Athéisme et obsession de la mort
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anonymeB
Athéisme et obsession de la mort
J'ose créer ce topic, même si j'en ai honte, j'avoue. Mais j'ai pas vraiment trouvé de topics à ce sujet, je ne sais pas avec qui en discuter, même si j'ai pu en parler rapidement avec quelques membres.
Ca concerne les athées du forum, en tout cas ceux qui ne croient pas en une vie après la mort, quelle qu'elle soit (paradis, enfer, fantômes, réincarnation).
En ce moment, ça ne va pas du tout, je craque. Je n'arrête pas de penser à ça, ça en devient une obsession. Ca fait 10 jours que ça a commencé, alors que j'arrivais à vivre avec avant... quelque part comme si ça n'existait pas, comme si ça ne me concernait pas. Mais le bon temps est fini, place à l'inquiétude, à la peur, à la vie merdique.
Je suis parfaitement au courant qu'il faudrait que je pense à vivre plutôt, que finalement, une fois que je serais mort, je m'en fouterais, que l'on doit tous y passer, etc. J'y ai déjà réfléchi, à tout ça. Je ne crois pas à la vie après la mort, nous ne sommes qu'une étincelle nerveuse, pas une âme piégée dans un corps. Quand mon corps mourra, mon esprit mourra. Certains doutent, refusent de prendre un avis, espèrent peut-être une après-vie sans trop y croire, personnellement j'essaie de regarder la réalité en face. Je suis issu du néant, j'y retournerais. Ni après-vie, ni rien. Rien. Rien.
Et c'est ça le pire, cette idée de néant, cette idée que tout n'est qu'illusion, que les souvenirs que j'accumule, les plaisirs que je peux prendre, les découvertes que je peux faire, tout cela n'a aucun sens. La vie est devenue peut-être irrémédiablement absurde et sans aucun sens à mes yeux. Nous ne sommes rien.
J'en suis à espérer avoir une fin de vie tellement ignoble que je rechercherais la mort. J'aurai préféré ne jamais naître, pour ne pas avoir à affronter cela. Paradoxalement, je me dis que j'espère que ça arrivera demain, pour arrêter le questionnement. En 10 jours, j'ai eu plus de pensées morbides voire suicidaires qu'en 20 ans avant. Ca ne va pas bien, pas bien, pas bien, à point que les autres ont tout de suite tilté le problème alors que je suis du genre à cacher assez bien mes émotions, mes problèmes. Si je m'écoutais, j'ouvrirais une bouteille d'alcool fort et je la descendrais d'un coup. J'envie ceux qui croient à une vie après la mort, j'aimerais presque être croyant. Mais j'aurais l'impression de me mentir.
Je suis carrément perdu quand je lis des citations d'athées célèbres,(David Gilmour ou Isaac Asimov, qui ne croi(ai)ent pas en une vie après la mort malgré leur âge avancé, et qui ne semblaient pas plus nerveux que ça...), j'admire dans un sens leur stoïcisme, j'espère en arriver à penser comme eux, mais en même temps ça me repousse, je ne sais pas comment ils en arrivent à dire ce qu'ils disent, à penser ce qu'ils pensent sans en être terrifiés.
Je cherche les clés pour accepter l'inacceptable, l'inévitable. Des témoignages, des avis, des pensées. Une philosophie, peut-être, je ne sais pas.
Ca concerne les athées du forum, en tout cas ceux qui ne croient pas en une vie après la mort, quelle qu'elle soit (paradis, enfer, fantômes, réincarnation).
En ce moment, ça ne va pas du tout, je craque. Je n'arrête pas de penser à ça, ça en devient une obsession. Ca fait 10 jours que ça a commencé, alors que j'arrivais à vivre avec avant... quelque part comme si ça n'existait pas, comme si ça ne me concernait pas. Mais le bon temps est fini, place à l'inquiétude, à la peur, à la vie merdique.
Je suis parfaitement au courant qu'il faudrait que je pense à vivre plutôt, que finalement, une fois que je serais mort, je m'en fouterais, que l'on doit tous y passer, etc. J'y ai déjà réfléchi, à tout ça. Je ne crois pas à la vie après la mort, nous ne sommes qu'une étincelle nerveuse, pas une âme piégée dans un corps. Quand mon corps mourra, mon esprit mourra. Certains doutent, refusent de prendre un avis, espèrent peut-être une après-vie sans trop y croire, personnellement j'essaie de regarder la réalité en face. Je suis issu du néant, j'y retournerais. Ni après-vie, ni rien. Rien. Rien.
