Non, je n'ai jamais ressenti ça. Et en même temps si, mais c'est dû au milieu qui veut ça.
Il est hétérobeauf comme c'est pas possible, mais je ne l'ai jamais entendu proférer des propos homophobes, ni discriminants. Un jour, au téléphone, comme je l'ai déjà écrit, après que j'ai refusé de l'accompagner en Lituanie, il m'a franchement posé la question : "T'es pas homo, quand même ?". J'ai nié, parce qu'au téléphone, avec son adjoint qui écoutait, je trouvais que ce n'était pas approprié de faire un CO. Mais c'est la seule allusion qu'il ait faite.
Pour le côté refoulé, je ne sais pas. Après un divorce, il y en a beaucoup qui pètent les plombs, en plus, il est barré dans sa carrière, ça joue aussi. Je crois qu'il est perturbé, il se réfugie dans le travail - il travaille énormément, comme un forcené - et dans les plans drague, mais il ne supporte plus d'être seul dans une villa qui compte cinq chambres vides, depuis que ses enfants ont grandi et quitté le domicile.
Possible que la solitude, un mode de vie débridé, sa carrière brisée font qu'il est complètement perdu. Dans ce cadre, une certaine homosexualité refoulée et inconsciente pourrait ressurgir. En plus, la vie de caserne, le milieu presque exclusivement masculin, font que les amitiés viriles flirtent parfois un peu avec quelque chose de plus ambigu.
Je pense que j'ai trouvé la solution. Je vais répondre, la prochaine fois qu'il m'embête, que je vais me marier avec un copain et lui demander d'être mon témoin, le tout sur le mode de la plaisanterie

A mon avis, c'est une telle énormité que ça va le faire réfléchir. Comme ce sera pour plaisanter, il ne pourra pas mal le prendre, et s'il m'embête pour avoir une confirmation de ce qu'il soupçonne, ben ainsi, il l'aura.
Je vous remercie pour vos avis et commentaires, vous m'avez bien aidé à réfléchir
