Chronique d'un gay ordinaire
Re: Chronique d'un gay ordinaire
M'enfin, mais c'est de moi dont Gay Black soupire et se languit jour et nuit, allons ! 8)
Re: Chronique d'un gay ordinaire
Oui mais comme tu lui as opposé ton dédain le plus profond, son cœur est allé cherché ailleurs ! 
Re: Chronique d'un gay ordinaire
pff ! C'est juste parce que je ne lui ai pas encore été présenté voyons !floridjan a écrit :M'enfin, mais c'est de moi dont Gay Black soupire et se languit jour et nuit, allons ! 8)
Re: Chronique d'un gay ordinaire
Chapitre 13 - Les gay sont sans coeur et sans pitié pour les jeunes femmes en détresse
Après une dure journée de labeur, je me trouvai hier soir dans le métro, pressé comme une sardine en boite, occupé à lire un roman bien viril (non, non, ce n'était pas le diable s'habille en Prada, mais les 3 mousquetaires d'Alexandre Dumas). Je me tenais debout, nonchalemment appuyé contre la porte vitrée du compartiment, lorsque la demoiselle à coté de moi s'effondre littéralement à mes pieds. Je jette un regard dédaigneux à la jeune femme qui s'agglutine contre mes chaussures, et je continue ma lecture, imperturbable, en essayant mine de rien de dégager mes pieds de cet entrave encombrante.
Oui, je sais, je suis un véritable sexe symbole. La gente féminine ne peut resister à mon charme suave et sensuel. Elles tombent toutes comme des mouches à mon contact. Mais je suis gay et quand bien même la plus exquise jeune femme du monde se jetterait ainsi à mes pieds en public, faisant fi de la dignité la plus élémentaire, mon coeur resterait froid et insensible. Il faut être D'artagnan plutôt que Milady pour parvenir à le faire battre et s'émouvoir^^
(D'ailleurs, ce D'artagnan, comme il se jouait des femmes ! Un vrai macho !)
Après une dure journée de labeur, je me trouvai hier soir dans le métro, pressé comme une sardine en boite, occupé à lire un roman bien viril (non, non, ce n'était pas le diable s'habille en Prada, mais les 3 mousquetaires d'Alexandre Dumas). Je me tenais debout, nonchalemment appuyé contre la porte vitrée du compartiment, lorsque la demoiselle à coté de moi s'effondre littéralement à mes pieds. Je jette un regard dédaigneux à la jeune femme qui s'agglutine contre mes chaussures, et je continue ma lecture, imperturbable, en essayant mine de rien de dégager mes pieds de cet entrave encombrante.
Oui, je sais, je suis un véritable sexe symbole. La gente féminine ne peut resister à mon charme suave et sensuel. Elles tombent toutes comme des mouches à mon contact. Mais je suis gay et quand bien même la plus exquise jeune femme du monde se jetterait ainsi à mes pieds en public, faisant fi de la dignité la plus élémentaire, mon coeur resterait froid et insensible. Il faut être D'artagnan plutôt que Milady pour parvenir à le faire battre et s'émouvoir^^
(D'ailleurs, ce D'artagnan, comme il se jouait des femmes ! Un vrai macho !)
Re: Chronique d'un gay ordinaire
Chapitre 14 - Mme chef-de-service-de-Floridjan et moi, nous sommes des ugly Betty
Ce matin, je suis allé à une réunion importante, accompagné pour l'occasion de Mme Chef-de-service-de-Floridjan. Devant l'école, nous trouvons un attroupement : l'architecte (bogosse d'un certain âge, genre artiste cool), les représentants de l'entreprise (costard cravate), la juriste (talon aiguille, tailleur sexy, bronzage aux UV, sorte de réplique de Wilhemina Slater dans Ugly Betty), les chauffagistes (chauffagistes). On se présente réciproquement, on se serre la main, on s'observe, et moi, avec mon oeil de tapette, je repère que le mec en costume cravate impeccable avec des chaussures pointues noires magnifiquement cirées a un bout de merde de chien collée sur le rebord d'une de ses chaussures (c'est ça de ne pas se déplacer en limousine) et que son collègue a des grosses auréoles sous les bras (déodorant bas de gamme).