Et c'est ça le pire, cette idée de néant, cette idée que tout n'est qu'illusion, que les souvenirs que j'accumule, les plaisirs que je peux prendre, les découvertes que je peux faire, tout cela n'a aucun sens. La vie est devenue peut-être irrémédiablement absurde et sans aucun sens à mes yeux. Nous ne sommes rien.
J'en suis à espérer avoir une fin de vie tellement ignoble que je rechercherais la mort. J'aurai préféré ne jamais naître, pour ne pas avoir à affronter cela. Paradoxalement, je me dis que j'espère que ça arrivera demain, pour arrêter le questionnement. En 10 jours, j'ai eu plus de pensées morbides voire suicidaires qu'en 20 ans avant. Ca ne va pas bien, pas bien, pas bien, à point que les autres ont tout de suite tilté le problème alors que je suis du genre à cacher assez bien mes émotions, mes problèmes. Si je m'écoutais, j'ouvrirais une bouteille d'alcool fort et je la descendrais d'un coup. J'envie ceux qui croient à une vie après la mort, j'aimerais presque être croyant. Mais j'aurais l'impression de me mentir.
Je suis carrément perdu quand je lis des citations d'athées célèbres,(David Gilmour ou Isaac Asimov, qui ne croi(ai)ent pas en une vie après la mort malgré leur âge avancé, et qui ne semblaient pas plus nerveux que ça...), j'admire dans un sens leur stoïcisme, j'espère en arriver à penser comme eux, mais en même temps ça me repousse, je ne sais pas comment ils en arrivent à dire ce qu'ils disent, à penser ce qu'ils pensent sans en être terrifiés.
Je cherche les clés pour accepter l'inacceptable, l'inévitable. Des témoignages, des avis, des pensées. Une philosophie, peut-être, je ne sais pas.
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Péronnelle
- Messages : 377
- Inscription : dim. sept. 13, 2009 5:01 pm
Tu ne penses pas qu'autre chose qu'un "après" ou un "destin" pourrait donner un sens à ta vie?
Personnellement, je ne crois pas non plus à la vie après la mort. Enfin, généralement. Disons que comme tu dis "je n'y pense pas trop", mais que quand je m'interroge, la réponse qui me vient est un grand vide.
Pourtant, ça ne m'empêche pas de vivre ni de dormir. Je me dis que si je suis là, si la vie avance et si on peut retirer un peu de bonheur dans cet avancement inexorable, autant le faire. Parce qu'il n'y a rien d'autre à faire, finalement, que d'essayer de ressentir ce bonheur et ces émotions (quelles qu'elles soient) qui donnent un sens à notre présence, certes transitoire. Je suis certaine que mon post ne t'aidera pas, je suis désolée. Courage, et peut-être arriveras-tu à retrouver une certaine sérénité avec le temps, je l'espère.
Personnellement, je ne crois pas non plus à la vie après la mort. Enfin, généralement. Disons que comme tu dis "je n'y pense pas trop", mais que quand je m'interroge, la réponse qui me vient est un grand vide.
Pourtant, ça ne m'empêche pas de vivre ni de dormir. Je me dis que si je suis là, si la vie avance et si on peut retirer un peu de bonheur dans cet avancement inexorable, autant le faire. Parce qu'il n'y a rien d'autre à faire, finalement, que d'essayer de ressentir ce bonheur et ces émotions (quelles qu'elles soient) qui donnent un sens à notre présence, certes transitoire. Je suis certaine que mon post ne t'aidera pas, je suis désolée. Courage, et peut-être arriveras-tu à retrouver une certaine sérénité avec le temps, je l'espère.
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anonymeB
Je ne sais pas. Je ne me vois vraiment pas retrouver une sérénité ou une vie normale dans un temps proche. Normalement, on est censé prendre goût à la vie une fois qu'on se rend compte de ça, personnellement c'est le contraire qui est en train d'arriver.
Le pire, c'est que le bilan de santé total fait de matin devrait me réjouir: les quelques résultats que j'ai déjà laissent présager une très bonne forme. Mais en fait, non.
Quelque part, je me dis que c'est normal: je viens de comprendre LE poids de l'humanité, bien que je pense que certains animaux sont comme nous. Je commence à comprendre pourquoi les gens ont des relations de couple, pourquoi ils ont des enfants, des buts dans la vie, ou pourquoi certains se droguent et boivent toutes les soirées, toute la soirée, pour ne jamais penser.
