Les dessous des voiles dévoilés

Débats Gay et Lesbien
hybride
Messages : 2917
Inscription : mar. oct. 10, 2006 7:42 am

Message par hybride »

Ouais, j'ai eu un peu de mal à te suivre, Puck. Sûrement ma faute, et puis c'est pas facile de se faire une idée sur le sujet. C'est toujours bien d'en parler...

Juste, quand tu dis qu'accepter le voile, c'est accepter le problème, je ne suis pas tout à fait d'accord.
Bien sûr que quand je vois une fille voilée (à la fac, le plus souvent, ou dans la rue) ça me fait un peu mal. J'ai envie de lui dire de se libérer, de pas avoir peur des hommes, j'ai envie de lui dire qu'elle n'a pas à se dévaloriser.

Mais, d'une, qu'est-ce que j'y connais, moi ? Est-ce qu'elle ne se sent pas valorisée, quand elle le porte, plus précieuse que si elle ne l'avait pas ? Peut-être qu'elle me prend en pitié, moi, avec mon jean troué et mes locks, qu'elle se dit que je fais vraiment n'importe quoi de ma vie. Tant qu'on est capables de se respecter dans nos différences, on gagne. On apprend toutes les deux, on s'enrichit à la fac, on réfléchit, et à la fin on prend nos décisions en notre âme et conscience. C'est ça aussi la tolérance.

Deux, qu'est-ce qu'il se passerait si je n'acceptais pas le voile ? Est-il possible de rejeter le voile par une mesure coercitive, sans rejeter la personne qui le porte ? Si je lui dis de virer ce voile ou de dégager, qu'est-ce qu'elle fait ?
Le problème, c'est que je ne suis pas sûre que si elle choisit de l'enlever, elle sera plus libre. Mais j'ai surtout peur qu'elle quitte la fac, l'espace public, pour rester dans un ghetto. Ça, ça me ferait mal.
ExMembre L

Message par ExMembre L »

Pour moi vous loupez trois quart des problèmes liés à ce voile.

D'abord la religion. C'est un signe religieux pas un look ce voile. Nous sommes dans un état laique. Il a fallu des guerres de religion et des milliers de morts pour en arriver là. Et on s'en porte bien. Il y a un distinguo historique entre l'état et la religion.

Je rappelle que pour les musulmans non. Le voile devient donc un instrument religieux, politique, et également culturel du point de vue de la façon dont on considère les femmes. Nous avons donc trois angles d'attaque.


1. Relgieux. Pour moi le voile n'a pas le droit de cité dans un état laîque qui l'était avant que les vagues d'immigration arrivent, et que les immigrés en question revendiquent cette liberté de réintroduire les signes religieux dans l'espace public

2. Politique. Il me semble évident que les deux sont liés, et que le voile est un instrument pour faire plier le politique que la aussi, je regrette, mais dans mon propre pays je n'ai pas envie de voir s'affirmer une politique étrangère. C'est déjà assez le bordel comme ça quand on se démerde tout seuls.

3. la femme. Y a les contentes, et puis les pas contentes. Je n'entre pas dans ce débat tant les deux précédents points devraient suffire à légitimer l'interdiction. Mais quand même. Les religieuses de notre pays, c'est un METIER. leur interdire le port du voile chrétien, c'est comme interdire le bleu de travail à l'ouvrier. Que personne ne voie la nuance me fait halluciner. Ce n'est pas un métier que d'être de confession musulmane, et de porter le voile. Je n'ai rien non plus contre n'importe quel costume religieux quand il s'agit d'une profession. Maintenant on ballance la kippa les péottes et ce qu'on voudra... si on reste logique... même combat, je ne peux pas nier.


