sida et mensonge

Débats Gay et Lesbien
Kefka
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Message par Kefka »

Je dois avouer que je n'ai pas eu l'envie ni le courage de lire cet article jusqu'au bout. Tant de conneries autour de cette maladie dramatique racontées dans un discours pseudo-scientifique et servies par des statistiques tronquées et manipulées me donne envie de vomir.
Mais, d'ailleurs, il me semble que l'origine du virus soit connue. Si j'ai bien compris, il s'agirait d'un virus de singe (le Syndrome d'Immonudéficience Simien, SIV) qui a muté et qui maintenant affecte l'homme.
Et pour rajouter un peu d'espoir, il me semble qu'une découverte majeure a été faite. Un groupe de scientifique aurait découvert que l'action d'une certaine enzyme provoquait une recombinaison de l'ADN du VIH et le rendait inoffensif (il faut prendre ce que je dit avec des pincettes : je ne retrouve pas ma source et comme c'était écrit dans un jargon un peu difficile à comprendre, il se peut que je fasse une erreur). Par contre, je suis certain que la substance découverte rendait le virus inoffensif.
Paulot
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Message par Paulot »

Ben franchement...
au départ j'ai cru que le post soutenait ce message... j'ai eu une grosse frayeur, mais le choc est passé... Comme marion Cotillard qui dit que c'est les homo qu'ont inventé le SIDA pour se faire plaindre... bref.
OFF-Topic :
Honnêtement, l'espèce humaine peut s'estimer "heureuse": on a un rétro virus s'attaquant au système immunitaire, donc des plus dangereux... on a de la chance que sa propagation puisse être contrôlé, surtout maintenant que des campagnes d'information ont lieu, etc. Imaginez qu'il suffise de postilloner dans la face de quelqu'un pour lui transmettre un tel virus? Là ça serait grave d'un manière beaucoup plus importante.
Donc des discours comme ça, ça me fair gerber. C'est un manque de respect pour tous ceux qui n'ont pas eu de chance vis-à-vis de la contamination, par manque de moyen, d'info ou d'autre chose.

Les médicaments, ça permet de survivre: c'est un traitement lourd (même si on a pu améliorer depuis quelques temps), et il fait survivre, il ne soigne pas.
Les tests: souvent ils sont fiables, je parle pour des pays comme la france. Si le seul progrès à faire en Afrique c'était le dépistage, on n'en serait plus là.
Les inconnues: même si on n'arrive pas à cerner précisément la charge virale, ça reste quand même un facteur important et non négligeable. Oui, il existe encore des risques pour deux séropos ayant des relations non protégées: échange de souches, augementation de la charge... etc.

voilà maintenan je suis énervé!^^
marylebone
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Re: confusion

Message par marylebone »

tribiout a très bien répondu au premier post, je vais répondre à celui de bidule34, point par point. Enfin j'annonce la couleur dès à présent, ce que tu as lu est un véritable tissu de sottises.

1.Qu'est ce qui cause le SIDA ? Premièrement on a réussi à isoler le HIV, on connaît son génome, ses protéines etc... et de plus les causes d'immunodépression évoquées sont totalement farfelues : les premiers cas de SIDA décrits n'étaient pas chez des gens dénutris, et la dénutrition si elle provoque bien une immunodépression, celle ci a une allure totalement différente de celle provoquée par le HIV : elle n'est pas spécifique de l'immunité cellulaire et entraine des infections par des bactéries et tous les autres germes, alors que le SIDA entraine plutot des infections à virus, à parasites et à germes vivant à l'intérieur des cellules. L'argument du stress est ridicule puisque si le cortisol entraine une immunodépression, il doit l'être à très fortes doses (en gros à dose normale : il permet de survivre, à forte dose il est anti-inflammatoire et très forte : immunosuppresseur) et des années à forte dose de cortisol : ça se voit bien à l'aspect extérieur des gens (obésité etc...) autrement dit, si c'est le stress qui provoquait l'immunodépression, ça se saurait depuis longtemps.