Le pire, c'est que le bilan de santé total fait de matin devrait me réjouir: les quelques résultats que j'ai déjà laissent présager une très bonne forme. Mais en fait, non.
Quelque part, je me dis que c'est normal: je viens de comprendre LE poids de l'humanité, bien que je pense que certains animaux sont comme nous. Je commence à comprendre pourquoi les gens ont des relations de couple, pourquoi ils ont des enfants, des buts dans la vie, ou pourquoi certains se droguent et boivent toutes les soirées, toute la soirée, pour ne jamais penser.
Brutal. Toutes les questions que tu te poses depuis longtemps, je me les pose aussi. La mort me fait peur, mais de mois en moins. Et effectivement, je suis persuadée qu'après la mort, il n'y a rien. Nous sommes des êtres organiques dotés de la pensée mais nous pourrirons que nous le voulions ou pas. Ma pensée essentielle sur la vie "On nait, on s'agite et on meurt". Que tous nos actes n'ont finalement aucune importance, notre vie, notre personne, tout ce qui la rempli ne sert pas à grand chose. Juste à consommer, à remplir un vide qui finalement aurait pu se passer de nous.
Mais ! Je sais que ma vie, aussi futile soit-elle et dérisoire, je me dois de la vivre. Comme je peux. Elle est rempli de joies, de sensations. Les sensations... C'est ce que je retiens de ma vie. Ressentir. Il est clair que si je m'arrête à mes pensées sur l'utilité de la vie, je m'arrête tout de suite. Mais je n'en ai pas envie. La vie est grave, elle est pleine de ce que nous décidons d'y mettre. Et j'ai décidé d'y mettre : de la musique, des rires, des projets que je mets à bien ou pas, un joli tapis dans mon salon, des films qui me font chialer, des amis, une petite fille, une chérie, des peintures, des odeurs, des convictions, ma personnalité, mon emprunte...
Je sais bien qu'au point où en sont tes pensées, mon discours peut paraître bien naïf. J'ai envie de croire que j'ai ma place ici bas.
Brutal, tu as ta place ici bas. Aussi lucide, terre à terre, désespérée et frontale que la vision de ta condition d'être humain sur terre et sur l'échelle de l'humanité puisse être.
Je trouve que c'est sain de se poser ce genre de questions. Et je vais te faire une révélation : le fait que tu poses ce genre de question démontre que la vie est très chère à tes yeux. Qu'elle n'a finalement pas de prix. Alors que tu es persuadée du contraire...
Une philosophie : vis ta vie comme si tu devais mourir demain. Cette échéance est inéluctable. Ce n'est pas ce qui nous attend après la mort qui doit être le pilier de ta vie. Mais bien, la vie, ici et maintenant.
Mais ! Je sais que ma vie, aussi futile soit-elle et dérisoire, je me dois de la vivre. Comme je peux. Elle est rempli de joies, de sensations. Les sensations... C'est ce que je retiens de ma vie. Ressentir. Il est clair que si je m'arrête à mes pensées sur l'utilité de la vie, je m'arrête tout de suite. Mais je n'en ai pas envie. La vie est grave, elle est pleine de ce que nous décidons d'y mettre. Et j'ai décidé d'y mettre : de la musique, des rires, des projets que je mets à bien ou pas, un joli tapis dans mon salon, des films qui me font chialer, des amis, une petite fille, une chérie, des peintures, des odeurs, des convictions, ma personnalité, mon emprunte...
Je sais bien qu'au point où en sont tes pensées, mon discours peut paraître bien naïf. J'ai envie de croire que j'ai ma place ici bas.
Brutal, tu as ta place ici bas. Aussi lucide, terre à terre, désespérée et frontale que la vision de ta condition d'être humain sur terre et sur l'échelle de l'humanité puisse être.
Je trouve que c'est sain de se poser ce genre de questions. Et je vais te faire une révélation : le fait que tu poses ce genre de question démontre que la vie est très chère à tes yeux. Qu'elle n'a finalement pas de prix. Alors que tu es persuadée du contraire...
Une philosophie : vis ta vie comme si tu devais mourir demain. Cette échéance est inéluctable. Ce n'est pas ce qui nous attend après la mort qui doit être le pilier de ta vie. Mais bien, la vie, ici et maintenant.
