Incroyable...
Il a passé plus de deux heures de sa soirée sur son lit avec son iphone... pendant que je m'occupais des enfants, de mes papiers et des lessives. J'ai dû insister pour qu'il me donne un coup de main pour le petit dernier, ça ne lui venait pas à l'esprit, trop occupé qu'il était à chatter sans doute... Il m'avait d'abord répondu qu'il irait faire le câlin à chacun dans son lit. Je lui ai rétorqué : et avant ça, c'est moi qui fais tout ?? Pfff...
Oui il est vraiment perdu.
Et là je suis venue me coucher, vu l'heure, quoi de plus normal. Il m'a demandé si je dormais tout de suite. Je lui ai répondu : bien sûr, je suis crevée. Et lui : moi je ne parviens pas à dormir, je vais faire un tour... sauf si tu me dis de rester... Et voilà, encore une fois, c'est moi qui dois décider de ce que lui fait. Il est donc sorti avec ma bénédiction. Vraiment aucune envie de le retenir !
J'ai eu trop besoin de me lever pour venir décharger cela ici. Et je suis tombée sur vos messages qui me font du bien...
Au passage, je souhaite la bienvenue à Mme la Marquise d'O.
Oui, c'est une bonne idée, une solution temporaire, de se croiser.
D'ailleurs lorsqu'il est parti une semaine à Pâques, cela m'a fait le plus grand bien. Et ça a à nouveau dégénéré lorsqu'il est revenu.
Et pour préparer mes examens, il faut que je trouve du temps rien qu'à moi. Impossible avec les enfants dans les pattes. Vivement la fin juin que tout cela soit derrière. J'aurai sans doute aussi plus de force et d'énergie pour prendre à bras-le-corps le problème de mon couple.
Seulement ses bureaux sont à la maison. Il doit donc être ici souvent.
Ensuite, s'occuper des enfants à plein temps, il ne pourrait pas, il bosse tout le WE en plus de la semaine. Mais voilà que je lui trouve déjà des excuses...
La dernière fois qu'on a voulu parler en terrain neutre, on a fini par se regarder comme des étrangers, puis s'engueuler...
Ce qui est perturbant, c'est que de l'extérieur on ne se rend pas compte de ce qui peut se passer dans nos murs... Ce soir nous sommes tous allés manger chez ses parents, comme une famille, comme si tout allait merveilleusement bien, et lorsque nous rentrons à la maison, les masques tombent et nous redevenons distants.
Dans un mois, la communion du grand. Réunion de famille. J'appréhende. Et le lendemain, examen !
Les enfants n'ont déjà plus de "papa et maman", mais un papa d'un côté et une maman de l'autre. Ils le sentent. Et je m'épuise à les rassurer, pas vraiment par des mots, mais par une présence et mes attentions.
Je vais finir par raconter mon histoire dans un roman... ça pourrait être drôle, quoique ce n'est pas comique tous les jours...
Bonne nuit à tous !
A bientôt