2.-En ce qui concerne le problème de faux positifs aux tests, ça n'a rien de spécifique au HIV. Il n'existe aucune maladie qui ait de test fiable à 100%. Dans le cas du HIV on veut des tests très sensibles pour ne pas passer à coté d'une contamination, du coup on se retrouve avec des tests faussement positifs sur les bras, ce qui justifie d'avoir recours à d'autres dosages.
-La mesure de la charge virale est discutée dans la mesure où elle n'est pas tellement utilisée pour la prise en charge de la maladie, c'est tout.
-L'interprétation du Western Blot est peut être différente selon les pays, mais j'aime autant te dire qu'un patient avec un Western Blot indéterminé est surveillé comme l'huile sur le feu: c'est peut être un début de contamination ou alors une contamination au HIV-2. Donc in fine ça ne change rien il y a juste des pays où on attend d'avoir plus de bandes que d'autres, et ça ne remet pas en cause son intérêt.
Non on ne connait pas les agents qui provoquent des fausses sérologies HIV positives. En revanche le HIV (mais ce n'est pas le seul dans ce cas, il y a une longue liste de maladies, dont la tuberculose) peut positiver le VDRL qui est utilisé dans le diagnostic de la syphilis.

3.- Si on sait bien que l'évolution naturelle de la maladie, en l'absence de traitement, entraine une baisse progressive des lymphocytes T CD4. On le sait parce que c'est ce qui se produisait avant de disposer des anti rétroviraux. Et désormais on ne commence pas le traitement anti rétroviral immédiatement après le diagnostic de contamination au HIV, du fait des effets indésirables sur le long terme de ces traitements on attend que le nombre de lymphocytes T CD4 atteigne une certaine valeur en dessous de laquelle les complications du HIV apparaissent pour démarrer le traitement. Donc c'est pas l'AZT qui diminue les CD4 mais bien le HIV himself. Mieux, grâce aux antirétroviraux on arrive à restaurer le système immunitaire, à faire remonter les CD4, et à faire disparaître certaines infections et cancers causés par l'immunodépression.
-Quant aux intérets économiques, ils sont présents partout, et grace à ce genre d'argument massue on pourrait remettre toute la médecine en cause. Cela dit on peut se féliciter d'avoir une espérance de vie qui dépasse 30 ans.

Bref quand on résume on s'aperçoit que les sites qui remettent en cause le rôle HIV font feu de tout bois pour étayer leurs hypothèses, ce qui les conduit à écrire des énormités, qui grâce à un argumentaire pseudo scientifique parviennent à berner les moins informés d'entre nous.
La question : prendre le traitement, ou ne pas le prendre ? se discute effectivement : ne pas le prendre signifie cimetière dans des délais plus ou moins brefs, le prendre signifie maladie chronique. Apprendre qu'on est diabétique séropositif est un drame dans la vie de quelqu'un et de son entourage.
Ayant eu la syphilis il n'est pas étonnant qu'il soit positif à ce test : là je suis d'accord, s'il a eu la syphilis ça veut dire qu'il a eu des conduites à risque et qu'il est fort possible qu'il soit HIV+, les IST ça voyage groupé...
Si j'étais HIV+, je ne me flinguerais certainement pas. Et pourtant je sais que le HIV provoque le SIDA, mais les raisons de se battre sont là, et les traitements existant permettent déjà de retarder efficacement l'apparition de l'immunodépression.

Je suis désolé je suis nul en citations, donc on voit pas forcément à quoi je réponds point par point.
fredouille
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Message par fredouille »

tu sais marylebone,
entre tribiout, toi et moi, je pense que l'on a démonté les arguments en question....
Après, vouloir donner à boire à quelqu'un qui n'a pas soif c'est plutot difficile.
marylebone
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Message par marylebone »