Dernière modification par Billy le mer. févr. 03, 2010 6:53 pm, modifié 1 fois.
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amélie-sens
- Messages : 3378
- Inscription : mer. août 26, 2009 10:29 am
comme dit Brassens, j'aimerais avoir la foi de mon charbonnier qu'st con comme un balai et heureux comme un pape!
ben oui, on passe tous (les athées) par ce genre de phase...moi je préfère me dire agnostique (que "on ne sait rien" et que ça fait partie de l'être humain de vivre en ne sachant pas) ...J'ai trouvé (un peu') de réconfort dans la philosophie bouddhique...
l'âme c'est pas du concret, alors, de même que les cellules redeviennent poussière (et ce n'est pas tout à fait rien), le cerveau doit être réutilisé d'une autre manière?
je relis et je vois la confusion de ma réponse...oui, faut essayer de profiter et d'oublier, sinon il n'y a pas de solution...
ben oui, on passe tous (les athées) par ce genre de phase...moi je préfère me dire agnostique (que "on ne sait rien" et que ça fait partie de l'être humain de vivre en ne sachant pas) ...J'ai trouvé (un peu') de réconfort dans la philosophie bouddhique...
l'âme c'est pas du concret, alors, de même que les cellules redeviennent poussière (et ce n'est pas tout à fait rien), le cerveau doit être réutilisé d'une autre manière?
je relis et je vois la confusion de ma réponse...oui, faut essayer de profiter et d'oublier, sinon il n'y a pas de solution...
C'est marrant, je ne comprends pas du tout le problème. Je ne parviens pas à concevoir que c'en est un.
Qu'est-ce qui te fait peur ?
Qu'il n'y ait rien après ? Mais tu t'en fous, puisque s'il n'y a rien, ça ne compte pas.
Que ta vie n'ait pas été assez remplie ? Alors pour toi, le but de la vie, c'est de passer sa dernière heure à faire un résumé et à juger si c'était bien ou mal ? Juger pour qui ? Pour quoi ? Je ne vois vraiment pas. Pour moi, le but de la vie, c'est d'être heureux. Qu'elle se termine demain ou dans cent ans, peu importe, si je remplis cet objectif.
J'ai l'impression que tu vois la mort comme une défaite inéluctable. Certes, elle est inéluctable, mais "défaite" suppose un jugement de valeur, donc un juge. Pour moi, ça n'a aucun sens : la mort n'est pas une finalité, c'est juste une fin, elle n'a droit à aucun traitement de faveur par rapport aux autres événements de la vie, elle est à aborder de la même façon qu'un concours ou qu'une rencontre, avec curiosité, stress voire excitation. Bon, c'est très théorique, si je souffrais le martyr, je ferais sans doute moins le fier, mais là ce n'est pas la mort qui m'inquiète, mais la douleur.
Bon, je ne suis sans doute pas clair, mais comme je n'arrive pas à conceptualiser ce qui te pose problème, je peux difficilement y répondre, désolé...

Qu'est-ce qui te fait peur ?
Qu'il n'y ait rien après ? Mais tu t'en fous, puisque s'il n'y a rien, ça ne compte pas.
Que ta vie n'ait pas été assez remplie ? Alors pour toi, le but de la vie, c'est de passer sa dernière heure à faire un résumé et à juger si c'était bien ou mal ? Juger pour qui ? Pour quoi ? Je ne vois vraiment pas. Pour moi, le but de la vie, c'est d'être heureux. Qu'elle se termine demain ou dans cent ans, peu importe, si je remplis cet objectif.
J'ai l'impression que tu vois la mort comme une défaite inéluctable. Certes, elle est inéluctable, mais "défaite" suppose un jugement de valeur, donc un juge. Pour moi, ça n'a aucun sens : la mort n'est pas une finalité, c'est juste une fin, elle n'a droit à aucun traitement de faveur par rapport aux autres événements de la vie, elle est à aborder de la même façon qu'un concours ou qu'une rencontre, avec curiosité, stress voire excitation. Bon, c'est très théorique, si je souffrais le martyr, je ferais sans doute moins le fier, mais là ce n'est pas la mort qui m'inquiète, mais la douleur.
Bon, je ne suis sans doute pas clair, mais comme je n'arrive pas à conceptualiser ce qui te pose problème, je peux difficilement y répondre, désolé...
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Winston Smith
- Messages : 262
- Inscription : sam. août 16, 2008 9:28 pm
C'est parceque la mort est inevitable et qu'il n'y a rien apres que je m'impose de reussir ma vie.