Cela étant il reste un facteur MAJEUR qu'on oublie. J'ai bossé dans les écoles trop longtemps pour ne pas le dire ici : Quid, des jeune filles qu'on ne soigne pas parce qu'il faudrait virer le sacro saint voile?
Quid des jeunes filles qui ne vont jamais à la piscine ni faire X sports parce qu'il faudrait l'enlever? (athlétisme, natation, escalade...)
quid des jeunes filles qu'on insulte dans les rues parce qu'elles ont osé l'enlever et que risquant leur peau dans leur quartier elles sont contraintes de le remettre pour pas finir agressée parfois à mort?



QUID de toutes les dérives liées à ça??? Et oui pour moi ce voile est un DANGER. Et j'en ai ras le bol qu'on me gave à m'expliquer que je suis vraiment pas bien pensante parce que j'ai une opinion la dessus définitivement tranchée.


pour ça :
Et que je sache, aucune femme n'est morte ou a perdue une partie de son corps pour avoir porté un voile.
Peut être pas, mais pour l'inverse SI.

et pour Peronelle, le cas de la nana- prof voilée à Bruxelles, il ya eu jurisprudence, elle a perdu ensuite.
Young Frick
Messages : 456
Inscription : dim. oct. 11, 2009 8:42 pm

Message par Young Frick »

1. J'ai peut-être faux, mais dans ma tête, Etat Laïque ne veut pas dire, je porte un uniforme neutre sans distinction de croyances possible, mais Gouvernance indépendante des Autorités Religieuses. Ainsi, dans la rue, en France, on peut voir des gros barbus, des juifs à rouflaquettes, des témoins de jéova ou apparentés tout de pagne vêtus qui viennent toquer à ta porte(et non ne partons pas sur les Sectes c'pas d'la religion, c'est de la croyance si vous voulez). Du coup, pourquoi faire toute une misère d'un voile? Pourquoi Marie-Thérèse aurait le droit d'aller à la poste avec ses dix gosses son chapelet et sa croix autour de cou et pas la musulmane et son voile? Pourquoi interdire les signes religieux? Ca dérange qui? Tant qu'il y a respect mutuel...

2. Ah... Il y a peut être un désir de s'afficher, voire de choquer, voire un repli communautaire, voire une volonté d'extension du Mal MUAHAHAH... mais ce n'est pas l'affiche de quelque chose qui fait son pouvoir, c'est la réaction qu'ont les gens en retour. Si on regarde et qu'on dit, Et Alors, le coup de pub est raté.

Quant au, "si des femmes ne mettent pas le voile elle meurent" la meilleure réponse à apporter est-elle: Ben oui, interdisons le voile! Est-ce vraiment le voile le problème? Est-ce qu'on ne se voilerait-pas la face? (muahahah).


Après au nom du laïque je suis bien sûr pour le fait que le religieux n'interfère pas avec les institutions de l'Etat, comme l'Ecole et si le voile gène le sport par exemple je suis favorable à son abstention. De même à l'Hôpital Public où on n'est pas censé choisir le professionnel qui nous soigne (pas plus que lui ne choisis ses patients).
Adyton
Messages : 2868
Inscription : dim. déc. 02, 2007 11:05 am

Message par Adyton »

Je suis d'accord avec lulu mais je me fais aussi la réflexion suivante : sauf erreur, le voile n'est pas mentionné explicitement dans le coran, c'est plus une habitude prise qu'une directive venue d'en haut. Pour moi ce voile n'a rien de spécifiquement religieux, c'est simplement le reflet d'une société machiste qui a trouvé une religion pour la soutenir.

Je connaissais une collègue musulmane très dynamique, habillée de couleurs assez violentes, les cheveux au vent et qui revendiquait sa religion musulmane, pratiquant le jeûne, etc. Je me dis que finalement, on pouvait être musulmane et l'égale de l'homme. En discutant un peu avec elle, je m'aperçus que je me trompais totalement : elle venait de se marier, son mari n'avait rien d'extrémiste, n'était pas gêné par les couleurs flamboyantes de ses robes (ce n'était pas des mini-jupes, mais des robes qui remontaient le moral pendant la grisaille de l'hiver) mais elle acceptait et trouvait normal que son mari dirigeât les décisions de la maison, qu'il revienne le soir pour se mettre devant la télé pendant qu'elle préparait le repas et qu'il ne touche pas au ménage ni à la lessive. Mes collègues femmes étaient sciées par cette attitude, cette servitude volontaire malgré les apparences.