Oui je sais, mais à en voir toutes les légendes urbaines et autres théories de la conspiration qui circulent au sujet du VIH/SIDA, on a l'impression que la maladie est l'objet de tous les fantasmes. (Sur les 40.000.000 de contaminés je doute qu'un seul l'ait été par un siège de cinéma, et pourtant je ne sais pas combien de fois j'ai déjà entendu parler de ça...) Quand on connaît le potentiel de nuisance que des rumeurs peuvent avoir en terme de santé publique (voir les achèvements des groupes anti-vaccinations par exemple, qui sans avoir eu des effets réellement préoccupants, on généré un gachis monumental) autant être en béton armé face à ce genre de déclaration. D'autant que somme toute, s'il n'était pas faux, l'argumentaire des sites en question serait rondement mené.
bidule34
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Message par bidule34 »

bonjour

"Bah donne moi une étude qui montre que ca a pas d'effet pour affirmer ca..."

Tribiout, il me semble que c'est la preuve contraire qui devrait être donnée. On ne doit pas donner la preuve de la non-efficacité d'un traitement mais de son efficacité... Il me semble que c'est la question contraire qu'il faudrait se poser et que je pose d'ailleurs, citez moi une étude qui montre que la trithérapie allonge l'espérance de vie. Il y a un problème, car prétendre qu'on a assez de recul pour faire des statistiques sur d'éventuels effets positifs de ces traitements sur l'espérance de vie, serait évidemment malhonnête, c'est pourquoi on se base sur des extrapolations. La baisse de la charge virale, par exemple devrait se traduire par un allongement de l'espérance de vie, si la théorie est vraie. Or il y a plusieurs controverses sur cette mesure, et sur le lien entre VIH et SIDA, donc il me semble permis de se poser des questions. J'ai l'impression qu'il y a un certain nombre d'incertitudes à la base, qu'on ne songe plus à remettre en question, parce qu'à un moment donné il faut bien faire quelque chose, ce malgré de sérieuses lacunes. ça ne veut pas dire qu'il faut les oublier. J'ai aussi l'impression que la personne qui accepte ce type de traitement prend un risque qu'elle ne mesure pas forcément faute d'information et de transparence. Ceci dit c'est déjà un problème assez général dans les relations médecin-patient, les médecins ayant généralement horreur de devoir se justifier, alors sur une question aussi complexe...

"Le traitement actuel du SIDA ne guérit pas mais limite l'apparition des infections opportunistes... ca on en est sûr.... "

Je suis intéressé par toute référence à ce sujet, qui donnerait des cas concrets d'étude, avec la taille d'échantillon, nature du groupe testé, et du groupe témoin. Si vous avez des infos.

"Pis j'ai pas envie de me lancer dans un cours de biostatistique, de mémoire je dirais qu'on utilise une courbe de ROC ou un truc du genre.. "

jolie façon de fuir une question gênante. C'est vrai que si tu dis à un malade qu'il est séropositif, mais que peut-être que s'il change de pays il le sera plus, ça la fout mal, faut pas le dire trop fort. Mieux vaut le faire passer pour un imbécile qui ne comprend rien aux biostatistiques.

Merci à Marylebone pour sa réponse que j'ai appréciée.

Pour répondre à Fredouille qui dit "vouloir donner à boire à quelqu'un qui n'a pas soif c'est plutot difficile." outre le fait que ce genre de remarque montre bien le mépris qu'on les tenants du dogme pour ceux qui tentent d'en tester les fondements (et qui ne prétendent pas détenir la vérité), et bien je crois que tu te trompes. J'ai soif, très soif, c'est la raison pour laquelle je viens chercher des réponses sur ce forum, mais quand je dis réponses, j'entends quelque chose d'un peu plus solide que les réponses qui ont été faites. Vous avez face à vous des documents, pseudo-scientifiques si vous voulez (?), mais qui citent leurs sources, et font référence à des études précises. Je suis en train d'explorer ces diverses références et je ne vois pas de tromperie, alors quid ? Pensez-vous réellement me convaincre par des affirmations péremptoires de gens persuadés que leur autorité, leur CV ou leur parole suffit ? Ce que j'aimerais trouver, c'est une réponse à cette fameuse déclaration, point par point, étayée par les preuves adéquates, par exemple. Je ne demande qu'à vous croire mais ce que vous me dites ne suffit pas pour m'oter le doute sur un certain nombre de points bien précis, bien au contraire, à part peut-être la réponse de Marylebone qui donne quelques pistes. Désolé si cette remise en cause froisse votre susceptibilité, mais il me semble qu'elle est révélatrice de pas mal de choses à différents niveaux.

