O solitude!
Re: O solitude!
Oui mais dans l'autre sens : moi, le printemps me donne une patate d'enfer ! Y'a que le mois de novembre qui me fatigue et me déprime !
Sinon, ça marche bien la luminothérapie ? Parce que Eric est très sensible à l'absence de soleil et on y pense très sérieusement.
Sinon, ça marche bien la luminothérapie ? Parce que Eric est très sensible à l'absence de soleil et on y pense très sérieusement.
-
ExMembre
Re: O solitude!
Kliban, je te remercie.Kliban a écrit : ... une forme d'excitation tendue et crevée, une envie d'être ailleurs, quelqu'un d'autre, très loin l'impossibilité de savoir quoi faire, tout semblant insatisfaisant, et une forme de douceur écoeurante dans l'air, que je ne saurais pas décrire, accompagnée d'une sensation de flottement très désagréable. Bien évidemment, mon sommeil est en miettes.
Ma flemmite aigue ne trouvait aucune justification, je ne trouvais pas d'excuse pour ne rien foutre ce week-end : ranger, nettoyer, faire la lessive, jouer de la clarinette ... Que dalle. Ma Môman chérie (que le Seigneur Tout-Puissant l'aie en sa sainte garde et qu'elle vive encore longtemps) qui vient de m'engueuler au téléphone parce que je n'en fous pas une rame sera ravie d'apprendre que je suis en fait sujet à la dépression de printemps. C'est quand même vachement plus classe à caser dans une conversation qu'on est une petite chose fragile sujette à la dépression de printemps plutôt qu'on est un gros feignant qui se complait dans sa flemme.
Donc, malgré mon ton semi-ironique, je te remercie sincèrement pour l'explication de mon état. Je m'en servirai !
Re: O solitude!
@Ray :
moi en tout cas c''est pas de la flemme. Trop anxieux et épuisé pour ça . Et dès que je dors, rêves agités. Et mon homme qu'est po lo 
@zphyr : pour moi c'est souverain la lumino. A commencer en septembre octobre. Les symptômes dépressifs disparaissent en un jourJ'utilise des espèces de lunettes qui m'envoient la lumière où il faut dans les yeux.
Mais pour l'adaptation au printemps, j'ai rien trouvé encore. Vais essayer le Shiatsu.
@zphyr : pour moi c'est souverain la lumino. A commencer en septembre octobre. Les symptômes dépressifs disparaissent en un jourJ'utilise des espèces de lunettes qui m'envoient la lumière où il faut dans les yeux.
Mais pour l'adaptation au printemps, j'ai rien trouvé encore. Vais essayer le Shiatsu.
Re: O solitude!
Tiens, j'appelle pas ça dépression de printemps (parce qu'on n'y est pas encore), mais plutôt hiver-long-et-chargé.
En tous cas
et courage !
En tous cas
Re: O solitude!
Merci !
Pour moi, non, c'est pas lié à l'hiver. La dépression hivernale, je l'ai faite en novembre, alors que je trainaias à commencer la luminothérapie.
Là, c'est une sensation très différente - même si elle correspond bien à un gros coup de blues, tout de même. Une sensation que je connais depuis que je suis tout petit et qui a l'odeur du printemps. Ca s'est manifesté exactement en même temps que le redoux des derniers jours. Je l'ai senti venir doucement, mais ne l'ai identifié que le WE dernier : il faisait 13, à Paris, et j'ai pu sortir sans refermer mon manteau. Avec ça, la sensation de flotter, que les limites entre mon corps et le monde étaient plus très nettes, une fatigue et beaucoup de nervosité. Bref : le printemps. Jadis, je faisais systématiquement des angines avec ça. Je n'ai identifié cela que récemment - je savais que le printemps me rendait bizarre, mais que c'était une forme de blues dépressif, que ce n'était pas la proximité de mon anniversaire mais bien la saison ; il me fallait encore assumer la possibilité d'une cause somato-psychique mal référencée par la médecine amatrice des bons-coups-de-pied-au-cul pour résoudre les problèmes qu'elle ne comprend pas. C'est fait.
Evidemment, les médecins n'y croient pas trop - je vais voir le mien ce soir, on verra ce qu'il en dit.
Pour moi, non, c'est pas lié à l'hiver. La dépression hivernale, je l'ai faite en novembre, alors que je trainaias à commencer la luminothérapie.