Tout ça pour dire que les histoires de voile sont avant tout dans les têtes, dans les mentalités et dans l'éducation, que les interdire n'apportera aucune solution, qu'il faut commencer par élever les garçons comme autre chose que des petits princes dont les sœurs sont les servantes.

On trouve les mêmes idées machistes dans le coran ou la bible, faut apprendre à cesser de prendre les vieux livres au pied de la lettre. La religion n'est pas nuisible en tant que force spirituelle, en tant qu'athée je lui reconnais des vertus sur certaines personnes, mais elle peut être une terrible force réactionnaire dans les conceptions des adeptes, surtout dans une religion qui confond spiritualité, vie sociale et politique comme l'islam.
ExMembre L

Message par ExMembre L »

oui je suis ok avec toi. Mais pour moi virer le voile est un premier pas quand même.

J'ai peur qu'on vienne nous dire "ouii vous voulez imposer le modèle occidental à des populations qui devraient trouver leur voie seules et qui s'en sortiraient mieux si elles suivaient le cours de leur histoire de leur côté".

Oui. Mais moi je ne dis ça que pour ceux qui veulent habiter chez leurs voisins européens. Alors on s'adapte. Je sais pas, moi ça me viendrait pas à l'idée d'aller en minijupe dans dans leur pays parce que je sais que ce n'est pas l'usage. En revanche nos usages à nous ils s'en foutent, voire pire, ils luttent CONTRE pour imposer les leurs. Je retombe donc sur l'amalgame spiritualité, vie sociale et politique.
Védra
Messages : 1813
Inscription : dim. août 05, 2007 3:53 pm

Message par Védra »

Je vous propose de lire ceci: c'est une lettre ouverte au député André Gérin président de la Mission d’information sur la pratique du port du voile intégral par Djemila Benhabib, auteure de "Ma vie à contre-Coran : une femme témoigne sur les islamistes" aux éditions VLB



Monsieur,


J’ai longuement hésité avant de vous écrire. Peut-être, par peur d’être perçue comme celle venue d’ailleurs qui fait indélicatement irruption dans les « affaires françaises ». Au diable les convenances, je n’ai jamais été douée pour la bienséance surtout lorsqu’elle est au service des plus forts, des plus puissants et des plus arrogants. Puis, s’il avait fallu que je vive en fonction du regard des autres, je n’aurais rien fait de ma vie ou si peu. Lorsqu’il s’agit des droits des femmes, nulle convenance ne doit primer sur l’essentiel. L’essentiel étant : la liberté, l’égalité et l’émancipation des femmes. J’entends encore des copines françaises me dirent avec insistance : parle-lui, dis-lui, écris-lui. Étrangement, leurs propos me rappellent le titre de ce magnifique film d’Almodovar, Parle avec elle, où dès les premiers instants le rideau se lève furtivement, pendant quelques secondes, sur un spectacle de danse, mettant en scène le corps d’une femme, celui de Pina Bausch. Elle qui exprimait si bien dans ses chorégraphies crûment la violence exercée à l’encontre des femmes.