Tout le monde patiente car les deux messieurs de la Direction de l'Architecture qui pilotent le projet ne sont pas encore arrivés.
Ils arrivent. Je connais le premier (bonhomme sympathique) mais pas le second. Et là, dès le premier regard, je reconnais instantanément une "tapette de type pétasse" de premier ordre.
Monsieur Tapette de type pétasse serre les mains puis passe devant Mme Chef-de-service-de-Floridjan et moi en faisant mine de ne pas nous voir : pas dans le genre "je ne vous aime pas donc je vous ignore" mais dans celui "en survolant du regard les personnes présentes, j'ai bien distingué deux formes humaines à cet endroit là mais comme elles sont sans intérêt, mon cerveau a instantanément effacé cette information car il ne peut pas s'encombrer de renseignements inutiles".
Monsieur Tapette de type pétasse, donc, nous passe devant sans nous saluer. Il nous snobe totalement. Nous sommes les seuls à qui il n'a pas serré la main. La honte.
L'assemblée étant au complet, nous entrons dans l'école. Là, je présente Mme Chef-de-service-de-Floridjan à Bonhomme sympathique.
- Ah, bonjour Mme Chef-de-service-de-Floridjan ! Je suis content que vous soyez venue et d'avoir enfin l'occasion de vous rencontrer. Je suis venu avec mon collègue, Monsieur Tapette de type pétasse.
Là, Monsieur Tapette de type pétasse dresse l'oreille et rapplique avec un "je suis là" très acidulée.
Bonhomme Sympathique nous présente offciellement à Monsieur Tapette de type pétasse qui nous toise avec un air de dédain et nous explique, pour tout commentaire :
- Je vous ai aperçu dehors mais je n'étais pas sûr que vous faisiez partie de la réunion, c'est pourquoi j'ai oublié de vous saluer.
Sous entendu : "étant donné l'accoutrement dont vous êtes affublés, j'ai cru que vous étiez des Sans Domiciles Fixes et que vous faisiez la manche"
Ensuite, il ne nous a plus adressé la parole.
Au cours de la réunion, Mme Chef-de-service-de-Floridjan s'est de nouveau attirée un regard de mépris lorsque son portable a sonné... un peu trop fort avec une sonnerie pas classe du tout... au mauvais moment ! Elle s'est mise à paniquer et elle est sortie en trombe de la salle : pour le coup, on aurait vraiment dit Ugly Betty !!!
Parole, à la prochaine réunion, je me pointe coiffé et rasé de prêt, avec mon fute Jean-Paul Gaultier et mon tee shirt Levis trop bien cintré, et je viens sans Mme Chef-de-service-de-Floridjan !
Parce que ce qu'ils n'avaient pas saisis, tous ces brave gens, c'est qu'à cette réunion, même si on avait l'air de deux grosses tâches, c'est nous qui représentions les proprio !
Alors va falloir qu'ils nous cirent les pompes un peu mieux que ça la prochaine fois ! Noméo !!!!

Ce matin, je suis allé à une réunion importante, accompagné pour l'occasion de Mme Chef-de-service-de-Floridjan. Devant l'école, nous trouvons un attroupement : l'architecte (bogosse d'un certain âge, genre artiste cool), les représentants de l'entreprise (costard cravate), la juriste (talon aiguille, tailleur sexy, bronzage aux UV, sorte de réplique de Wilhemina Slater dans Ugly Betty), les chauffagistes (chauffagistes). On se présente réciproquement, on se serre la main, on s'observe, et moi, avec mon oeil de tapette, je repère que le mec en costume cravate impeccable avec des chaussures pointues noires magnifiquement cirées a un bout de merde de chien collée sur le rebord d'une de ses chaussures (c'est ça de ne pas se déplacer en limousine) et que son collègue a des grosses auréoles sous les bras (déodorant bas de gamme).
Tout le monde patiente car les deux messieurs de la Direction de l'Architecture qui pilotent le projet ne sont pas encore arrivés.
Ils arrivent. Je connais le premier (bonhomme sympathique) mais pas le second. Et là, dès le premier regard, je reconnais instantanément une "tapette de type pétasse" de premier ordre.