Bidule34
tribiout
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Message par tribiout »

Au départ je répondais aussi valablement que l'étude de l'impact du poppers sur les homosexuels et son enjeu dans l'apparition du Kaposi, ce qui devait démontrer l'ineptie du VIH.... Une étude rondement menée avec un échantillon de 5 homo pris dans la backroom du coin (ce qui devait pas biaiser l'étude du tout)....

De là on arrive à une réponse de ce type :

"Bah donne moi une étude qui montre que ca a pas d'effet pour affirmer ca..."

Tribiout, il me semble que c'est la preuve contraire qui devrait être donnée. On ne doit pas donner la preuve de la non-efficacité d'un traitement mais de son efficacité... Il me semble que c'est la question contraire qu'il faudrait se poser et que je pose d'ailleurs, citez moi une étude qui montre que la trithérapie allonge l'espérance de vie. Il y a un problème, car prétendre qu'on a assez de recul pour faire des statistiques sur d'éventuels effets positifs de ces traitements sur l'espérance de vie, serait évidemment malhonnête, c'est pourquoi on se base sur des extrapolations. La baisse de la charge virale, par exemple devrait se traduire par un allongement de l'espérance de vie, si la théorie est vraie. Or il y a plusieurs controverses sur cette mesure, et sur le lien entre VIH et SIDA, donc il me semble permis de se poser des questions. J'ai l'impression qu'il y a un certain nombre d'incertitudes à la base, qu'on ne songe plus à remettre en question, parce qu'à un moment donné il faut bien faire quelque chose, ce malgré de sérieuses lacunes. ça ne veut pas dire qu'il faut les oublier. J'ai aussi l'impression que la personne qui accepte ce type de traitement prend un risque qu'elle ne mesure pas forcément faute d'information et de transparence. Ceci dit c'est déjà un problème assez général dans les relations médecin-patient, les médecins ayant généralement horreur de devoir se justifier, alors sur une question aussi complexe...
Et voilà on est démasqué... En fait ce qu'on veut cacher c'est qu'on se garde le vaccin pour nous... T'es vraiment trop perspicace... Comment avons nous pu croire qu'on arriverait à berner un homme de ta trempe... On laisse les séropo crever pendant qu'on touche des dividendes de GSK... t'es pas au courant c'est même ce labo qui m'a payé mes études.

Mais t'es vraiment une tête de noeud....

A se demander pourquoi on est formé pendant 3 ans à l'analyse critique de texte.... Surement pour envoyer péter les patients ou les noyer dans un jargon lourd.... je sais pas trop... j'hésite. Après tout je suis de ces "gens persuadés que leur autorité, leur CV ou leur parole suffit "

Une chose est sûre... quand j'étais en infectio et qu'on avait des séropo en service, mon chef de service me faisait bien comprendre que l'espérance de vie c'est pas l'objectif, ca a certainement un impact mais c'est vrai on a pas de assez de recul.

Si tu étais pas aussi (désolé je trouve que des métaphores insultantes) tu comprendrais qu'en médecine y'a plusieurs types de traitement... pour le Sida on a pas le curatif, le symptomatique on fait se qu'on peut infection après infections... on utilise les trithérapies pour diminuer les infections opportunistes, c'est quand meme un confort qu'on apporte au patient... après en France, le médecin n'a le droit de forcer personne, si le patient n'en veut pas car il pense que les effets secondaires sont trop lourds, c'est son choix....
On le sait puisqu'on ne traite pas la séropositivité avant le stade SIDA de la maladie (en gros, mais ca dépend aussi du taux de CD4)

Pour les études cf en dessous :wink:
"Le traitement actuel du SIDA ne guérit pas mais limite l'apparition des infections opportunistes... ca on en est sûr.... "

