Homosexualité, psychologie et philosophie...

Homophobie,lesbophobie, biphobie, transphobie, sexisme et autres joyeusetés...
Dryade
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Message par Dryade »

blooming18* a écrit :et puis si on m'avait donné le choix entre etre homo ou hétéro, crois moi que j'aurai pris le choix qui me permettrait d'avoir la vie la plus facile: etre hetero
C'est vrai que vu comme ça... Il y a de quoi se demander pourquoi les gens "choisiraient" d'être homo. Pour se faire remarquer qu'on va me dire, ou encore que c'est qu'une passade :?
cici a écrit :Dryade, je vais voir une psychologue-psychothérapeute-clinicienne... qui n'a jamais cherché à me soigner de mon homosexualité, ni à comprendre d'où ça venait.
En effet je suppose donc que ça dépend des personnes et/ou des formations. Mais ça reste dommage qu'il reste des "formations homophobes" comme le disait Miss Hada :/ m'enfin je suppose qu'avec le temps ça s'améliorera bien ^^ (Moi, optimiste ? XD)
Miss Hada a écrit :Qui c'est trouvée fort dépourvue lorsque je lui ai fait remarquer que l'homosexualité était sortie des maladies mentales depuis le début des années 1970
Si c'est toi qui a dû le lui faire remarquer, effectivement c'est un peu déroutant, en théorie c'est l'inverse qui devrait arriver. Ca a dû effectivement la perturber XD

Merci en tout cas pour vos réponses ^^
Pycos
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Message par Pycos »

Moi ma psy elle ne dit rien, c'est formidable.

Elle a juste demandé pourquoi je ne le disait pas à me parents et comment je pensai qu'ils allaient réagir puis a demandé comment ça s'était passé avec les amies.
epsilon
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Re: L'homosexualité vue par une psy ?

Message par epsilon »

L’homosexualité est une tendance sexuelle qui se développe en dysharmonie avec l’identité sexuelle du sujet. A la suite de nombreuses recherches sur les causes de l’homosexualité, l’hypothèse la plus pertinente est celle qui relève de la cause psychique. Elle est liée à la façon dont le sujet va construire la représentation de son désir sexuel. L’identification homosexuelle fait partie du développement classique de la psychologie du sujet lors de l’enfance et de l’adolescence. Il va s’identifier au parent puis à des partenaires du même sexe pour conforter son identité sexuelle. Pour diverses raisons, il peut se fixer à ses premières identifications, les érotiser et accélérer ce processus s’il échoue à intérioriser le sens de la bisexualité psychique. Celle-ci est le résultat de l’intégration dans sa vie psychique de la différence des sexes : le sujet est capable de mettre en dialogue à l’intérieur de lui-même les deux sexes sans être angoissé de perdre son identité ou d’avoir peur de l’autre sexe au point d’être incapable de le désirer. L’échec de cette opération psychique peut déboucher éventuellement sur l’homosexualité, le travestisme ou le transsexualisme.
L'homosexualité est donc bien un PROBLEME :shock:
Cliniquement on constate au moins trois formes d’homosexualité parmi d’autres :

1) Une homosexualité accidentelle peut se présenter lors de l’enfance ou de l’adolescence à travers quelques expériences passagères mais qui n’engagent pas le désir du sujet. Il a pu être entraîné ou il s’est livré, par curiosité, à quelques gestes, comme pour s’assurer de sa masculinité ou de sa féminité, trouvant de nombreux intérêts psychologiques à vivre ainsi. Certaines personnes se libèrent sans que ces expériences ne produisent des effets néfastes alors que d’autres, plus fragiles dans leur identité, s’inquiètent sur ce vécu et ont besoin d’être aidées pour le traiter.