Monsieur Tapette de type pétasse serre les mains puis passe devant Mme Chef-de-service-de-Floridjan et moi en faisant mine de ne pas nous voir : pas dans le genre "je ne vous aime pas donc je vous ignore" mais dans celui "en survolant du regard les personnes présentes, j'ai bien distingué deux formes humaines à cet endroit là mais comme elles sont sans intérêt, mon cerveau a instantanément effacé cette information car il ne peut pas s'encombrer de renseignements inutiles".
Monsieur Tapette de type pétasse, donc, nous passe devant sans nous saluer. Il nous snobe totalement. Nous sommes les seuls à qui il n'a pas serré la main. La honte.
L'assemblée étant au complet, nous entrons dans l'école. Là, je présente Mme Chef-de-service-de-Floridjan à Bonhomme sympathique.
- Ah, bonjour Mme Chef-de-service-de-Floridjan ! Je suis content que vous soyez venue et d'avoir enfin l'occasion de vous rencontrer. Je suis venu avec mon collègue, Monsieur Tapette de type pétasse.
Là, Monsieur Tapette de type pétasse dresse l'oreille et rapplique avec un "je suis là" très acidulée.
Bonhomme Sympathique nous présente offciellement à Monsieur Tapette de type pétasse qui nous toise avec un air de dédain et nous explique, pour tout commentaire :
- Je vous ai aperçu dehors mais je n'étais pas sûr que vous faisiez partie de la réunion, c'est pourquoi j'ai oublié de vous saluer.
Sous entendu : "étant donné l'accoutrement dont vous êtes affublés, j'ai cru que vous étiez des Sans Domiciles Fixes et que vous faisiez la manche"
Ensuite, il ne nous a plus adressé la parole.
Au cours de la réunion, Mme Chef-de-service-de-Floridjan s'est de nouveau attirée un regard de mépris lorsque son portable a sonné... un peu trop fort avec une sonnerie pas classe du tout... au mauvais moment ! Elle s'est mise à paniquer et elle est sortie en trombe de la salle : pour le coup, on aurait vraiment dit Ugly Betty !!!
Parole, à la prochaine réunion, je me pointe coiffé et rasé de prêt, avec mon fute Jean-Paul Gaultier et mon tee shirt Levis trop bien cintré, et je viens sans Mme Chef-de-service-de-Floridjan !
Parce que ce qu'ils n'avaient pas saisis, tous ces brave gens, c'est qu'à cette réunion, même si on avait l'air de deux grosses tâches, c'est nous qui représentions les proprio !
Alors va falloir qu'ils nous cirent les pompes un peu mieux que ça la prochaine fois ! Noméo !!!!

Re: Chronique d'un gay ordinaire
Floridjan, vous savez que vous pourriez en faire un blog?
Non..... Ne me dites pas que vous en avez déjà un, je parle d'un vrai blog.
Non..... Ne me dites pas que vous en avez déjà un, je parle d'un vrai blog.
-
La marquise d'O
Re: Chronique d'un gay ordinaire
Merci, floridjan, pour le nouvel épisode
.
Par contre, Gay Black me manque !
Comment va-t-il ?
Par contre, Gay Black me manque !
Re: Chronique d'un gay ordinaire
Je le croise de temps à autre quand il vient à la circonscription. Mais rien à signaler le concernant, on se borne à s'échanger un rapide bonjour (we are débordeeeeeed !)
@ Pirlouit : pas la peine de faire un blog, tous mes lecteurs potentiels sont déjà ici !
@ Pirlouit : pas la peine de faire un blog, tous mes lecteurs potentiels sont déjà ici !
Re: Chronique d'un gay ordinaire
Floridjan, je t'adore !floridjan a écrit : On se présente réciproquement, on se serre la main, on s'observe, et moi, avec mon oeil de tapette, je repère que le mec en costume cravate impeccable avec des chaussures pointues noires magnifiquement cirées a un bout de merde de chien collée sur le rebord d'une de ses chaussures (c'est ça de ne pas se déplacer en limousine) et que son collègue a des grosses auréoles sous les bras (déodorant bas de gamme).
Re: Chronique d'un gay ordinaire
Ouais, je m'adore aussi ! 8)
