Dans la série des "films dont les critiques dithyrambiques et la promotion font monter le soufflé",
NO :
Chili, 1988. Lorsque le dictateur chilien Augusto Pinochet, face à la pression internationale, consent à organiser un référendum sur sa présidence, les dirigeants de l’opposition persuadent un jeune et brillant publicitaire, René Saavedra, de concevoir leur campagne. Avec peu de moyens, mais des méthodes innovantes, Saavedra et son équipe construisent un plan audacieux pour libérer le pays de l’oppression, malgré la surveillance constante des hommes de Pinochet.
Sur la forme, le film est original et agréable à suivre, on se plonge dans les années 80 avec une nostalgie un peu moqueuse et dans l'histoire du Chili grâce au semi-documentaire-reconstitué et Gael Garcia Bernal est plus que juste... Mais je n'ai pas réussi à entrer dans l'éloignement du personnage - issu du monde publicitaire, en aucun cas politiquement engagé - aux enjeux en cours et dans la superficialité de la campagne quant au contexte du régime en vigueur.
Le parti est celui de rester dans la superficialité et le réalisme d'une campagne politico-publicitaire rigolote
conduite par une opposition mollassonne et peu convaincue. Ce parti se justifie et est cohérent avec le message véhiculé, simpliste et consensuel : on sort d'une dictature comme un vend du coca.
Le film n'aurait rien perdu de ce constat en s'enrobant un peu plus d'une épaisseur politique, d'une meilleure visibilité des opposants et d'une meilleure exploitation des personnages secondaires et moments clés intéressants. Comme un goût de trop peu concernant les suggestions et évocations allant dans ce sens
J'en attendais autre chose et ça tourne vite en rond mais le film est fin et très réussi.