Je n'ai pas dit que tu devais t'en foutre. Mais en effet, ignorer leurs attentes est en gros ce que je propose. Si ça glisse sur toi, tant pis, peut-être m'as-tu mal compris. Mais ce que je veux dire, c'est qu'ils ne sont pas maitres de ta vie, et tu es tout à fait libre de faire tes propres choix, qu'ils doivent respecter et accepter. Par exemple, si ma façon de voir les choses de convient pas pour mes parents, tant pis pour eux. Si je ne les remplis pas de fierté ( mon dieu que c'est stupide cette fierté ) à cause de mon homosexualité, aucune importance.En ce qui me concerne, je suis quelqu'un aussi loyal que rancunier, donc les conseils qu'on pourrait me suggérer, du genre de m'en foutre de mes parents (que je ne leur doit rien) ou que je dois les ignorer glissent littéralement sur moi.
Je n'ai pas dit qu'il ne fallait rien leur dire, juste que leur réaction était sans réelle importance.Pour moi, ne rien leur dire en prétextant que cela ne les regarde pas est le signe d'une grande lacheté...
Il y a en effet un peu de ça. Néanmoins, mon amertume n'est pas la seule cause. Cette volonté de me détacher de leur influence, tout comme de toute influence est plus une position philosophique, un projet intellectuel.Epsilon, ce que pensent tes parents n'ont pas vraiment d'importance à tes yeux. Peut-être as-tu eu une des moments très pénibles avec eux, auquel cas je comprendrais ton amertume et ta volonté absolue de vouloir te "détacher de leur influence".
Je viens de dire que c'était un peu le cas, mais même si ce ne l'était pas, l'argument " tu oublies ce que tu leur dois " est à mon avis assez faible.Mais si tel n'est pas le cas, alors c'est que tu oublies ce que tu leur dois.
Si leurs sentiments à ton égard te font mal, moi je trouve que c'est une bonne raison de les dépasser. Ensuite, tu peux partir du principe qu'ils t'ont construit par leur éducation. Personnellement, j'ai fait de réels efforts pour me contruire moi même et je déteste que l'on me dise que c'est grâce à leur éducation gnagnagna. La plupart de mes valeurs, je ne les ai pas trouvées dans mon éducation. Et j'en ai également rejeté tout un tas, et je ne suis pas le seul dans cette situation. Alors, non, les enfants n'appartiennent pas à leurs parents ( du moins, dès qu'ils ont une certaine liberté intellectuelle ) : nous sommes des êtres libres.Pour ma part, si je suis comme je suis, c'est quand même grâce à mes parents, qui m'ont toujours apporté ce dont j'ai besoin, alors je ne vois pas pourquoi je devrais littéralement ignorer ce qu'ils ressentent à mon égard.