Chacun ayant sa propre definition de la "reussite" d'une vie...
C'est parceque j'ai connus la mort tres tot que j'ai pris conscience de la valeur de la vie.
Je crois que la seule chose que je regretterai c'est de ne pas avoir essayer de faire çe que j'aime.
Je veux mourrir avec le moins de regrets possibles.
Est-ce que tu as des reves, des choses que tu aimerais voir ou faire ?
La vie n'est que due à un hasard incroyable et c'est ça qui est beau et c'est ce que j'essaie de celebrer.
C'est pour moi le sens meme de la poesie, de l'art.
Il me semble que tu joues de la musique, as-tu essayer de canaliser "ça" dans des morceaux personnels ?
Ca peut etre une forme de but...
Sinon je pense qu'il est important que tu ne reste pas enfermé chez toi, il faut que tu t'aere, quitte à partir en voyage, voir comment la terre est faite.
Mais surtout si tes idées noires persistes, parles-en, quitte à consulter.
Chacun ayant sa propre definition de la "reussite" d'une vie...
C'est parceque j'ai connus la mort tres tot que j'ai pris conscience de la valeur de la vie.
Je crois que la seule chose que je regretterai c'est de ne pas avoir essayer de faire çe que j'aime.
Je veux mourrir avec le moins de regrets possibles.
Est-ce que tu as des reves, des choses que tu aimerais voir ou faire ?
La vie n'est que due à un hasard incroyable et c'est ça qui est beau et c'est ce que j'essaie de celebrer.
C'est pour moi le sens meme de la poesie, de l'art.
Il me semble que tu joues de la musique, as-tu essayer de canaliser "ça" dans des morceaux personnels ?
Ca peut etre une forme de but...
Sinon je pense qu'il est important que tu ne reste pas enfermé chez toi, il faut que tu t'aere, quitte à partir en voyage, voir comment la terre est faite.
Mais surtout si tes idées noires persistes, parles-en, quitte à consulter.
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anonymeB
Mais... comment dire? J'avais utilisé cette métaphore avec d'autres gens, voilà: j'écris un livre, j'y mets le point final.Qu'est-ce qui te fait peur ?
Qu'il n'y ait rien après ? Mais tu t'en fous, puisque s'il n'y a rien, ça ne compte pas.
Pour certains, on ferme le livre. Pour moi, on le ferme... et on le brule totalement, sans laisser le moindre cendre. Voilà, c'est ça ma vision de la fin de la vie.
A quoi ça sert de bien vivre? Je n'en aurais aucun souvenir. Je ne serais plus. Que j'ai été un connard fini, un misanthrope total ou une bonne âme... rien de tout cela n'a de sens. Que ma vie soit belle ou minable, qu'est-ce qu'on s'en fout? La fin reste la même et efface tout.
En fait, je suis en train de devenir sacrément nihiliste. Rien n'a de sens, rien n'a de valeur.
Bonjour
Pour ma part, la mort est une grosse angoisse.
Je suis athé, je ne crois pas en un dieu quel qu'il soit.
Je ne crois pas non plus en l'esprit dissociable du corps même si je conçoit mon corps comme une sorte de "véhicule". Dans le sens où, mon corps ne pense pas, toutes mes pensées et tout mes ordres (même les ordres inconscient comme ceux d'assurer les fonctions vitales) viennent du cerveau.
J'aimerais croire en une seconde "vie" après la mort, ça m'arrangerait beaucoup puisque cela me rassurerait. Mais le fait est que je ne crois pas en cela, et la foi ça ne se dicte pas (enfin, sauf quand on est sous l'emprise d'une secte ou encore formaté dès le plus jeune age).
Donc oui, le néant l'absence de réflexion, c'est une grosse angoisse.
Ce qui m'angoisse le plus c'est justement l'absence de tout, comme une fin du monde personnelle.
Je comprend que cela te chamboule, quelque part c'est le pire drame qu'un être humain puisse connaitre, et personne n'en échappera.
Cependant, deux choses me "calment" un peu.
D'abord, une citation pleine de sens : "on ne meurt pas pour sois, on meurt pour les autres" qui veut dire que, puisque la mort c'est le néant, l'absence de tout, c'est donc l'absence de la conscience d'être mort.
Si tu t'endors un soir et que tu meurt dans ton sommeil, tu n'aura jamais conscience d'avoir connu la mort.