Monsieur Gérin, c’est à vous que je m’adresse, je voudrais vous parler, vous dire la peur que j’ai connue le 25 mars 1994 alors que j’habitais à Oran, en Algérie et que le Groupe islamique armé (GIA) avait ordonné aux femmes de mon pays le port du voile islamique. Ce jour-là, j’ai marché la tête nue ainsi que des millions d’autres Algériennes. Nous avons défié la mort. Nous avons joué à cache-cache avec les sanguinaires du GIA et le souvenir de Katia Bengana, une jeune lycéenne âgée de 17 ans assassinée le 28 février 1994 à la sortie de son lycée, planait sur nos têtes nues. Il y a des événements fondateurs dans une vie et qui donnent une direction particulière au destin de tout un chacun. Celui-là, en est un pour moi. Depuis ce jour-là, j’ai une aversion profonde pour tout ce qui est hidjab, voile, burqa, niqab, tchador, jilbab, khimar et compagnie. Or, aujourd’hui vous êtes à la tête d’une commission parlementaire chargée de se pencher sur le port du voile intégral en France.






En mars dernier, je publiais au Québec un livre intitulé Ma vie à contre-Coran : une femme témoigne sur les islamistes. Dès les premières phrases, je donnais le ton de ce qu’est devenue ma vie en termes d’engagements politiques en écrivant ceci : « j’ai vécu les prémisses d’une dictature islamiste. C’était au début des années 1990. Je n’avais pas encore 18 ans. J’étais coupable d’être femme, féministe et laïque. » Je dois vous avouer que je ne suis pas féministe et laïque par vocation, je le suis par nécessité, par la force des choses, par ces souffrances qui imprègnent mon corps, car je ne peux me résoudre à voir l’islamisme politique gagner du terrain ici même et partout dans le monde. Je suis devenue féministe et laïque à force de voir autour de moi des femmes souffrir en silence derrière des portes closes pour cacher leur sexe et leur douleur, pour étouffer leurs désirs et taire leurs rêves.


Il fut un temps où on s’interrogeait en France sur le port du voile islamique à l’école. Aujourd’hui il est question de voile intégral. Au lieu d’élargir la portée de la loi de 2004 aux établissements universitaires, nous débattons sur la possibilité de laisser déambuler dans nos rues des cercueils. Est-ce normal ? Demain, c’est peut-être la polygamie qui sera à l’ordre du jour. Ne riez pas. Cela s’est produit au Canada et il a fallu que les cours s’en mêlent. Car après tout la culture a bon dos lorsqu’il s’agit d’opprimer les femmes. Ironie du sort, j’ai constaté dans plusieurs quartiers que les jupes se rallongent et disparaissent peu à peu. La palette des couleurs se réduit. Il est devenu banal de camoufler son corps derrière un voile et porter une jupe, un acte de résistance. C’est tout de même une banlieue française qui est le théâtre du film La Journée de la jupe. Alors que dans les rues de Téhéran et de Khartoum, les femmes se découvrent de plus en plus, au péril de leur vie, dans les territoires perdus de la république française, le voile est devenu la norme. Que se passe-t-il ? La France est-elle devenue malade ?


Le voile islamique est souvent présenté comme faisant partie de « l’identité collective musulmane ». Or, il n’en est rien. Il est l’emblème de l’intégrisme musulman partout dans le monde. S’il a une connotation particulière, elle est plutôt politique surtout avec l’avènement de la révolution islamique en Iran en 1979. Que l’on ne s’y trompe pas, le voile islamique cache la peur des femmes, de leurs corps, de leur liberté et de leur sexualité.






Pire encore, la perversion est poussée à son paroxysme en voilant des enfants de moins de cinq ans. Il y a quelques temps, j’essayais de me rappeler à quel moment précisément, en Algérie, j’ai vu apparaître ce voile dans les salles de classe. Pendant mon enfance et jusqu’à mon entrée au lycée, c’est-à-dire en 1987, le port du voile islamique était marginal autour de moi. À l’école primaire, personne ne portait le hidjab, ni parmi les enseignants, surtout pas parmi les élèves.


