
le côté rebelle d'l'article défini, ça fait quequ' textes assez sexy
tu vois l'genre, du style j'me gourre et tu m'rattrapes
Corrige moi si j'me trompe,
Corrige moi si j'me trompe...