2) Une homosexualité réactionnelle qui fait échos à divers problèmes psychiques qui n’apparaissent pas pour eux-mêmes : une fixation maternelle, une contre identification paternelle, un self fragile qui rend timide et impuissant à l’égard de l’autre sexe, l’autosuffisance identitaire etc. Ce sont autant de questions qui peuvent être abordées et souvent dépassées grâce à un travail sur soi en psychothérapie. De nombreuses personnes arrivent en consultation en croyant qu’elles sont homosexuelles, tout en le refusant, et découvrent en le dénouant que leur problème est ailleurs. ( comme il semble être le cas pour ton amie)

3) Une homosexualité structurelle qui se met en place précocement et donne l’impression au sujet qu’il est né ainsi alors que la tendance, par exemple, a pu se fixer lors du stade du miroir entre six et dix-huit mois. Il découvre son image à travers le regard de l’autre, et en particulier de sa mère, et peut s’y arrêter en cherchant des personnes à son image. Certains sujets vont plus ou moins l’accepter pendant que d’autres en souffrent et regrettent de ne pas pouvoir rejoindre intimement les personnes de l’autre sexe. Cette fixation narcissique donne parfois des personnalités très imbues d’elles-mêmes, revendicatives et qui ont du mal à s’interroger et à se remettre en question. Elles se vivent comme la victime d’autrui et de la société et cherchent éperdument la reconnaissance des autres parfois jusqu’à la violence. Dans ce contexte, la tendance homosexuelle est souvent irréversible.
Et maintenant, voilà les causes de l'homosexualité ! :shock: ( question : ça apporte quoi ? )
Il arrive également que des hommes ou des femmes adultes, tout en étant mariés et parents, vivent des expériences homosexuelles. Celles-ci sont souvent précédées par une séquence dépressive ou le retour d’une problématique ancienne qui n’a pas été aménagée dans la vie psychique. Elle provoque une régression affective et sexuelle parfois déstructurante.
Oui bon là, c'est même plus qu'un problème :shock:
La situation peut être évaluée en psychothérapie pour en connaître les enjeux et les défenses qui se manifestent ainsi.
L’homosexualité est le résultat d’un complexe psychologique et d’un inachèvement de la sexualité qui ne s’achemine pas vers l’hétérosexualité. Ce défaut de maturité produit des effets et des caractéristiques qui sont le propre des personnalités homosexuelles. Il n’est donc pas pertinent de laisser entendre que l’homosexualité est une autre alternative de la sexualité humaine qui serait à égalité avec l’hétérosexualité alors que les structures psychiques en jeu ne sont pas les mêmes.
L'homosexualité n'est donc pas une maladie, c'est en fait une TARE :shock:

Les homos ne cherchent pas a devenir "normaux", mais a être reconnu.
Ah ... bon bah, je suis pas homo :P
Quant à l'homosexualité peut-elle être "soignée"?

Ce ne sera jamais l'objet d'une psychanalyse car la psychanalyse s'adresse non pas à la question de la volonté mais à celle du désir (rappelons que le désir est pour la plupart du temps inconscient. Ce n'est pas le souhait, qui, lui, est conscient). La psychanalyse aidera le sujet à prendre conscience de son désir, désir qui le fait agir à son insu. Par cette prise de conscience, il pourra alors choisir de se positionner autrement (tout comme pourrait le faire un hétérosexuel qui, se rendant compte qu'il n'a pas renoncé à ses désirs incestueux lui causant névrose ou problèmes de couple, pourra s'il le souhaite renoncer à la réalisation de ces désirs devenus conscients). La psychanalyse n'est donc pas "la solution" à l'homosexualité ; mais elle peut être une aide par la mise en lumière des mécanismes et choix inconscients qui se jouent dans le sujet
Aller, on met le verbe soigner entre guillemets pour faire bien, et on avoue que après toute cette belle analyse, on ne peut rien faire pour les homos.