Je suis intéressé par toute référence à ce sujet, qui donnerait des cas concrets d'étude, avec la taille d'échantillon, nature du groupe testé, et du groupe témoin. Si vous avez des infos.
Ah oui mais tu vas les refuser... tu vas me dire qu'elles ont été faites par les labo en question.... blablabla

Mais bon tu as l'air instruit (ce qui n'empeche pas la paranoia)... Alors tu vas sur google et tu tapes "LAMUVIDINE étude efficacité"... Et là tu auras de quoi te faire jouir les neurones

Efficacité sur la descente de la CV, la montée des CD4, la diminution de transmission lors de l'allaitement maternel, efficacité en cas d'accident d'exposition de sang... etc etc etc

Avec des groupes témoins, des groups placebo, des études randomisées, taille des échantillons, y'a même des chiffres avec des virgules suivis d'un signe tout bizarre qui ressemble a peu près à ca " % " ... et tout et tout... et en prime un carambar au caramel !

Tu vas me dire que je te donne pas les études... mais j'vais pas faire le boulot à ta place... pis quoi encore ? tu veux une liste par ordre alphabétque ou chronologique ?

Si tu as si soif de connaissance, je vais pas te priver de toute l'excitation de la recherche !
"Pis j'ai pas envie de me lancer dans un cours de biostatistique, de mémoire je dirais qu'on utilise une courbe de ROC ou un truc du genre.. "

jolie façon de fuir une question gênante. C'est vrai que si tu dis à un malade qu'il est séropositif, mais que peut-être que s'il change de pays il le sera plus, ça la fout mal, faut pas le dire trop fort. Mieux vaut le faire passer pour un imbécile qui ne comprend rien aux biostatistiques.
1- Je t'emm... eh oui !
2- La France a fait le choix de vérifier tous les tests Elisa positifs par un Western Blot, devant montrer au moins un Anticorps contre une protéine interne et un anticorps contre une protéine d'enveloppe.
En cas de réaction partielle => Titrage de l'antigénémie P24 ou détection virale par PCR....

Je pense que y'a très peu de chance d'être un faux positif en France

Et pour la référence : E. Pilly 19e Edition (Collège des universitaires de Maladie infectieuse et tropicale)

A mon tour de faire une tirade de jugement de valeur :
Les médecins francais ont fait le choix de passer du paternalisme au rôle d'acteur du patient dans sa propre prise en charge thérapeutique. L'idée est juste dans le concept... je suis pour à 100% !
Mais voilà, ca va pas sans ses extrêmes, on se retrouve face à des patients tels des adolescents en pleine crise de puberté qui remettent tout en cause, qui veulent pas prendre leurs médocs parcequ'ils ont lu dans www.lamedecinea2balles.com que ca flinguait le foie, mais ils savent meme ce que c'est un foie, pire encore.... Ils sont persuadés que leur médecin ne le sait pas malgré ses 10 années d'étude. Pourquoi penser que les médecins le savent mieux, qu'ils mesurent les risques et surveillent les patients quand on peut jouer l'intello en déversant des insultes dans un politiquement correct couvert par un vocabulaire pseudo-scientifique.

Je n'ai déjà perdu que trop de temps sur ce post :wink:
Willou
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Message par Willou »

Contribution par MP à Lestump pour ma part ;)
tribiout
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Message par tribiout »