Voilà 12 ans que j’habite au Québec dont la devise inscrite sur les plaques d’immatriculation des voitures est « je me souviens ». A propos de mémoire, de quoi la France devrait-elle se souvenir ? Qu’elle est porteuse des Lumières. Que des millions de femmes se nourrissent des écrits de Simone de Beauvoir dont le nom est indissociable de celui de Djamila Boupacha. C’est peu dire. Il ne fait aucun doute pour moi que la France est un grand pays et ceci vous confère des responsabilités et des devoirs envers nous tous, les petits. C’est d’ailleurs pour cela qu’aujourd’hui, tous les regards sont tournés vers votre Commission et que nous attendons de vous que vous fassiez preuve de courage et de responsabilité en interdisant le port de la burqa.


Pour notre part, au Québec, on se souvient qu’en 1961, pour la première fois dans l’histoire, une femme, une avocate de surcroît, est élue à l’Assemblée législative lors d’une élection partielle. Son nom est Claire Kirkland et elle deviendra ministre. En invoquant un vieux règlement parlementaire qui exigeait des femmes le port du chapeau pour se présenter à l’Assemblée législative, on la force à se couvrir la tête pendant les sessions. Elle refuse. C’est le scandale. Un journal titre : Une femme nu-tête à l’Assemblée législative ! Elle résiste et obtient gain de cause.


Il faut comprendre par là que nos droits sont des acquis fragiles à défendre avec acharnement et qu’ils sont le résultat de luttes collectives pour lesquelles se sont engagés des millions de femmes et d’hommes épris de liberté et de justice. J’ose espérer, monsieur Gérin que la Commission que vous présidez tiendra compte de tous ces sacrifices et de toutes ces aspirations citoyennes à travers le monde et les siècles.


Veuillez recevoir, Monsieur, l’expression de mon respect le plus profond
Adyton
Messages : 2868
Inscription : dim. déc. 02, 2007 11:05 am

Message par Adyton »

Etapiscium a écrit :Non.
Image
ExMembre L

Message par ExMembre L »

merci pour cette belle lettre.

Ca fait du bien. Et en la lisant, comme elle j'hallucine que débat sur la possibilité de la burka il y ait. Et il est clair qu'on mesure la montée des extrémismes dans les quartiers au nombre de femmes voilées.

J'ai traversé des quartiers ou il n'y en avait plus. Qu'on ne vienne pas me dire que toutes les femmes des cités de milliers d'habitants son consentantes et heureuses. Elles se plient face à la masse. Parce que face à la masse, on ne peut pas résister.
anonymeB

Message par anonymeB »

100% pour le voile: parce que si elles l'enlèvent, on devra supporter les odeurs corporelles fermentées des vieilles mamas dans le tram. Et ça, j'ai vraiment pas envie.

Oui bon, je précise au cas où: c'est du cynisme.

J'ai du mal à me situer par rapport à ça. Je ne serais pas contre si toutes les femmes avaient pleinement le choix de le mettre ou non. Mais ce n'est pas le cas.

Une interdiction sur les lieux professionnels? Mais si on fait ça, il est clair que cela va stigmatiser les femmes voilées encore plus qu'elles ne le sont déjà, et ça va juste pousser leurs maris à leur interdire de travailler voire de sortir tout court.

Pouh...

Finalement, comme le dit Pygargue, peut-être que la clé est dans l'éducation.

Ou une interdiction totale de tout signe religieux quel qu'il soit, comme ça on est tranquille.
captain
Messages : 4537
Inscription : jeu. juin 30, 2005 11:29 am

Message par captain »

en même temps il y'a signe religieux et signe religieux. Un voile sur la tête, c'est comme un crucifix autour du cou, ça me gêne pas plus que ça.

par contre, la burka, c'est un peu une ceinture de chasteté intégrale munie de menottes.
à moins d'être fétichiste du truc, je vois mal où est l'épanouissement de la femme consentante là dedans, et puis grosso modo ça veut aussi dire que tous les mecs sont des gros porcs incapables de se retenir, et les femmes des grosses salopes foune-au-vent qu'il faudrait enfermer.

alors que c'est pas vrai : la preuve, nous. :arrow:
Répondre