Je ne sais pas d'où ça vient dae ( merci au passage, c'est quand même intéressant :P ) mais personnellement, je trouve ça complètement faux/inutile/homophobe.
dae
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Message par dae »

et bien oui!!! j'ai tiré des extraits de texte pseudo psy et je les ai envoyé (j'avous aussi que je les ai bien choisi mais bon j'aime la provoc)!!!
Tu peux en trouver pleins sur le net!!!! dc te donner ttes les adresses ne sert a rien!!!!
Pour répondre je me suis mise ds la peau de la psy et j'ai cherché ces arguments,enfin je penses m'en être un peu approchée :twisted:
Bon pour ceux qui m'en voudrai, je suis désolée.

(je ne suis pas homophobe, je n'explique pas l'homosexualité, je ne détiens pas le savoir absolu et je le sais!)
La Noiraude
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Message par La Noiraude »

meuh meuh
Dernière modification par La Noiraude le mer. janv. 03, 2007 9:35 am, modifié 2 fois.
La Noiraude
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Message par La Noiraude »

Et donc Dryade, pour faire très court car je suis déjà agacée de si bon matin, non tous les psys ne pensent pas comme ça. Alleluia.
dae
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Message par dae »

Je m'excuse. J'ai éditer mon post.

:euh:

Vraiment désolée...
epsilon
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Message par epsilon »

dae a écrit :Je m'excuse. J'ai éditer mon post.

:euh:

Vraiment désolée...
Mouais.. personnellement je t'en veux pas m'enfin bon...
La Noiraude
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Message par La Noiraude »

Ah mais moi non plus ! J'ai été sèche ? c'est normal : je ne suis pas du matin.
Là j'en suis à mon deuxième thé, ça va beaucoup mieux. Donc Dae, plates excuses pour mes vacheries (mais quand même précise la prochaine fois que t'as troiuvé ça mais que ce n'est pas de toi si c'est dans le même ton !!!)

J'en profite d'ailleurs pour dire à Dryade qu'il existe même à Paris une association de "psys" homos ou gay friendly, qui sur simple demande peuvent refiler des coordonnées de professionnels eux aussi gay friendly sur ton secteur... Je ne sais plus où est cette adresse, si mon humeur s'améliore encore, je m'éditerai pour la poster... :wink:


Edit : http://www.gayttitude-psychologie.org/
Adélaïde
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Message par Adélaïde »

Miss Hada a écrit : Par contre les médecins et les psychiatres non psychanalystes savent très bien que l'homosexualité a été retirée des maladies mentales il y a plus de 30 ans... Après c'est une question de culture et d"homophobie larvée...
Je voulais juste préciser que l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) n'a retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales qu'en 1991.
dae a écrit :
j'ai passé la majorité de mon existence à chercher à être normale
Mais c'est quoi être normale pour toi?
Je pense que la normalité est une notion dangereuse, elle n’a pas une définition univoque et peut avoir des références différentes suivant de quel point de vue on se place, en soit ça ne veut rien dire.
Miss Hada parlait par exemple de la normalité statisque (le comportement de la majorité des personnes dans la majorité des situations).
Il n'y a pas une définition unique et incontestable de la normalité.
Certains psychiatres ont donné par exemple une définition contraire à la normalité statistique en considérant qu'on atteint la normalité lorsqu'on ne se comporte pas comme la majorité des individus.

Enfin, je veux moi aussi insister sur le fait qu'il faut distinguer entre psychanalistes, psychiatres ou psychologues.
Les psychanalistes (qui ne sont pas médecins) ont une manière totalement différente de travailler de celle des psychiatres (au sein même de la psychiatrie, il existe différentes manières de travailler selon les pathologies).
Et je pense qu'il n'est pas besoin de faire partie d'une association homo ou gay friendly de psys pour trouver un psychiatre compétent et ouvert en ce qui concerne l'homosexualité.
Si un psy ne nous convient pas, il ne faut pas hésiter à en changer -plusieurs fois si nécessaire -, on finit souvent par trouver le "bon".
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