C'est plus fort que moi je l'ai lu ta déclaration de Durban...
Jamais un ramassi de conneries a été aussi énorme, bon alors je détaille pas tout hein... et je passe sur la forme très scientifique de la présentation, Barbie n'aurait pas fait mieux, juste quelques exemples pris au hasard :
Par exemple, la proportion de personnes contaminées par le VIH a chuté de 50% de 1990 à 1996 parmi les demandeurs d'emploi de jeunes dans le cadre du programme "Job Corps" du Président Clinton, ce qui est sans nul doute en contradiction directe avec l'affirmation que le VIH se propageait parmi les jeunes au cours des années en cause (Valleroy, 1998)
Je rappelle juste que les années en causes c'est pas les années 90. La première publication du virus du SIDA c'est 1959.... En 1990 la capote avait déjà bonne pub !
Pis au passage la transmission sexuelle est plus probable par la sodomie, je suis pas certain que tous les demandeurs d'emploi se retrouvaient à 4 pattes sur le bureau de leur boss
En fait, les "taux de VIH" pour les Etats-Unis ont régulièrement baissé depuis la première estimation de 1985. À cette époque, un article de iwak et Wormser publié dans le New England Journal of Medicine fit état d'une estimation de 1 765 470 cas d'infection par le VIH aux États-Unis. Quelques années plus tard, les CDC (Centers for Disease Control) de l'Atlanta ramenaient cette estimation à quelque 1 5000 000, soit une aisse de près de 300 000 cas, en soulignant que l'estimation précédente était exagérée.
LE CDC fait une étude rétrospective, forcément le chiffre est plus précis.
Et quand bien même pourquoi dire que cette erreur de 300 000 cas remet en cause tout ce qu'on sat sur le VIH?

Je vois toujours pas l'intéret de l'article...

on continue :
L'UNAIDS claironne qu'il y a 24,5 millions de personnes atteintes du VIH ou du SIDA déclaré en Afrique subsaharienne. Dans le même temps, le Rapport Épidémiologique Hebdomadaire de l'OMS de Novembre 1998 annonce tranquillement que le total cumulé de tous les cas de SIDA en Afrique depuis 1982, date à laquelle on a commencé à les comptabiliser, est de 794 444, soit une moyenne de 44 000 par an. Ces chiffres sont difficilement compatibles avec les derniers chiffres apocalyptiques de l'UNAIDS pour qui, rien que pour la seule année 1999, il y a eu 2,8 millions de morts par SIDA en Afrique
Le premier chiffre en gras c'est le nombre de cas de VIH + SIDA
Le deuxième passage en gras parle que des cas de SIDA 1982 (c'est moins que les VIH forcément....) et on parle pas des morts mais des cas vivant... Ces gens vont donc mourir 10ans plus tard...
Le temps passe l'épidémie progresse et les gens atteints de SIDA de 1982 commencent à décliner... on arrive au troisième passage en gras qui parle du nombre de morts en 1999 donc oui c'est possible ...

On continue
D'autres facteurs très courants dans les communautés pauvres et défavorisées sont également connus pour donner lieu à fausse éropositivité : tuberculose, malaria, paludisme, hépatite, lèpre...
Ah oui certainement... mais juste pour préciser à ces docteurs apparemment très au courant de l'infectiologie que la malaria et le paludisme c'est la même chose.... Bravo les toubibs !
On ne peut rester accroché à la théorie d'une
maladie infectieuse se transmettant par voie sexuelle et par mélange de sangs qu'à
condition de faire comme si les faits rappelés ci-dessous n'existaient pas.

_ Une étude extensive portant sur les utilisateurs de drogues par voie intraveineuse a
démontré que les personnes utilisant exclusivement des seringues neuves (dans le cadre
de programmes d'échange gratuit de seringues) se trouvent avoir 10 fois PLUS de
chances de devenir séropositifs que celles qui n'utilisent jamais de seringues neuves
(Bruneau, 1997). La théorie d'une maladie infectieuse est incompatible avec ce fait.

Non mais c'est à mourir de rire... http://www.pistes.fr/transcriptases/70_975.htm

Une étude sans chiffre.... tu la crois et après du pleures pour qu'on fasse nos preuves en béton... c'est ridicule !

Et là j'ai à peine survolé les 5 premières pages sur les 30... je préfère m'arrêter là en fait ^^
Adyton
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Message par Adyton »

Ce n'est pas la seule légende urbaine, mais après tout, ce sont ceux qui y croient et qui en parlent qui les font vivre.

Laissons les morts en paix, mettons des capotes et laissons travailler les chercheurs sérieux, le reste finit par manquer de dignité.
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