Deuxième chose qui me "calme", c'est une discussion avec ma grand mère, où elle m'a expliqué qu'elle n'envisageait pas la mort de la même façon que moi. Pour elle, elle a bien vécue, elle a eu une vie lors de laquelle elle a eu des enfants. Ses enfants s'en sont tous sorti, de son côté elle n'attend plus rien de la vie.
Donc, je crois qu'avec l'age, on finit par considérer la vie autrement, peut-être comme un repos mérité.
Pour ma part, la mort est une grosse angoisse.
Je suis athé, je ne crois pas en un dieu quel qu'il soit.
Je ne crois pas non plus en l'esprit dissociable du corps même si je conçoit mon corps comme une sorte de "véhicule". Dans le sens où, mon corps ne pense pas, toutes mes pensées et tout mes ordres (même les ordres inconscient comme ceux d'assurer les fonctions vitales) viennent du cerveau.
J'aimerais croire en une seconde "vie" après la mort, ça m'arrangerait beaucoup puisque cela me rassurerait. Mais le fait est que je ne crois pas en cela, et la foi ça ne se dicte pas (enfin, sauf quand on est sous l'emprise d'une secte ou encore formaté dès le plus jeune age).
Donc oui, le néant l'absence de réflexion, c'est une grosse angoisse.
Ce qui m'angoisse le plus c'est justement l'absence de tout, comme une fin du monde personnelle.
Je comprend que cela te chamboule, quelque part c'est le pire drame qu'un être humain puisse connaitre, et personne n'en échappera.
Cependant, deux choses me "calment" un peu.
D'abord, une citation pleine de sens : "on ne meurt pas pour sois, on meurt pour les autres" qui veut dire que, puisque la mort c'est le néant, l'absence de tout, c'est donc l'absence de la conscience d'être mort.
Si tu t'endors un soir et que tu meurt dans ton sommeil, tu n'aura jamais conscience d'avoir connu la mort.
Deuxième chose qui me "calme", c'est une discussion avec ma grand mère, où elle m'a expliqué qu'elle n'envisageait pas la mort de la même façon que moi. Pour elle, elle a bien vécue, elle a eu une vie lors de laquelle elle a eu des enfants. Ses enfants s'en sont tous sorti, de son côté elle n'attend plus rien de la vie.
Donc, je crois qu'avec l'age, on finit par considérer la vie autrement, peut-être comme un repos mérité.
Nicofoto a écrit :Bonjour
Pour ma part, la mort est une grosse angoisse.
Je suis athé, je ne crois pas en un dieu quel qu'il soit.
Je ne crois pas non plus en l'esprit dissociable du corps même si je conçoit mon corps comme une sorte de "véhicule". Dans le sens où, mon corps ne pense pas, toutes mes pensées et tout mes ordres (même les ordres inconscient comme ceux d'assurer les fonctions vitales) viennent du cerveau.
J'aimerais croire en une seconde "vie" après la mort, ça m'arrangerait beaucoup puisque cela me rassurerait. Mais le fait est que je ne crois pas en cela, et la foi ça ne se dicte pas (enfin, sauf quand on est sous l'emprise d'une secte ou encore formaté dès le plus jeune age).
Donc oui, le néant l'absence de réflexion, c'est une grosse angoisse.
Ce qui m'angoisse le plus c'est justement l'absence de tout, comme une fin du monde personnelle.
Je comprend que cela te chamboule, quelque part c'est le pire drame qu'un être humain puisse connaitre, et personne n'en échappera.
Cependant, deux choses me "calment" un peu.
D'abord, une citation pleine de sens : "on ne meurt pas pour sois, on meurt pour les autres" qui veut dire que, puisque la mort c'est le néant, l'absence de tout, c'est donc l'absence de la conscience d'être mort.
Si tu t'endors un soir et que tu meurt dans ton sommeil, tu n'aura jamais conscience d'avoir connu la mort.
Deuxième chose qui me "calme", c'est une discussion avec ma grand mère, où elle m'a expliqué qu'elle n'envisageait pas la mort de la même façon que moi. Pour elle, elle a bien vécue, elle a eu une vie lors de laquelle elle a eu des enfants. Ses enfants s'en sont tous sorti, de son côté elle n'attend plus rien de la vie.
Donc, je crois qu'avec l'age, on finit par considérer la vie autrement, peut-être comme un repos mérité.
Quel lapsus !