Là, c'est une sensation très différente - même si elle correspond bien à un gros coup de blues, tout de même. Une sensation que je connais depuis que je suis tout petit et qui a l'odeur du printemps. Ca s'est manifesté exactement en même temps que le redoux des derniers jours. Je l'ai senti venir doucement, mais ne l'ai identifié que le WE dernier : il faisait 13, à Paris, et j'ai pu sortir sans refermer mon manteau. Avec ça, la sensation de flotter, que les limites entre mon corps et le monde étaient plus très nettes, une fatigue et beaucoup de nervosité. Bref : le printemps. Jadis, je faisais systématiquement des angines avec ça. Je n'ai identifié cela que récemment - je savais que le printemps me rendait bizarre, mais que c'était une forme de blues dépressif, que ce n'était pas la proximité de mon anniversaire mais bien la saison ; il me fallait encore assumer la possibilité d'une cause somato-psychique mal référencée par la médecine amatrice des bons-coups-de-pied-au-cul pour résoudre les problèmes qu'elle ne comprend pas. C'est fait.
Evidemment, les médecins n'y croient pas trop - je vais voir le mien ce soir, on verra ce qu'il en dit.
-
Tempérance
- Messages : 2112
- Inscription : lun. août 13, 2007 12:42 pm
Re: O solitude!
Cela me parle aussi et la seule chose qui peut me sortir de cet état, c'est un surcroit de travail pro, et dans mon cas, le bâtiment, c'est nickel pour travailler sans compter
bien que j'ai l'impression aussi de creuser ma propre tombe, bref, c'est un autre débat !
Quand en plus, on y rajoute une situation personnelle en état de crise bien sérieuse, alors là, l'impression est terriiiiible
Heureuse de te savoir en état "in love" hein ! c'est le top ça
Quand en plus, on y rajoute une situation personnelle en état de crise bien sérieuse, alors là, l'impression est terriiiiible
Heureuse de te savoir en état "in love" hein ! c'est le top ça
Re: O solitude!
T'as deja fait un bilan de vitamine D ? Si t'es du genre à jamais aller au soleil, et sachant qu'un part énorme de la population en est déficiente, et vu les effets de cet élément sur la dépression, faut pas hésiter, les capsules coutent rien, et je pense que tout le monde devrait en prendre.
Re: O solitude!
Ah ça c'es une bonne idée, tien, je vais regarder de ce côté là ! Ca s'assimile bien ?aesoper a écrit :T'as deja fait un bilan de vitamine D ? Si t'es du genre à jamais aller au soleil, et sachant qu'un part énorme de la population en est déficiente, et vu les effets de cet élément sur la dépression, faut pas hésiter, les capsules coutent rien, et je pense que tout le monde devrait en prendre.
Sinon, news du Kliban.
Or donc : je suis allant in love. Cela ne ressemble à rien de ce que j'ai vécu précédemment. Sans doute parce que j'étais, auparavant, peu en moi-même, et que, m'y retrouvant, je dois à peu près tout réapprendre. Même "faire" l'amour, oui. Ca donne des choses assez rigolotes d'ailleurs, j'ai la chance d'avoir un Ange, ou un Prince Charmant, ou un Héros Invraisemblablement Cool (comme on dit, ya un hic). Je déconne pas, ceux qui le connaissent, savent.
Sinon, je reviens sur ce que j'ai dit. Je ne suis sans doute pas surdoué. En fait on s'en fout. J'ai apssé là quelques mois à tourner et retourner ce machin dans ma tete, chez mon médecin, chez des psys, dans une assoce, tout ça. Coïncidence ahurissante, mon frangin m'apprenait à la même époque qu'il était sans doute Asperger ; il s'en reconnaissait certains traits en tout cas. Tout cela à bien bien bien bouillonné, je me suis trouvé pris dans les fièvres des diagnostics et de toutes ces théories qu'on se fait sur soi-même quand on veut sortir de ses propres impasses.
J'en ressors, doté d'une théorie un peu plus sympathique sur moi-même, dont je me fout bien qu'elle soit fausse ou vraie.
1. Il est probable que je ne sois pas surdoué - pas assez hyperesthésique, pas assez entreprenant, pas assez de théories et de méthodes perso, vite bloqué dans mes performances combinatoires (une triple négagtiona des effets désastreux sur mes performances
2. Il est probable que mon frangin ne soit pas Asperger - trop bien intégré, pas assez geek.
3. Il est probable que j'aie des trucs en limite de la constellation Asperger/surdouance : combinatoire folle en philo, grande intensité dans la lecture, difficultés au changement, mauvais sommeil, tête toujours en éveil, tâches répétitives comme calmant. Et quand j'étais petit, je pense que j'aurais pu passer pour Aspi (difficultés de socialisation importante). Mais à côté de ça, bonne empathie limite hystérique. Bref, rien de net, juste quelques incursion dont on ne peut dire qu'elles sont symptômes de quoi que ce soit.
4. De même pour mon frangin : difficultés à se concentrer dans le bruit et à réagir à, voire décoder, l'implicite et le non verbal. Mais c'est tout.
5. Au vu du comportement étrange de mon neveu le plus âgé, il est probable que nous ayons quelque chose dans la famille qui nous positionne, à des titres divers, à proximité de ces constellations-là. Ce ne nous apas freiné l'intégration sociale, mais ça rend certaines de nos réactions... différentes.
6. Mais au fond, l'important est que cela m'a permis de prendre en compte quelques parcelles de comment je fonctionnais, de réaliser qu'elles étaient là, et d'essayer de faire avec plutôt que de vouloir à toute force les normaliser.
Le titre de ce topic est, en particulier, désormais improper, mais comme il témoigne d'un temps ancien, et que je refuse de parler de moi in full ailleurs qu'ici, je lui laisse sa saveur surannée. Je me demande comment je vais passer le prochain automne. Ce sera le second avec le grand S***. J'espère qu'il sera mieux que le précédent - je lui mène la vie dure, vous avez pas idée :/ et lui, il me dit qu'il est heureux - parfois, je me demande dans quel Disney je suis tombé.
Re: O solitude!
Hi ami Kliban, j'avais un peu décroché de ce topic et je raccroche les wagons, au risque donc de réagir à retardement^^Kliban a écrit :Des, parmi vous, qui sont sensible aux saisons, et en particulier à celle-là ?
Janvier/février/mars... pendant des années, ma période d'hibernation : repli sur moi, pas envie de sortir, de voir du monde, se traduisant concrètement par une vie de nolife : beaucoup de séries télé et d'internet, surtout d'internet, au point de ne plus rien faire d'autre, ce qui n'arrangeait pas mon moral.
Depuis quelques années, janvier/février/mars sont devenus des mois comme les autres. Depuis que j'ai réglé d'autres problèmes : assumer mon homosexualité, avoir des relations sexuelles, rencontrer quelqu'un.
La dépression hivernale, en ce qui me concerne, n'était donc qu'un arbuste cachant une vaste forêt amazonienne, la déforestation m'a paradoxalement permis de mieux respirer et de mieux vivre.
J'espère que d'arriver à mettre des mots sur ce qui ne va pas, sur tes souffrances, tes différences, vont t'aider à mieux gérer le présent, mieux envisager l'avenir et mieux supporter ces deux périodes de décrépitude caverneuse (d'ailleurs, comment vis-tu le fait que nous avons eu un hiver très doux digne d'un mois d'avril, un début de printemps complètement estival avec une quasi canicule en mars, puis un mois de mai hivernal par moment ? Y a plus de saison, ma pauvre Yvette, que deviennent les dépressions saisonnières dans ce cas ? elles se font la malle ou bien elles surviennent à toute heure du jour ou de la nuit, comme des trains sans horaires ?)
Déjà, je pense que d'avoir trouvé un compagnon de route t'aide à mieux gravir le chemin. La solitude, tu le sais, est parfois un boulet que l'on traine au coeur. Si tu es conscient de lui mener la vie dure, essaie de le ménager un peu si tu le peux, faut pas le casser trop vite si tu veux qu'il te serve de béquille pour ton très très lointain grand âge...
Bises mon marco. Porte toi bien.
Re: O solitude!
Salut, ami so complexe ! Je me souviens de t'avoir, avec mon empressement habituel, prédit des "40èmes rugissants" d'amour et une rencontre imminente. Non que je sois médium à lire dans les crottes de souris albinos, mais je sentais en toi ce désir d'être avec un qui te complèterait, saurait te rassurer et à qui tu pourrais donner le tant de choses que tu tenais à disposition de tous.
Je me suis trompé de deux ans. Mais pas sur le reste. Et je suis tellement heureux pour toi. Pourtant, je me suis totalement perdu à te suivre, je ne comprenais plus rien, cela même était angoissant tellement les contrées où tu m'as envoyé n'étaient pas celles envisageables ! Aussi, mes réactions furent vives, et même violentes. je m'en excuse, sans doute vexé en même temps que dérouté. Et puis te revoilà comme je t'ai perçu, un week-end chez moi, cette générosité à fleur de peau sauf qu'à l'époque, tu te cachais, tu hantais les bords et les coins dans le but de ne pas apparaître, de te faire oublier. Il semble que maintenant tu existes pleinement pour celui qui a su te voir, te comprendre et t'aimer. C'est bien.
Loué soit-il.
Je me suis trompé de deux ans. Mais pas sur le reste. Et je suis tellement heureux pour toi. Pourtant, je me suis totalement perdu à te suivre, je ne comprenais plus rien, cela même était angoissant tellement les contrées où tu m'as envoyé n'étaient pas celles envisageables ! Aussi, mes réactions furent vives, et même violentes. je m'en excuse, sans doute vexé en même temps que dérouté. Et puis te revoilà comme je t'ai perçu, un week-end chez moi, cette générosité à fleur de peau sauf qu'à l'époque, tu te cachais, tu hantais les bords et les coins dans le but de ne pas apparaître, de te faire oublier. Il semble que maintenant tu existes pleinement pour celui qui a su te voir, te comprendre et t'aimer. C'est bien.
Loué soit-il.